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mercredi 11 septembre 2013

Critique du nouveau iPad Air

Durant la conférence hier, Apple a annoncé les nouveaux iPhone 5C et iPhone 5S. Mais la série iPad a aussi vu l'arrivée d'un nouveau modèle.

Parmi les améliorations notoires:

  • Nouveau format ultra-mince
  • Matériel révolutionnaire pliable
  • Durée de la batterie de plus de 1000 heures!!


J'en fait la critique dans ce vidéo:




Note finale:  42 / 7
Le nouveau iPad Air plaira à ceux qui on besoin d'une tablette vraiment légère et pliable.

À surveiller la semaine prochaine: Je ferai la critique du nouveau iMac Shuffle, un ordinateur sans écran qui ouvre des fichiers aléatoires.

lundi 9 septembre 2013

Le retour de ballant

C'est drôle… Les compagnies annoncent des produits super chers et avec full de tech, pour ensuite sortir les mêmes produits un an plus tard en enlevant les morceaux qui les rendaient uniques.

Sony a annoncé aujourd'hui une nouvelle console de salon à 100$. Nintendo a annoncé un 3DS sans 3D pour moins cher. Et Apple est supposé annoncer un nouveau iPhone pas cher.

Est-ce qu'il y a un retour de ballant avec des produits moins cher et moins technologique? Est-ce que les compagnies ont enfin compris que les gens ne veulent pas de technologies compliquées? Qu'on veut juste des produits simples et qui marchent sans se faire chier?

mercredi 19 juin 2013

Problèmes.


Problème: Les jeux coûtent trop chers à faire.

Problème: Le marché des "hardcore gamers" n'est pas assez gros pour absorber cette hausse des coûts de développement.

Problème: Quand les studios essaient de faire des jeux différents pour aller chercher un plus gros marché, les gamers refusent.

Problème: Quand les studios essaient de faire des jeux moins gros pour rester dans leurs budgets, les gamers refusent.

Problème: Quand les studios essaient de faire des jeux plus intelligents, les ventes ne sont pas (toujours) à la hauteur.

Problème: Vendre 3 millions de copies d'un jeu à son lancement (TROIS MILLIONS!!!) ne suffit plus à couvrir les coûts de développement.

Problème: Quand les jeux ne vendent pas assez, les studios de jeux se font fermer.

Problème: La console de Sony a été un succès au E3 non parce qu'elle apporte quelque chose de nouveau, mais parce qu'elle propose le statu quo.

Problème: La console de Microsoft a essayer de proposer un nouveau modèle d'affaire mais s'est fait démolir par la critique.

Problème: La console de Nintendo, qui pourrait être une solution à tous ces problèmes, n'est supporté ni par les gamers ni par les studios de jeux.

Problème: Statistiquement, chaque nouvelle génération de consoles a fait quadruplé les coûts de production des jeux.

Problème: On s'en va directement dans une impasse.

On peut déjà prévoir ce qu'il va se passer. Si le marché ne peut pas absorber d'aussi grosses sorties, le nombre de gros jeux va simplement diminuer. Pareil comme au cinéma: Un gros film à chaque 2-3 mois, et plein de film cheaps pour boucher les trous. On va avoir nos quelques jeux du genre Assassin, Halo et Call of Duty chaque année, et plein de jeux casuals pour boucher les trous.

Est-ce que c'est ça que vous voulez?

dimanche 22 juillet 2012

Waveform: un jeu dramatique comme je les aime, avec une friction délicieuse

Original.
Excitant.
Waveform est un jeu comme je les aime!


Le concept est super simple, mais unique. On contrôle une ligne en forme de vague. Par des déplacements de souris, on peut agrandir, rapetisser, étirer ou compresser la vague. Le but étant de réussir à aligner la vague avec des goodies qu'il faut ramasser pour accumuler le plus de points possible.



À première vue, ça semble assez difficile, mais après 2-3 niveaux, on comprends rapidement le principe et on est capable d'avoir une performance acceptable. Ce que j'aime du jeu, c'est qu'il demande une grande agilité et une rapidité d'esprit. Il y a quelque chose d'extrêmement satisfaisant à réussir d'ammasser toute une série de goodies, un peu comme le sentiment de réussite qu'on peut ressentir à Guitar Hero quand on réussit une série de notes particulièrement ardue. L'interface du jeu renforce particulièrement ce sentiment: le visuel et les effets sonores sont délicieux et sont une joyeuse récompense à la réussite.


D'un point de vue de designer de jeux, je me pose la question sur ce qui rend ce jeu aussi excitant. Le plaisir qu'on y ressent s'apparente à des moments précis dans certains jeux. Je pense notamment à la réussite d'un coup extrême dans Peggle. Je pense à la fin des niveaux dans Starfox au DS, où il fallait réussir à passer dans toutes les anneaux pour réussir à faire exploser les stations spatiales. Je pense à l'excitation qu'on pouvait ressentir en combat 1 contre 1 dans le multijoueur du premier Halo, quand on essaye de tirer, sauter partout et essayer de toucher l'autre avec une attaque physique ou des grenades, TOUT EN MÊME TEMPS!


Je pense que cette excitation viens de l'incertitude dans un mouvement frénétique. Ce moment où on crie «Yiiiii! Yiiiii! Je l'ai presque! Yiiiiiiiiiii!!!». Puisque tout est en mouvement constant, il faut, en tant que joueur, réussir à rester alerte à 100% et risquer le tout pour le tout. La moindre erreur peut être fatale. Mais, dans le feu de l'action, il arrive un moment où notre part a été faite et il faut seulement attendre de voir le résultat. Et espérer une victoire. C'est presque comme une prière. On espère que, au dernier moment, notre balle va toucher le dernier clou dans Peggle. On espère que nos doigts ne vont pas se tromper sur la dernière note de notre solo incroyable à Guitar Hero. On espère attraper le médipack avant notre adversaire à Halo.

«Je l'ai presque! Yiiiiiiii!!!»

C'est comme un mini drame qui est en train d'arriver à sa conclusion, et on ne sait toujours pas si la balance va pencher en notre faveur. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on va le savoir bientôt. C'est ce qui crée la tension. L'incertitude et la finalité.


Je pense que Tim Rogers avait un nom pour ça. Ça avait sûrement rapport à ses fameux types de "friction". Quelqu'un s'en souviens?


Waveform est disponible sur Windows, avec une sortie sur Mac et Linux prévue d'ici quelques jours. Au moment d'écrire ceci, Waveform est en rabais sur Steam à 3,49$ (-50%) pendant encore 21h.

vendredi 6 juillet 2012

Est-ce que les jeux vidéo sont un Art?

Réponse:

AAAAAARRRRGGGHHHH!!!! Pas encore cette foutue question!!!

Est-ce que les fabricants de brosses à dents, les compositeurs de musique pop, les illustrateurs, les animateurs de TVA et Michael Bay se demandent constamment si leur médium est un Art? Alors pourquoi l’industrie du jeu ressent le besoin de toujours relancer le débat? Est-ce qu’on est insécures à ce point?

Anyway, c’est facile: la réponse est oui! Bon! Vous êtes contents?

Alors retournez péter des gueules à Call of Duty et laissez moi jouer à Sword and Sworcery en paix!

lundi 14 février 2011

Anne of Green Gables


Tantôt, j'ai fini de «lire» Anne of Green Gables. Je mets «lire» entre guillemets parce que je n'ai en fait pas lu un seul mot. Plutôt, je me suis fait raconter l'histoire. Une dame avec une belle voix m'a lu l'histoire comme ma mère faisait quand j'étais jeune, quand elle me lisait des histoires avant de dormir.

Je le dis d'emblée, je suis tombé en amour avec les livres audios. Ce fut tellement plaisant de me faire raconter cette histoire. Je l'écoutais dans l'autobus, je l'écoutais en mangeant quand j'étais tout seul, je l'écoutais en marchant, je l'écoutais en traversant le pont à pied la nuit quand je revenais trop tard avec les autobus de nuit. Ça fait maintenant presque un an que j'ai commencé le livre. Je l'ai vraiment lu lentement, en prenant mon temps. Aucune presse.

Mais même après tout ce temps, je me rappelle encore comment ça a commencé. J'étais dans l'autobus qui m'amenait à ma job. Ça faisait longtemps que les 3 premiers chapitres de Anne of Green Gables traînaient dans mon iPod mais je n'avais jamais eu envie de les commencer. J'appréhendais un peu que ça allait être plate. Je préférais toujours écouter un de mes centaines de podcasts de jeux vidéo à la place. Ce matin-là, j'avais oublié de synchroniser mon iPod depuis longtemps et il ne me restait rien à écouter. J'ai donc lancé la lecture du premier chapitre.

Ça n'a pas pris 2 minutes que déjà j'avais un sourire dans la face. C'est tellement une histoire calme et sympathique. Quand l'auteur commence en racontant comment le bonhomme Mathiew, calme, silencieux et introverti, est parti à la gare pour aller chercher le garçon qu'ils ont adopté. Dès le début, quand il n'ose pas dire à Anne qu'il y a eu une erreur et qu'ils ne voulaient pas de fille, on ressent déjà l'inquiétude qui précède le drame, le genre de petits drames qui peuplent le livre entier. Mais le début est tellement bucolique, quand Anne se met à décrire le paysage, qu'on oublie tous les problèmes et qu'on tombe sous le charme d'Anne qui n'arrête pas de parler!

Ce qui est bien avec les livres audio, c'est que ça ne demande pas beaucoup d'efforts. D'habitude, je n'aime pas trop lire des grandes séquences de description où l'auteur décrit la nature et la beauté du paysage. Après 2-3 phrases, on a compris le principe et on est prêt à passer à autre chose. Sauf qu'ici, c'est une histoire racontée. Même si y'a un bout de description moins intéressant ou même si Anne est encore en train de nous faire un de ses mégas-monologues interminables, on s'en fout. Au pire, je tombais vaguement dans la Lune. Quand je lis des livres papiers, ça m'arrive aussi parfois. Sauf que quand je suis dans la Lune, je fais juste relire la même phrase 300 fois en boucle. Je reste bloqué dans un bout plate. On n'a pas ce problème avec les livres audio. Quoiqu'il arrive, on continue (à moins qu'on recule un peu la lecture si on a vraiment manqué un bout). En fait, ça ressemble beaucoup plus à un visionnement de film plutôt qu'à de la lecture de livre. Pour les paresseux comme moi, c'est l'idéal!

Si vous voulez écouter Anne of Green Gables vous aussi, vous pouvez télécharger les 38 chapitres gratuitement en mp3. c'est plus facile de le faire avec iTunes (parce que ça synchronise tout seul avec votre iPod) mais vous pouvez le faire manuellement aussi. Il y a aussi beaucoup d'autres livres disponibles, la grande majorité étant des classiques de la littérature. Vous pouvez trouver tout ça sur le site de lit2go, un projet universitaire de l'université de South Florida.

jeudi 6 janvier 2011

Quelques souvenir sur Perfect Blue (À la mémoire de Satoshi Kon)

Il y a quelques semaines, j'ai réécouté Perfect Blue de Satoshi Kon. Depuis la mort de ce grand réalisateur, je me suis mis dans la tête de revoir tous ces films. Je progresse lentement (c'est seulement le 2ème que j'écoute depuis) mais je ne veux pas y aller trop vite et m'écoeurer non plus...

C'était la deuxième fois que j'écoutais Perfect Blue et je dois dire que le film est vraiment meilleur lorsqu'on l'écoute pour la deuxième fois parce qu'on peut enfin comprendre toute l'histoire en ayant toutes les clés en main. Comme c'est un thriller dont le récit nous est raconté de façon déconstruite, le voir une seconde fois nous permet de bien remettre tous les morceaux de puzzle ensemble. Pour cette raison, je suggère fortement d'écouter le film 2 fois si vous en avez la chance, pour pouvoir mieux l'apprécier.

Quand je l'ai réécouté, j'en ai fait profité toutes la famille. C'était notre film du vendredi soir. J'avais réussi à convaincre mon père que c'était un bon film et que ça ressemblait à un thriller de Hitchcock. Mon père déteste les «trucs japonais» et c'est probablement la seule chose que je pouvais dire pour le convaincre de s'installer avec nous et l'écouter.

Ça a plus ou moins bien fonctionné. Il a quand même pu apprécié le film un peu, même s'il continu de détester ça parce que c'est «des trucs japonais avec des petites voix aigües».

C'est intéressant qu'il ait souligné ce point. Et en fait, je dois dire que je suis plutôt d'accord avec lui. Autant j'ai pu être un énorme fan des animes et des mangas à une certaine époque, j'en ai depuis développé une écoeurantite aigüe. Tout ce qui est sorti récemment n'est qu'un ramassis de clichés scénaristiques, de sexisme dégoulinant, de scénarios insipides et de personnages insignifiants. Néanmoins, malgré tout cela, je garde une place dans ma bibliothèque pour certains animes particulier et certains films de réalisateurs talentueux. Satoshi Kon y a une place de choix, évidemment.

Je disais que c'était drôle que mon père n'ait pas apprécié le côté très «anime japonais» et petites voix aigües de Perfect Blue. Je souligne parce que c'est en fait plutôt ironique qu'il ait dit ça. Perfect Blue est, en plus d'être un thriller psychologique intense, une satire sur l'industrie des animes, des mangas et de la culture pop japonaise en général. Sans rentrer trop dans les détails de ce qui se passe au Japon (surtout que je ne suis pas un expert en la matière), disons seulement que de riches entreprises parfaitement légitimes se financent ouvertement en vendant des produits ayant comme but d'aller titiller les pulsions sexuelles déviantes et quasi pédophiles de leurs fans. La plupart des animes d'aujourd'hui ne sont que ça: des petites filles mineures dans des situations remplies d'allusions cochonnes. Si vous avez déjà vu du moe, vous devriez savoir de quoi je parle.

Ce qui est intéressant de Perfect Blue, c'est qu'il agit comme une sorte de documentaire de cette industrie. On y voit une chanteuse pop (au Japon, ils les appellent «idoru», une transcription de «idole») qui est forcée par son manager d'abandonner sa carrière musicale pour devenir actrice. Là où ça devient louche, c'est quand ses managers, mais aussi les scénaristes, les réalisateurs et l'industrie en général, la pousse à faire des scènes de viol et des photos érotiques. Inutile de dire qu'elle n'est pas particulièrement à l'aise avec ça, au point d'en développer des pathologies psychologiques et des dédoublements de personnalité. Le film décrit l'industrie de la pop culture japonaise comme gourmande de débauche sexuelle, tout en se foutant de ce que les actrices doivent endurer comme horreurs pour satisfaire la demande des fans.

Peu de réalisateurs japonais ont osé décrier le système et cette façon de mettre les jeunes femmes et les fillettes en images. Le seul autre que je connaisse c'est Hideaki Ano et la finale mythique de sa série Evangelion, où Rei (la fille moe cute dans la série (à sa façon)) se fait agrandir dans l'écran et mettre à nue de façon artificielle et horrifiante, comme si le réalisateur avait voulu dire: «vous l'aimez elle? Eh bien je vais vous en donner beaucoup plus que ce que vous en vouliez, au point de vous faire vomir!».

Mais je diverge... Ce que je veux dire, c'est que les animes s'enlisent dans un bourbier pervers et que Perfect Blue est un des trop rares films à oser critiquer le système. Ce qu'il disait en 1998 est encore plus vrai aujourd'hui. Si vous êtes fan d'animes, vous devriez l'écouter pour voir l'envers de l'industrie que vous aimez tant. Sinon, vous pouvez aussi écouter et apprécier le film comme un très bon thriller psychologique.

Voir aussi: Mes autres billets sur les films de Satoshi Kon écrit après sa mort, notamment celui sur Paprika.

vendredi 10 septembre 2010

À la mémoire de Satoshi Kon (1963-2010) : Quelques souvenir sur Paprika

Satoshi Kon, le réalisateur des films Paprika, Perfect Blue, Millenium Actress, Tokyo Godfathers et de la série animé Paranoia Agent, s'est éteint en août dernier des suites d'un cancer. Il travaillait encore sur un dernier film qui sera peut-être continué et sorti post-hume.

J'ai été choqué et très triste d'apprendre cette nouvelle. Quelqu'un avait posté ça sur Facebook. Je l'ai lu le matin avant d'aller travailler. Ça ma frappé.

Puis, le lendemain, j'ai lu sa dernière lettre. Juste avant de mourir, il a écrit une lettre que sa famille a publié sur son blogue. Quelqu'un sur internet l'a traduite. Ça m'a jeté à terre. J'ai pleuré un peu. Ce gars-là, c'était vraiment un génie. C'est un de mes réalisateurs préféré et ses films sont vraiment marquants. Paprika est dans mon top 4 des meilleurs films de tous les temps.


Après avoir lu sa dernière lettre, je me suis dit que la meilleure façon de célébrer sa carrière de génie serait de revoir tous ses films. Aujourd'hui, j'ai commencé avec le meilleur, Paprika.

Ça fait plusieurs fois que je le vois ce film-là. Je n'ai plus vraiment de surprise en l'écoutant. Seulement des souvenirs qui remontent, et le sentiment de revoir un film qui continu d'être aussi bon que la première fois.

La première fois que je l'ai vu, c'était au ciné-campus à l'université avec des amis. Durant tous le film, j'étais resté cloué sur mon siège, totalement hypnotisé et ébahit. La musique exaltante du film combinée aux scènes d'envols m'ont fait ressentir une sorte de liberté exubérante et infinie. Comparer cela aux immanquables scènes de vols aériens des films de Miyazaki (Spirited Away, Princess Mononoke, Castle in the sky, etc.), cela revient à comparer une petite balade en moto avec un saut en parachute! J'étais sorti de la salle béat d'admiration pour ce Satoshi Kon que je ne connaissais pas jusqu'alors, mais que j'avais déjà au sommet de ma liste de réalisateurs extraordinaires.


Récemment, en voyant le film Inception, je n'ai pas pu m'empêcher de le comparer à Paprika. C'est les même thème, le même genre d'effet spéciaux, le même genre d'ambiguïté dans le scénario. Par contre, là où Inception est un film de divertissement Hollywoodien avec des gros effets spéciaux, Paprika a une subtilité et un niveau de symbolisme beaucoup plus poussé, avec des tonnes de métaphores et de liens entre différents domaines scientifiques. Et je ne peux m'empêcher de penser que le réalisateur d'Inception a copié tout un paquet de trucs de Paprika. C'est flagrant!

Paprika a été le premier film que j'ai vu de Satoski Kon et le premier que j'ai écouté pour honorer sa mémoire. Je compte ré-écouter les autres que j'ai en ma possession (Tokyo Godfathers et Perfect Blue) et enfin écouter ses autres oeuvres que je n'ai pas encore vus.

Je vais essayer de venir écrire un petit quelque chose ici à chaque fois.

Mise à jour: J'ai continué d'écrire d'autres billets en écoutant ses films. Vous pouvez aller lire ça.

jeudi 21 janvier 2010

Hypermédiation (et des vampires qui dansent)

Hypermédiation (hypermediacy):: Style de représentation visuelle dont le but est de rappeler au spectateur la présence du médium. Une forme d'autoréférentialité.


Dans mon cours de Cinéma et Technologie Numérique d'aujourd'hui, le prof nous a parlé d'un concept qui s'appelle l'hypermédiation. Ça c'est quand un film tente de briser au maximum l'illusion qu'il est un film pour nous faire croire qu'il est autre chose. Par exemple, un film de fiction qui essayerais de se faire passer pour un documentaire ou une émission de télé. On peut notamment penser à des films comme Blair Witch Project, Cloverfield ou District 9. Dans ces trois cas, il s'agit d'oeuvres de fiction qui veulent ressembler à un reportage télé ou à un film amateur tourné avec une caméra cheap. On y retrouve des caméras tremblotantes, du mauvais son, du bruit vidéo (grichage), etc.

Ce qu'on voit moins, c'est la même chose faite en animation. Parce que l'animation a déjà beaucoup de difficultés à être photoréaliste, elle peut difficilement nous faire croire à un faux-documentaire. Mais ça n'empêche pas certain de s'essayer, habituellement dans un but de parodie. Je pense notamment à l'anime Lucky Star, et à son segment Lucky Channel à la fin des épisodes, où on voyait deux animateurs qui avaient des problèmes dans leur studio de télévision. Je me souviens notamment d'un épisode où ils se chicanaient tellement fort qu'ils brisaient une caméra. La caméra basculait et l'image se brouillait.

Un nouvel anime viens de sortir, et il a l'air vraiment pas très bon:: Dance in the Vampire Bund. J'ai lu une critique et ça m'a convaincu de ne jamais écouter ça. C'est encore une histoire de vampires avec des bishos et des lolis et full de fan service dégoulinant. Et il y a un loup-garou aussi. Faut croire que les japonais ont vraiment envie de surfer sur la vague de Twilight.

Pourquoi je parle de ça? Et bien le premier épisode faisait une parodie de talk-show japonais. Tous les signes télévisuels s'y retrouvait. Si vous avez déjà vu un peu de télé japonaise sur YouTube, vous devriez savoir de quoi je veux parler. C'est évidement un anime de fiction (une princesse vampire qui veut conquérir le monde, je pense) mais qui a choisi de présenter ses personnages en faisant un talk-show qui imite la télé avec ses reportages sensationnalistes, ses talk-show et ses animateurs. C'était quand même bien fait et avez suffisamment de suspense pour que ça fonctionne. Personnellement, le fait que ça abolis les conventions d'animes en faisant un talk-show est la seule raison de pourquoi j'ai écouté le premier épisode de cet anime (et avec la ferme intension de ne PAS écouter les suivants).

Ce qui est intriguant, c'est de se demander pourquoi le studio qui produit l'anime a choisi de faire une telle expérimentation. Pourquoi vouloir essayer de briser le mur de la fiction en imitant la télé? À ce qui parait, le manga qui a inspiré l'anime commençait de façon très traditionnelle, sans briser la fiction. L'anime a choisi plutôt de pousser à fond l'imagerie télévisuelle. Pourquoi avoir changé ça?

Une des raisons que je peux voir, c'est pour renforcer son récit. Dans l'histoire de la série, les vampires auraient vécu dans l'ombre sans que les humains ne sachent qu'ils existaient, et ils auraient décidé qu'à partir de maintenant, ils allaient sortir de l'ombre. C'est un peu comme dans District 9, quand les extra-terrestres débarquent sur Terre. Le film choisi d'utiliser une approche de documentaire, pour nous faire croire que les extra-terrestres auraient réellement débarqué sur Terre. Je pense que c'est un peu ça que l'anime a essayé de faire, pour renforcer son histoire. Ça, mais aussi le fait que commencer une nouvelle série d'anime avec un punch original, ça aide au marketing! La preuve, j'aurais jamais écouté cette série sinon. Je l'ai écouté juste pour voir ce talk-show étrange.

Sur ce, si l'hypermédiation vous intrigue et que vous n'avez pas vu District 9, je vous suggère vraiment de voir ce film. C'est le meilleur que j'ai vu à date pour ce qui est d'imiter parfaitement les codes télévisuels. Sérieux, ça a vraiment l'air vrai!

Par contre, n'écoutez pas Dance in the Vampire Bund (sauf peut-être le premier épisode, que vous pouvez pirater sans remords sur YouTube). Ça a l'air vraiment plate, sauf si vous êtes un pédophile qui aime les p'tites filles nues. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est lui.

dimanche 16 août 2009

Des trucs que j'ai écouté récemment

Lucky Star, Perfect Blue et Haruhi 2

Comme d'habitude, quand j'écoute des trucs, j'ai plein de choses à dire ensuite. Que voulez-vous, c'est dans ma nature d'étudiant de cinéma, habitué à tout analyser et à tout vouloir expliquer, discuter et commenter. J'espère que ça sera intéressant pour tout le monde. C'est juste que mon ancien blogue "animanarF" est mort et j'ai donc perdu cet endroit pour exposer mes pensées "profondes" (Deep Toughs!).

Lucky Star OVA
Je dois dire, Kyoto Animation continue de m'impressionner beaucoup. Ils osent faire des trucs que personnes n'oserait faire. C'est tellement original! Le début de l'OVA est montré du point de vue d'un chien, autant dans les plans de caméra que l'histoire elle-même. Ensuite, toute l'espèce de parodie de Cendrillon, c'était vraiment cool. Et la finale! Le segment du Lucky Channel était, comme à son habitude, un moment incroyable. Juste le fait d'intégrer des prises de vue réelles dans une émission d'animation est audacieux en partant (à part un peu dans Evangelion et dans FLCL, j'ai jamais vu ça!). Mais le fait d'amener les acteurs-doubleurs à jouer une parodie de leur propre rôle, à improviser les répliques et... à "s'amuser avec de l'eau", c'était carrément trop cool! Un épisode remplis de bonnes choses!

La mélancolie de Suzumiya Haruhi 2
Même chose pour la deuxième saison d'Haruhi. Ils ont décidé de jouer la carte des événements inter-temporels et j'adore ça (j'ai toujours un faible pour les voyages temporels). Et les fameux "Endless Eight" que tout le monde semble détester... Il fallait avoir du guts et de la confiance en maudit pour oser faire une chose pareil! Qui d'autre que Kyoto Animation aurait pu faire un tel exploit? C'est comme si, pour eux, les fans de l'émission était pris pour acquis. C'est comme s'ils n'aimaient pas leurs fans. C'est comme s'ils savaient que, peu importe les tortures mentales qu'ils pourraient leur faire, les fans allaient rester bien accrochés et leur pardonner. Bon, ça ne sera peut-être pas très bon pour les ventes de DVD après ça mais ce n'est pas grave. C'est drôle et j'ai adoré.

Ok ok, j'avoue que je me suis peut-être un peu ennuyé vers la fin et j'avoue que j'aurais probablement préféré si les variations d'un épisodes à l'autre étaient plus marquée. Mais pour faire un effet de boucle sans fin et pour montrer à quel point Nagato devait être vraiment désespérée après 595 années de toujours la même chose, c'était nécessaire. Sur ce point, c'est comme écouter un bon film expérimental pour un cours. C'est un peu plate mais il y a une raison derrière ça. L'auteur a un message à passer ou une émotion à faire ressentir. Et pour nous faire ressentir l'ennuie de Nagato, ça en prenait au moins 8, surtout pour nous rappeler que 8 est aussi le symbole de l'infini (horizontalement parlant bien sûr).

Perfect Blue
On lâche maintenant Kyo-Ani pour s'en aller vers quelque chose de beaucoup plus grave. J'ai écouté tantôt le film Perfect Blue de Satoshi Kon. Pour ceux qui ne savent pas, c'est le réalisateur de Paprika, un de mes films préférés. Alors que Paprika était sont dernier film, Perfect Blue est son premier. Je l'ai écouté parce que j'ai vraiment envie de voir tout ce que ce réalisateur a fait, parce qu'il est vraiment bon!

Ici aussi, on a un exemple de message à passer et d'émotion à faire ressentir. Il y a en effet des scènes assez crues et très violente de viols. Il ne s'agit jamais de la réalité, plutôt une actrice qui doit jouer une scène de viol, mais ça reste quand même des scènes qui ne sont pas très plaisantes à écouter. Mais c'était nécessaire! Pour bien nous faire comprendre la détresse du personnage, c'était nécessaire de bousculer les attentes du spectateur. Ce film n'est certainement pas un film de divertissement. Et de temps en temps, c'est bon de se faire rappeler que les films ne sont pas seulement des morceaux de divertissement mais bien des oeuvres d'art qui peuvent nous faire réfléchir.

lundi 15 juin 2009

Primerica, c'est de l'arnaque pyramidale!

Mise à jour (25 nov 2013): Étrangement, ce billet continue d'être un des plus vu sur mon blogue. Il semble être un des premiers résultats sur google quand on utilise les mots "primerica" et "pyramidal". Gardez seulement en tête que mon billet a été écrit en 2009!


La semaine passée, j'ai reçu un appel d'une compagnie de finance, Primerica, qui voulait me voir en entrevue pour un poste de gestion. J'ai trouvé ça un peu bizarre, étant donné que je ne leur avait pas envoyé mon CV et que je n'avais aucune expérience en gestion. Mais bon, j'allais quand même pas refuser, non?

Et bien oui, j'aurais dû refuser!

Je me suis rendu à leur bureau. C'était des portes-ouvertes et il y avait un gars qui donnait une petite présentation sur la compagnie et sur pourquoi ils cherchaient des gens. Je me suis rendu compte que y'avait quand même beaucoup de postulants et que j'avais probablement aucune chance d'avoir le poste.

Sauf qu'à force d'écouter la présentation, j'ai commencé à avoir des doutes. Et en posant des questions aux employés qui étaient là, questions qui sont restés sans vraies réponses, toujours divagantes ou avec des réponses ridicules, mes doutes se sont solidifiés.

Primerica, c'est de la vente pyramidale!

Foutu! Bordel! Argh! C'est supposément illégale mais j'ai compris pourquoi eux réussissent à s'en sortir dans la loi. Ils sont genre des revendeurs de produit financiers louches et essayent d'embobiner les gens dans des embrouilles.

Morale de l'histoire, si jamais vous entendez parlez de Primerica, restez très loin de ça! Ils essayent surtout d'embobiner les "amis des amis" (si c'est pas pyramidal ça, c'est quoi?).

Je me sens un peu con d'être tombé dans le paneau, mais au moins, je n'ai perdu que quelques heures de mon temps. Mais ils voulaient me faire payer pour une formation. Haha! Bien bonne celle là!

mercredi 25 mars 2009

Recyclage de tunes. Ella elle l'a et Voyage voyage

L'autre jour, après avoir trouvé la tune que je cherchais, ma curiosité a été piquée. En effet, il semblerait que la tune Ella elle l'a est un hommage à une certaine Ella Fitzgerald.

Une petite visite sur wikipedia nous apprend qu'Ella Fitzgerald était une chanteuse jazz noire qui a chanté entre 1934 et 91. Elle avait la particularité d'avoir une grande étandue vocale (3 octaves!) et a gagné plusieurs prix prestigieux. Aussi, puisqu'elle était une vedette de la chanson, elle incarnait d'une certaine façon la libération des noirs et celle des femmes. Je rappelle au passage que la guerre de sécession n'était que 50 ans avant et que le droit de vote des femmes est arrivé vers 1940.

Si on regarde le clip vidéo de Ella elle l'a par France Gall, on peut remarquer que c'est effectivement un hommage à Ella, mais que c'est aussi un hommage aux noirs, qu'ils soient boxeurs, jazzmen, sportifs ou artistes. On peut en effet voir des photos de plusieurs grandes personnalité de différents domaines, des vedettes de la musique et des sports. Le clip en général dégage vraiment une belle énergie positive.

Là où ça m'écoeure, c'est quand j'ai vu le remix de Kate Ryan. C'est ce remix qu'on entend tout le temps à la radio ces temps-ci. Dans ce clip, on a un excellent exemple de recyclage pop actuel. L'hommage est complètement disparu. Là où on célébrait le travail des noirs, on remplace ça par une petite vedette insipide. Là où on montrait la pauvreté et la misère, on a remplacé ça par une miss riche qui prend l'avion. Là où on combatait les préjugés contre les noirs, on a remplacé ça par une jupe courte et des hotesses de l'air. Là on on parlait d'une grande dame qui a influencé énormément son domaine, on a le stéréotype de la femme objet.

L'industrie de la pop aime bien faire ça. Et l'industrie du cinéma aussi. On pige au hasard dans les classiques, on va chercher des trucs qui ont été populaire à l'époque (pour de bonnes raisons) et on surfe sur cette vague de popularité en lui enlevant tout son sens.

Voici un petit exemple concret. Kate Ryan, dans un désir d'être plus internationale, a traduit la chanson de France Gall. Non contente d'en faire un remix techno et un vidéoclip de minette en chaleur, elle a fait une version anglaise de la tune. Une traduction des paroles française vers l'anglais. Là où c'est intéressant, c'est quand on compare les paroles.

Il y a une ligne dans la chanson originale qui dit::
C'est comme toute l'histoire
du peuple noir
qui se balance entre l'amour et les espoirs.

Dans la traduction, les références au peuple noir ont été ôtées::
Like the history
of everyone
going back and forth between other miles of hope.


En enlevant la référence aux noirs, c'est comme si elle était gêné d'en parler. C'est la seule référence au peuple noir de toute la tune, c'est même presque la seule ligne qui nous permet de savoir de quelle Ella on parle. Et le remix l'a enlevé, probablement parce qu'ils savent bien que la tune va jouer seulement dans les bar branchés et que ces gens se fouttent complètement de cette femme ou du sort des noirs.

En fait, Ella n'est absolument pas présente dans le clip de Ryan. Aucune mention, aucune photo, rien. On a tout asseptisé, tout enlevé. Dans le clip original, France Gall chante devant une photo d'Ella. C'est bien normal puisque c'est un hommage. Gall veut, d'une certaine façon, s'effacer un peu, dire "regardez-la elle, pas moi". Dans le remix, Ryan dit plutôt "regardez moi, ne pensez à rien d'autre qu'à mes jambes et mon beau body... et allez acheter mes disques!".

* * *

Dans mon billet précédent, je parlais aussi de la chanson Voyage voyage par Desireless et qui a aussi subit un très pertinant remix de miss Ryan. Encore une fois, c'est la même chose. On a une chanson qui parle du bonheur de voyager, de se mêler avec les autres peubles ("chez les blacks, chez les sikhs, chez les jaunes"). Dans le remix, on ne montre surtout pas de voyage ni d'autre peuple. On montre Kate Ryan dans son palace de riche, avec sa grosse auto et ses palmiers. Méchant voyage!

samedi 7 mars 2009

Le Psychomaton

Haïku::
Service de psycho. 
C'est pas cher, c'est juste 2 piastres! 
Vite comme du fast food. 

À Noël, j'ai demandé à ma mère qui ne sait jamais quoi me donner, des billets cools pour un spectacle ou du théâtre, "genre au Théâtre d'Aujourd'hui mettons". Ma mère aime bien le théâtre alors je savais qu'elle allait aimer mon idée. Elle avait choisi la pièce Le Psychomaton, effectivement au Théâtre d'Aujourd'hui.

Je ne connaissais rien de cette pièce, ni son auteur ni aucun des acteurs (le Théâtre d'Aujourd'hui ne présente pas des choses très mainstream, la salle étant toute minuscule). N'empêche, j'ai trouvé ça vraiment bon.

C'était l'histoire d'un fille un peu idéaliste, qui vise l'amour universelle et qui critique l'individualisme et la déprime des gens, qui construit une machine, le psychomaton, pour offrir des séances de psychologie à 2$ pour 5 minutes, dans la rue. C'est comme une machine à photos, ou une distributrice à bonbons : rapide et abordable pour tout le monde.

On suit donc, en parallèle, les petites histoires des gens qui viennent raconter leur mésaventures à la machine, ainsi que l'évolution de la construction de la machine par la fille. Parce qu'entre ses grandes idées et la réalité, son projet de psychomaton ne va peut-être pas fonctionner comme elle l'avait prévu.

J'ai bien aimé la mise en scène. C'était très dynamique, ça bougeait beaucoup. On voit la construction de la machine en direct sur scène, au fur et à mesure que la pièce avance. Ils utilisent plusieurs éléments audiovisuels d'éclairage, de son, de vidéo et de caméra pour donner des petits effets sympathiques. Vraiment, j'ai bien aimé ça et je vous recommande donc beaucoup la pièce. Ce n'est pas dense et plate comme souvent au théâtre et il y a beaucoup d'humour, notament dans les dialogues et les personnages caricaturaux.

Maintenant, j'ignore pour combien de temps encore la pièce va continuer de jouer, ni même s'il reste des billets (comme j'ai dit, le Théâtre d'Aujourd'hui est minuscule!). Mais voici tout de même un lien pour vous aider à commencer à chercher :: Le psychomaton au Théâtre d'Aujourd'hui. (oh là là! Je viens de voir que c'est la dernière semaine pour la voir! Dépêchez-vous!)

vendredi 6 mars 2009

Paprika pour la deuxième fois

Haïku::
Quand tout se mélange, 
on avance dans un tunnel, 
captif onirique.



J'ai revu Paprika pour la deuxième fois, cette fois en DVD. J'en reviens toujours pas à quel point c'est bon ce film!

Quand je l'avais vu l'année dernière, j'avais remarqué que c'était un film qui parle de cinéma. Je l'avais trouvé hot pour ça. Maintenant que j'ai eu plus de cours de cinéma, je continue d'apprécier le film pour de nouvelles raisons.

Le scénario est vraiment sympathique et, quand on voit le film pour la deuxième fois, tout s'explique. Alors que, la première fois, j'étais sorti de la salle de projection avec le sentiment de n'avoir pas compris grand chose, cette fois-ci, je ressort avec les idées claires.

Et cette petite madame cool qui surfe dans les rêves comme une magicienne avec un gun à portals, c'est tellement amusant! On se laisse emporter complètement!

Et j'adore la musique!

Conclusion, pour la deuxième fois dans ce blogue, je vous recommande de voir Paprika. Il est facilement trouvable (ou commandable) dans les magasins de DVD et les clubs vidéo.

vendredi 27 février 2009

Niki Rock and Boll (critique)

Haïku::
Je fonce! Bing bang boom! 
Tassez-vous, je suis une roche! 
Chaos sympathique. 

Je viens d'acheter le jeu Niki Rock and Boll sur Wiiware. C'est un petit jeu cool et pas cher (5$) que je vous recommande d'essayer si vous aimez les jeux étranges mais qui m'a frustré un peu à cause de plusieurs choix de gameplay un peu douteux que les développeur ont pris. Et comme j'aime le game design, je vais analyser ça ici!

Dans le jeu, on contrôle 
une petite balle qui peut sauter et se transformer en roche. Le contrôle est un peu semblable à Monkey Ball, c'est à dire qu'on n'a pas un contrôle direct et précis comme les jeux de plateforme standard à la Mario Bros. Les premières minutes sont donc un peu bizarres. En fait, le jeu au complet est pas mal bizarre. Les graphismes sont bizarres, la musiques est bizarre. Tout est très beau et coloré mais... c'est bizarre. Ce n'est pas un reproche. C'est même plutôt charmant d'être un peu dépaysé dans cette avalanche de couleur.

Les premiers tableaux sont courts et simples. On saute partout en fai
sant exploser des bibittes et c'est cool. Il faut, dans chaque tableau, ramasser 6 bidules ZeLeLi éparpillés dans des endroits difficiles d'accès en hauteur et tuer un certain nombres de bibittes pour pouvoir passer au tableau suivant. Ce qui est cool, c'est que c'est très "chaotique" comme jeu. Le contrôle de notre petite balle est un peu weird et ça rebondit partout. Mais ce n'est pas grave parce que les tableaux ne sont p
as très grand et il n'y a rien de vraiment dangereux. On peut aussi se transformer en roche en tenant le bouton B et être presque invincible. C'est comme ça qu'on peut tuer les bibittes. Quand on est en roche, on saute moins haut donc il faut savoir peser sur B au bon moment et c'est une mécanique de jeu intéressante : quand tu es en balle, tu bouges vite et tu saute haut mais tu es vulnérable. Quand tu tiens B, tu bouge plus lent et tu sautes moins haut, mais tu es invincible et tu détruits tout. Le truc est donc de se déplacer en balle, d'aller vite et ensuite de se transformer en roche pour tout péter.

Le problème, c'est qu'après un certain temps, il y a de plus en plus d'éléments dangereux. Genre qu'il y a des trous avec des pics qui te tuent même quand tu es en roche. C'est une bonne idée, ça rajoute du challenge, mais comme j'ai dit avant, notre petite balle est aussi incontrôlable qu'une bille de pinball. Rajoutez à ça qu'il y a une limite de temps pour finir les tableaux (4 minutes) et ça donne un résultat très frustrant, surtout quand tu essayes de ramasser ton dernier ZeLeLi et qu'il est pas facile à pogner. C'est comme essayer de casser la dernière brique à Arkenoid : c'est long et difficile parce qu'on n'a pas assez de contrôle.

C'est bien dommage que Niki Rock and Boll ait choisi de telles règles étranges pour son jeu. Les développeurs ont choisi de faire un jeu très novateur, un peu chaotique et sympathique, mais ils ont conservé des règles de game design totalement archaïques. Le système de vies fonctionnait dans Mario Bros en 1986 mais ne fonctionne pas du tout dans Niki parce que c'est super frustrant de devoir recommencer les 9 derniers tableaux parce qu'on a été game over à cause d'un trou de pics super dur à éviter. Il est dommage aussi que le jeu nous oblige à ramasser les ZeLeLi dans un ordre précis. C'est déjà assez dur d'aller pogner ceux qui sont difficiles d'accès, pas besoin d'en rajouter.

Au final, comme je dis, c'est bien dommage. En changeant quelques règles (genre donner des vies illimités!) et en enlevant les objets piquants qui tuet, ça aurait pu être un bien meilleur jeu. S'ils avaient adopté plutôt la mentalité d'un jeu de pinball où on n'a pas un contrôle parfait mais où ça ne dérange pas puisque rien n'est vraiment dangereux, ça aurait été beaucoup mieux. Ou encore, ils auraient pu se débarasser de la limite de temps mais donner un incitatif à finir les tableaux plus rapidement (avec un tableau des meilleurs temps un peu comme dans Mario Kart Wii par exemple).

Mais bon, dans le fond, on s'en fout pas mal. C'est un jeu à 5$, on ne peut pas vraiment chialer. Ça vaut la peine de l'essayer, même si vous ne jouez qu'une heure ou deux, ne serait-ce que pour faire l'expérience de cet objet étrange avec sa musique étrange mais cool et ses graphismes étranges mais jolis.

lundi 29 septembre 2008

narF fait du grand art!!! C'est ma prof qui l'a dit!

Haïku::
un film amateur
référence au locuteur
devient artistique!!!

C'est assez incroyable. Ma prof de théorie du cinéma vient de m'apprendre que... notre film de brigade était une oeuvre hautement artistique. WHAT?!?

En effet, sans s'en rendre compte, on a utilisé tout plein de marqueurs d'autoréférencialité. Pardon?!

Dans le cours, la prof a parlé de tous les moyens possibles qu'un film peut utiliser pour nous faire prendre conscience qu'on est en train de regarder un film. Par exemple, dans le film d'Orson Welles, The Magnificent Ambersons, il montre les créateurs du film (scénariste, caméraman, etc) et s'auto-présente en tant que voix du narrateur. Évidemment, c'est très bizarre à regarder parce que justement, ça nous fait sortir de l'histoire.

C'est la même chose pour les regards-caméra ou les acteurs qui parlent en apparté. Comme le gars dans À bout de souffle de Godard qui dit au spectateur :: "Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas les ville, allez vous faire foutre!"

Et vous savez quoi? Je me suis rendu compte que notre film, Brigade Wars: La revange des momies-fantôme-clown est remplis d'auto-référencialité! C'est hot hein?

Voici ceux dont je me rappelle::

D'abord, on a plein de regards-caméra tout le temps. J'avais beau passer mon temps à répéter tout le temps aux acteurs de ne jamais regarder la caméra, ils le faisaient pareil parce qu'en fait, c'est moi qu'ils regardaient, en attendant que je leur disent si la scène était bonne ou s'ils devaient encore recommencer.

Ensuite, on a plein de bruit nowhere. Dès le début du film, pendant le silence de la première scène, on entend An-Soft qui chante parce qu'elle s'ennuyait. Ou alors, plus tard, on entend Guipon qui me demande "Qu'est-ce que tu fais? ... Qu'est-ce tu fais??? ...... -Un pan". Ou alors on entend tout le temps les gens qui étaient à otakuthon parce qu'on ne pouvait pas leur demander de se taire!

On a aussi mis de l'avant tout le procéssus technique de tournage. Genre qu'on entend la caméra bouger parce que j'avais des grelots sur mes souliers. Genre qu'on m'entend crier "action!" ou donner des directives aux acteurs. Et j'ai aussi laisser un paquet de cochoneries dans le montage (des plans laids et/ou raté) pour qu'on le remarque. Tout ça, ça fait en sorte que le spectateur prend conscience qu'il est en train de regarder un film et que tout est faux.

On a même des références vers d'autre films! Jack Lee le pirate-ninja est précisément une référence à Jack Sparow le pirate et à Jack Lee le ninja. Et notre générique-sur-fond-de-danse-d'haruhi-nowhere est justement une référence à Haruhi, qui a été notre source d'inspiration et qui nous a donné l'idée de faire ce fim amateur dans lequel on peut voir les traces du tournage.

Sérieux, la seule chose qui nous manque pour avoir tous les procédés d'auto-référencialité, c'est les marqueur de référence au public. Il aurait alors fallu montrer quelqu'un en train de regarder notre film sur youtube. Et.... ben en fait, j'ai déjà fait un vidéo de ça, un film où quelqu'un fait une version bootleg de notre film. Mais je ne l'ai jamais publié.

Évidemment, ce qu'on constate ici, c'est que tout ces marqueurs qui font que notre film est hot sur le plan artistique (faire de l'autoréférencialité était très à la mode dans les années 60), font en sorte que notre film est considéré "poche" par notre public. Parce que pour faire un "bon" film, il faut réussir à cacher entièrement toute l'artificialité du film, tout ce qui peut faire décrocher le spectateur. Il faut absolument le bercer et le cajoler pour ne pas qu'il se rende compte qu'il est en train de regarder un film. Et clairement, ceux qui ont vu le film à notre panel de brigade n'ont pas compris ça. Ils l'ont trouvé poche, ce qui prouve justement qu'ils n'ont pas compris que c'était ça le but (d'être poche).

Parce qu'au fond, ce film, ce n'est pas un film qui raconte l'histoire d'un princesse qui recherche un artéfact magique. C'est un film qui raconte l'histoire d'une Brigade SnW qui a tourné un film poche à Otakuthon. C'est ça la vraie histoire du film.

Sérieux, notre film, c'est du grand art!


PS: Non, je ne me crois pas vraiment lorsque je dis que notre film était du grand art. C'était de la luck plus que d'autre chose...

lundi 28 juillet 2008

narF écoute FLCL (le disque)

Haïku::
Taper une guitare
Une prune qui grossit beaucoup
devient un robot?!?

Le CD d'OST de FLCL is 4tw. (foutus abréviations!)

Je suis présentement en train d'écouter le CD de FLCL que je me suis acheté à Otakuthon samedi. Et je suis très content de mon achat. En fait, quand je l'ai acheté, je ne me rappelais même pas de comment était la musique de FLCL. Je me souviens juste que c'était un anime très bon et que la musique était cool aussi. Mais je ne me rappelais pas vraiment en fait.

Évidemment, j'aurais très bien pu me tromper. Après tout, je n'ai écouté que 2 épisodes de l'anime pour l'instant. Peut-être que l'anime n'est pas si bon que ça finalement. Ou alors peut-être que le disque allait être poche. Qu'à cela ne tienne, je l'ai acheté pareil. C'est rare que je fais des achats impulsif de même!

Comme pour me rassurer, le disque est super bon. Plein de bonnes guitares et de bons beats. Ça me rassure un peu sur les soundtracks d'animes. Récemment, tous les animes qui sortent sont plutôt mauvais et ont des soundtracks de cul. Genre petites tunes midi cheap avec une chanteuse par dessus. C'est décevant et très ordinaire. Pour FLCL, ils sont allé chercher des vrais musiciens au moins!

mercredi 24 octobre 2007

narF trouve que Paprika est un excellent film

Haïku::
Le DC mini
est un gadget dangereux
révolutionaire.

Comme étudiant en cinéma, je suis pitoyable : je n'écoute que très peu de films. Heureusement, pour compenser, les films que je vois sont vraiment bons.

Aujourd'hui, j'ai vu le film Paprika, un film japonnais d'animation et de loin le meilleur film que j'ai vu cette année. C'est un film qui parle des rêves et du subconscient et ce qui est particulier, c'est qu'on bascule constamment du rêve à la réalité et vice versa, parfois en mélangeant les deux, si bien qu'on perd complètement nos repères mais c'est précisément le but visé. C'est sûr que l'histoire est un peu difficile à suivre à cause de ça mais on s'en fout pas mal.

L'animation est top notch, la musique est débile-nice et il y a des effets de malade que je n'avais jamais vu. Côté qualité, c'était vraiment excellent. Beaucoup de budget probablement et ça paraît. Miam miam!

Un des points que j'ai trouvé vraiment cool aussi, c'est qu'il y a beaucoup de références au cinéma, aux genres, au métier de réalisateur en général et aux techniques de montage. C'est sûr que le fait que je sois moi-même en cinéma joue probablement pour beaucoup sur le fait que je trouve ça aussi hot. Mais n'empêche, on a là une belle réflexion sur le cinéma en général et ça, c'est intéressant pour tout ceux qui aiment écouter des films.

Non sérieux, y'a tellement de stock dans ce film là! On pourrait (et devrait) le réécouter plusieurs fois pour l'analyser. Beaucoup de messages de société passés en subtilité, des jokes pour rires des otakus (que je trouve tout le temps excellentes!), des réflexions sur la condition humaine et notre état de malaise moderne en général. Bref, plein de bonnes choses.

Sérieux, voyez ce film!

lundi 23 juillet 2007

narF a vu Ghost in the Shell : Solid State Society

Haïku::
-C'est pas moi c'est lui!
-Non non! C'est pas moi c'est lui!
Qui est le coupable?

De tout les films que je suis allé voir à Fantasia, celui-ci était probablement celui que j'avais le plus de chance de pouvoir convaincre mon père de venir. Après lui avoir raconté un peu le concept (science-fiction + enquête + un peu de métaphysique pour venir brouiller les cartes), il a trouvé que ça avait l'air suffisamment "pas japonnais" pour pouvoir venir. Et la seule chose que je peux affirmer avec certitude maintenant, c'est qu'il a pas pire aimé ça. Mission accomplie!

Anyway. C'est un film de Ghost in the Shell alors tout le monde connait ça j'espère, hein? C'est tellement bon! On a donc retrouvé tous les personnages qu'on adore et dont je n'arrive pas à retenir les noms. Et on a aussi retrouvé l'univers science-fiction avec une scénario super complexe et des milliards de rebondissement dans le scénario.

Donc, c'était excellent.

Pourquoi je n'en parle pas d'avantage? Er.... en fait je ne m'en rappelle plus vraiment. J'ai juste conservé quelques flash flous et de vagues impressions. Pas fort pour faire une critique hein?

narF a vu Arch Angel

Haïku::
chien insupportable
pétage de gueule électrique
des photos cachées

En voilà un film ridicule! On avait droit à une histoire qui va dans tout les sens, qui saute dans le dramatique en éclaboussant des jokes dans tous les sens. Et surtout, y'avais un esti d'chien! Oh le maudit chien laid! Il était tellement laid et ne foutait jamais rien! Il faisait juste apparaître à tout bout de champ pour me faire chier parce que je le détestais.

Lorsqu'une fille ordinaire se fait transférer dans une école de fraiche-pets filles de riches et en profite au passage pour se découvrir un frère snob mais pervers, elle et 2 autres filles se découvrent des supers-pouvoirs pour faire chier les profs et découvrir les dessous d'une organisation criminelle voués aux kidnapping de filles de riches. (Ouf, longue phrase!)

C'était niaiseux, c'était hot et c'était drôle.... sauf l'esti d'chien! À chaque fois que je le voyais, j'avais envie de lui tirer dessus avec un Zapper, comme on veut la mort du chien qui rit de nous dans Duck Hunt. Mais bon. Il parait que je suis le seul à avoir pensé ça. Les autres le trouvait très drôle.

Je sais pas pourquoi mais j'ai soudainement une envie de manger "Le chicken ramen". C'est un plat tellement raffiné!