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samedi 18 juin 2011

Le nouveau drame: Dancing On My Own (Robyn)

Ça c'est le premier clip de Robyn que j'ai vu. Il est bon hein? Non? Vous n'êtes pas d'accord? Vous le trouver un peu... bizarre? Un peu ridicule? Ouais... Moi aussi je pensais ça au début. Mais plus maintenant.


La première fois que j'ai entendu une tune de Robyn, c'était quand j'ai travaillé un mois chez Ludia. Ma boss partageait sa librairie iTunes sur le réseau et foutu qu'elle avait de la bonne musique! J'était tombé sur Robyn par hasard et j'ai accroché tout de suite.

J'ai dû écouté ses albums Body Talk part 1 et 2 une bonne dizaine de fois avant d'aller la chercher sur Youtube. Je voulais voir de quoi elle avait l'air. Avec sa voix aigüe de gamine et avec la toute petite photo de la pochette d'album qui venait avec les mp3, je lui donnait quoi... 16 ans? 18? Peut-être 23 ans gros max.

La première fois que je l'ai vu dans ce clip, j'ai évidemment réalisé qu'elle était pas mal plus vieille que ça. Et ça fait un choc! C'est clairement pas une petite poupounne photoshoppée comme on en voit par dizaine à Musique Plus. Elle a de l'âge. Et en cet époque de chanteuses pop de 20 ans, quand t'es rendu à 32 ans, t'es complètement out, dépassée et on veut pu te voir parce que t'es vieille et laide. (J'exagère à peine, vous le savez bien! L'industrie pense comme ça en tout cas.)

Et sa manière de danser. C'est quoi cette façon de danser là?! La première fois que j'ai vu le clip, j'avais l'impression d'un petit clip à petit budget. Elle dansait toute seule dans une grande pièce en regardant la caméra. J'avais l'impression qu'ils n'avaient pas eu de budget pour engager des figurants et des danseurs pour l'accompagné. Sérieux, c'est quoi ce clip weird?!?

Ça c'est ce que je me disais la première fois que je l'ai vu. Mais vous le savez, ils ne faut pas se fier aux appararences. Une fois la surprise passée, on comprend que c'est en fait un choix artistique. Je veux dire, si vous portez attention aux paroles, c'est exactement ça que ça dit: "dancin on my own". Elle est allé à un party, elle avait un oeil sur un gars, le gars l'ignore, le gars embrasse une autre fille. Fuck! Pis la elle est triste. Elle est triste et elle pleure peut-être intérieurement, mais bordel, si c'est le cas, elle va certainement pas le laisser paraître. Faque elle continue de danser toute seule comme si de rien était.

C'est donc ça que le clip montre. Les plans alternent entre elle dans un party bondé de gens, qui observe le gars, et des plans où elle dans un genre de studio blanc tout éclairé, mais surtout désert. D'un côté, on a la réalité, le moment où elle est dans le party avec les gens, et de l'autre, on a ce qui se passe dans sa tête, mataphoriquement, avec elle qui danse seule dans cette salle vide. "So far away but still so near". L'éclairage est d'ailleurs grandement utilisé pour donner le ton aux 2 environnements. Dans le party, c'est un éclairage sombre, très tamisé, où on ne voit que les silhouettes. De l'autre, on a un éclairage en high key, tout blanc. Frontal. Cru. C'est le genre d'éclairage utilisé en comédie. Parce que c'est tellement brut comme lumière, tellement peu flatteur, que tu as automatique l'air un peu moche et ridicule. Et elle a vraiment l'air ridicule à danser ainsi toute seule dans cette pièce vide! C'est presque aussi grossier que la petite chorégraphie du Star Wars Kid.

Mais elle a du guts la fille. Elle s'en contrefout! Elle danse tout seule et elle a l'air ridicule, mais c'était nécessaire. C'est ce qu'il fallait pour faire passer le message artistique de la chanson. Et là, je parle pas de la fille dans la chanson. Je parle de la vraie Robyn, la chanteuse qui a physiquement dansé ainsi dans le vidéoclip. Ça prend du courage pour volontairement danser de façon un peu ridicule selon les standards. Ça prend du courage et beaucoup d'humilité pour avoir l'air ridicule. Et pas ridicule comme un show burlesque où c'est sarcastique d'avoir l'air ridicule! On parle du vrai ridicule qui est pathétique et désespéré. Celui qu'on ne veut pas voir. Celui qui nous fait détourner les yeux. Celui qui nous rend mal-à-l'aise. Celui qui nous gêne. Elle danse comme une déchaînée attachée et ligotée par ses sentiments: c'est pas tout de suite beau à voir, c'est sûr! Le genre de situation où, dans la vraie vie, tu t'en vas en disant «J'la connais pas!» Mais là, elle l'a fait. Elle a fait un clip où elle danse bizarrement, sans sarcasme, sans masque. Voilà. C'est comme ça. Si ça vous gêne, vous avez juste à vous en aller et à la laisser tranquille.

C'est ce que j'aime à propos de Robyn. Derrière la musique pop hyper accrocheuse et hyper dansante, il y a une maturité et une vulnérabilité qu'on ressent si on y prête attention. C'est pas juste de la petite musique pop de fillette de 18 ans, destinée à tourner à la radio pendant quelques mois et à être oublié ensuite. C'est quelque chose qui a été réfléchis, qui a mûrit et qui va rester mémorable. Dans le même genre, je pense un peu au récent album de Madonna, Confessions on a Dance Floor, où la musique électro-dance accrocheuse cache des textes profonds et personnels.

Est-ce que je trouve encore que Robyn a l'air ridicule à danser ainsi dans le clip? Non. Certainement pas. Je la trouve énergique, puissante. Si elle a l'air un peu pathétique, c'est parce qu'on sait qu'elle est remplie de tristesse et qu'elle ne veut pas le montrer. On voudrait aller la consoler. Lui dire que tout va s'arranger. C'est du drame puissant, ça! C'est du niveau des Tristant et Iseult et des Roméo et Juliette! C'est du drame aussi fort que ceux des grands classiques, mais ça se passe aujourd'hui. Vous l'avez peut-être vécu vous-même. Et, sur le coup, vous avez peut-être, vous aussi, fait des trucs un peu ridicule.

Pensez à ça avant de juger trop vite un clip que vous n'aimez pas parce que «la danseuse a l'air conne». C'est peut-être juste un choix artistique.

* * *

Mais fille, pourquoi t'es allé à un party toute seule? Ça doit ben être la chose la plus plate au monde! C'était ben courir après le trouble!

vendredi 22 avril 2011

Réflexion profonde sur les GIF animés

Les GIF animés comme celui-ci sont vraiment devenu l'équivalent moderne des «vues animées» du cinéma des premiers temps (années 1885-1910).

C'est silencieux, c'est court, c'est drôle et ça défile à une vitesse plus rapide que la vraie vie.

Les thèmes sont aussi semblables: de l'humour slapstick, des trucs qui bougentqui dansent, du mouvement colorés.

Y'a un parallèle à faire je trouve...

vendredi 30 avril 2010

Tong Poo: un film avec de la gouache par dessus

Dans mon cours de cinéma expérimental, on a vu beaucoup de vidéos où les artistes peignaient ou grattait la pellicule pour faire un film sans utiliser de caméra. Norman McLarren, un cinéaste d'animation de l'ONF, a beaucoup utilisé cette technique, la plupart du temps pour faire des films où l'image était synchro avec la musique.

Dans ce vidéo, YMO a peint par dessus la pellicule... mais c'était de la pellicule avec déjà un film dessus. C'était donc un travail d'image sur image, du compositing. Le dessin ajouté n'est pas synchro avec la musique, il est synchro avec l'image en dessous. Ils ont filmé des jeux vidéos et ont rajouté des effets visuels cools par dessus. Probablement pour reproduire ce qu'ils auraient voulu que les jeux vidéo aient comme effets visuels.

Aussi, la tune est bonne. Ça reprend le langage de la musique techno (les boucles et répétitions) mais c'est joué manuellement par des musiciens. Ça peut donc aller plus loin, tout en donnant l'illusion que c'est fait électroniquement (le son des synthétiseurs aidant).

Ouais... vous pouvez écouter ça pour toutes les raisons compliqués dont je parle plus haut, ou vous pouvez aussi l'écouter juste pour le fun.


Chanson Tong Poo du groupe japonais YMO.

jeudi 21 janvier 2010

Hypermédiation (et des vampires qui dansent)

Hypermédiation (hypermediacy):: Style de représentation visuelle dont le but est de rappeler au spectateur la présence du médium. Une forme d'autoréférentialité.


Dans mon cours de Cinéma et Technologie Numérique d'aujourd'hui, le prof nous a parlé d'un concept qui s'appelle l'hypermédiation. Ça c'est quand un film tente de briser au maximum l'illusion qu'il est un film pour nous faire croire qu'il est autre chose. Par exemple, un film de fiction qui essayerais de se faire passer pour un documentaire ou une émission de télé. On peut notamment penser à des films comme Blair Witch Project, Cloverfield ou District 9. Dans ces trois cas, il s'agit d'oeuvres de fiction qui veulent ressembler à un reportage télé ou à un film amateur tourné avec une caméra cheap. On y retrouve des caméras tremblotantes, du mauvais son, du bruit vidéo (grichage), etc.

Ce qu'on voit moins, c'est la même chose faite en animation. Parce que l'animation a déjà beaucoup de difficultés à être photoréaliste, elle peut difficilement nous faire croire à un faux-documentaire. Mais ça n'empêche pas certain de s'essayer, habituellement dans un but de parodie. Je pense notamment à l'anime Lucky Star, et à son segment Lucky Channel à la fin des épisodes, où on voyait deux animateurs qui avaient des problèmes dans leur studio de télévision. Je me souviens notamment d'un épisode où ils se chicanaient tellement fort qu'ils brisaient une caméra. La caméra basculait et l'image se brouillait.

Un nouvel anime viens de sortir, et il a l'air vraiment pas très bon:: Dance in the Vampire Bund. J'ai lu une critique et ça m'a convaincu de ne jamais écouter ça. C'est encore une histoire de vampires avec des bishos et des lolis et full de fan service dégoulinant. Et il y a un loup-garou aussi. Faut croire que les japonais ont vraiment envie de surfer sur la vague de Twilight.

Pourquoi je parle de ça? Et bien le premier épisode faisait une parodie de talk-show japonais. Tous les signes télévisuels s'y retrouvait. Si vous avez déjà vu un peu de télé japonaise sur YouTube, vous devriez savoir de quoi je veux parler. C'est évidement un anime de fiction (une princesse vampire qui veut conquérir le monde, je pense) mais qui a choisi de présenter ses personnages en faisant un talk-show qui imite la télé avec ses reportages sensationnalistes, ses talk-show et ses animateurs. C'était quand même bien fait et avez suffisamment de suspense pour que ça fonctionne. Personnellement, le fait que ça abolis les conventions d'animes en faisant un talk-show est la seule raison de pourquoi j'ai écouté le premier épisode de cet anime (et avec la ferme intension de ne PAS écouter les suivants).

Ce qui est intriguant, c'est de se demander pourquoi le studio qui produit l'anime a choisi de faire une telle expérimentation. Pourquoi vouloir essayer de briser le mur de la fiction en imitant la télé? À ce qui parait, le manga qui a inspiré l'anime commençait de façon très traditionnelle, sans briser la fiction. L'anime a choisi plutôt de pousser à fond l'imagerie télévisuelle. Pourquoi avoir changé ça?

Une des raisons que je peux voir, c'est pour renforcer son récit. Dans l'histoire de la série, les vampires auraient vécu dans l'ombre sans que les humains ne sachent qu'ils existaient, et ils auraient décidé qu'à partir de maintenant, ils allaient sortir de l'ombre. C'est un peu comme dans District 9, quand les extra-terrestres débarquent sur Terre. Le film choisi d'utiliser une approche de documentaire, pour nous faire croire que les extra-terrestres auraient réellement débarqué sur Terre. Je pense que c'est un peu ça que l'anime a essayé de faire, pour renforcer son histoire. Ça, mais aussi le fait que commencer une nouvelle série d'anime avec un punch original, ça aide au marketing! La preuve, j'aurais jamais écouté cette série sinon. Je l'ai écouté juste pour voir ce talk-show étrange.

Sur ce, si l'hypermédiation vous intrigue et que vous n'avez pas vu District 9, je vous suggère vraiment de voir ce film. C'est le meilleur que j'ai vu à date pour ce qui est d'imiter parfaitement les codes télévisuels. Sérieux, ça a vraiment l'air vrai!

Par contre, n'écoutez pas Dance in the Vampire Bund (sauf peut-être le premier épisode, que vous pouvez pirater sans remords sur YouTube). Ça a l'air vraiment plate, sauf si vous êtes un pédophile qui aime les p'tites filles nues. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est lui.

Git Gob - Un vidéo qui va changer votre vie!

Tout simplement le vidéo le plus incroyable que vous allez voir dans votre vie. Sérieux, ça a changé toute ma façon de voir les objets qui m'entourent. Des grands chef-d'oeuvres du cinéma ne m'ont pas autant bouleversé que ce tout petit film d'animation d'une minute! C'est incroyable!

(regardez-le en plein écran, c'est mieux!)



À chaque fois que je l'écoute, ça me donne des frissons! Surtout la musique à la fin.

dimanche 10 janvier 2010

The Third & The Seventh

Le troisième et le septième. Ça renvoie au troisième art (la peinture) et au septième art (le cinéma). C'est donc un film sur le cinéma qui observe à la manière de la peinture. Sur ce point, Alex Roman aurait pu aussi inclure le premier art (l'architecture) parce que l'architecture y occupe une place vraiment importante aussi.

Tout cela pour dire, c'est un très beau film avec des super belles images et une belle trame sonore. Et le pire dans tout ça, c'est que le film a été entièrement fait à l'ordinateur par une seule personne, Alex Roman. C'est pas mal plus impressionnant que Avatar (de James Cameron) sur ce point là! Mis à part certains plans vers le milieu, on dirait vraiment que c'est réel, que ça n'a pas l'air fait par ordinateur.

En passant, faites-vous plaisir, écoutez le vidéo en plein écran! Mieux encore, si votre internet est rapide, cliquez pour le voir en HD. C'est magnifique.


The Third and The Seventh from Alex Roman on Vimeo.

mardi 3 novembre 2009

Embarque sur mon cheval, il est écoeurant!


Analyser une joke n'est habituellement pas une bonne chose à faire, surtout si on veut qu'elle reste drôle. Quand on analyse trop en profondeur, le fun original s'en va. Mais bon, puisqu'à l'école ils nous apprennent à tout analyser comme des malades, je vais analyser un vidéo de Weebl. Parce que, oui, y'a des choses à analyser dans les vidéos de Weebl! Beaucoup plus qu'on le pense!

Weebl a fait une animation flash intitulé Amazing Horse. Vous devriez aller la voir. La tune est vraiment bonne. Tellement que je l'ai écouté 15 minutes en boucle la première fois. En dessous du vidéo, en commentaire par rapport à son oeuvre, Weebl nous dit la chose suivante:

A song about how womens rights have improved as the use of horses for transport has declined. Not kid friendly.

En disant ça, Weebl nous donne toutes les pistes nécessaires pour faire notre analyse. Ce qu'il nous lance comme idée de départ, c'est que son animation parle des relations hommes-femmes. Mais ça, on aurait pu le déduire nous-même.

Dans le vidéo, on a un homme sur un cheval qui invite une femme à embarquer avec lui. De la manière dont l'homme parle, on comprend qu'il est en train d'essayer de séduire la fille, de la cruzer si vous préférez. Et il utilise son cheval pour l'impressionner. Quand on y pense deux secondes, vous ne trouvez pas que ça ressemble aux gars qui cruzent avec leur char? "Hey bébé, embarque dans ma grosse minoune". Sauf que si un homme est contraint d'utiliser le pouvoir d'attraction de son auto pour impressionner une fille, c'est habituellement signe qu'il a un complexe d'infériorité. C'est exactement comme le proverbe dit:: «Grosse corvette, p'tite quéquette». Sauf que dans la tête du gars, le fait qu'il ait un gros char est, pour lui, synonyme du fait qu'il a (ou pense avoir) un gros pénis.

Oups! Qu'est-ce que je viens de dire là!? Pénis? Oh zut, je m'excuse. C'est vrai... quand on fait des analyses en cinéma, il faut dire "phallus" à la place. C'est une convention, une norme. J'imagine que les profs sont gênés d'appeler les choses par leur nom. Pourtant, les profs ont toujours l'air très heureuses (c'est habituellement des femmes) quand elles arrivent à pluguer les théories freudienne et le fameux phallus dans une analyse. Mais je divague...

Weebl lui, n'est pas trop gêné. Il nous le montre! Un immense phallus GROS DE MÊME, dans notre face! On ne peut pas le manquer. L'homme pense que la fille va être impressionnée par ça. «Regarde mon cheval, il est incroyable. As-tu vu son zizi?». Mais la fille n'est pas trop impressionnée. En fait, c'est plutôt le contraire. Elle a l'air apeurée. C'est habituellement la réaction qu'ont les filles devant les hommes trop machos.

Mais si on se rappelle ce que Weebl disait en hors-texte, dans son commentaire sous l'animation, c'est que les droits des femmes ont augmentés (donc, qu'on a commencé à les respecter plus) quand les chevaux (les hommes machos) sont disparus. Et dans l'animation, c'est la même chose. L'homme ne respecte pas la femme pentoute. Il veut juste qu'elle vienne avec lui. Elle, de son côté, se défend très bien. Elle le garde à distance grâce à son talent de répartie. Par exemple, elle lui rappelle que «l'univers inclus aussi "tous les endroits"» ce que l'homme n'avait semble-t-il pas compris. Et l'homme est tellement bouché qu'il ne trouve rien d'autre à dire que «ta gueule, embarque sur mon cheval». Elle est brillante cette fille. On la respecte plus que ce tapon de gars sur son cheval. C'est probablement le message que Weebl veut nous dire.

Ou peut-être pas. Je n'ai pas accès à la tête de Weebl. Je fais juste analyser comme on me l'a appris.

Bon ça suffit. Je viens d'écrire... 627 mots d'analyse de conneries. Ouch! Pourquoi j'ai fait ça? Je pense que je suis un peu fou ce soir. Désolé. «Look at me! I'm crazy!»

lundi 24 août 2009

Family Remains

Hier soir, je niaisais sur Youtube et je suis tombé sur un film vraiment étrange. Il s'agit d'un moyen métrage, Family Remains, et dès le début il a captivé mon attention. Ça raconte l'histoire d'une fille qui se fait contrôler la vie par sa mère, et l'histoire de la mère qui ne sait plus trop comment vivre depuis le départ de son mari.

En fait, pendant un long moment j'essayais de déterminer s'il s'agissait d'un vieux film ou d'un film récent qui avait été tourné comme un vieux film. Le film est en noir et blanc et les personnages sont habillés de façon antique et vivent dans un décors de 1950. Mais la fille est plutôt habillé comme la mode de la fin des années 80. Et il y a tout ces moments très bizarres dans le film, qui me font plutôt pensé à un film moderne. Qu'est-ce que c'est alors?

C'est un film qui provient du festival Sundance, un film de la relève donc. Et c'est intéressant à écouter.



Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez l'écouter en grand format de haute qualité si vous l'écoutez directement sur Youtube.

dimanche 16 août 2009

Des trucs que j'ai écouté récemment

Lucky Star, Perfect Blue et Haruhi 2

Comme d'habitude, quand j'écoute des trucs, j'ai plein de choses à dire ensuite. Que voulez-vous, c'est dans ma nature d'étudiant de cinéma, habitué à tout analyser et à tout vouloir expliquer, discuter et commenter. J'espère que ça sera intéressant pour tout le monde. C'est juste que mon ancien blogue "animanarF" est mort et j'ai donc perdu cet endroit pour exposer mes pensées "profondes" (Deep Toughs!).

Lucky Star OVA
Je dois dire, Kyoto Animation continue de m'impressionner beaucoup. Ils osent faire des trucs que personnes n'oserait faire. C'est tellement original! Le début de l'OVA est montré du point de vue d'un chien, autant dans les plans de caméra que l'histoire elle-même. Ensuite, toute l'espèce de parodie de Cendrillon, c'était vraiment cool. Et la finale! Le segment du Lucky Channel était, comme à son habitude, un moment incroyable. Juste le fait d'intégrer des prises de vue réelles dans une émission d'animation est audacieux en partant (à part un peu dans Evangelion et dans FLCL, j'ai jamais vu ça!). Mais le fait d'amener les acteurs-doubleurs à jouer une parodie de leur propre rôle, à improviser les répliques et... à "s'amuser avec de l'eau", c'était carrément trop cool! Un épisode remplis de bonnes choses!

La mélancolie de Suzumiya Haruhi 2
Même chose pour la deuxième saison d'Haruhi. Ils ont décidé de jouer la carte des événements inter-temporels et j'adore ça (j'ai toujours un faible pour les voyages temporels). Et les fameux "Endless Eight" que tout le monde semble détester... Il fallait avoir du guts et de la confiance en maudit pour oser faire une chose pareil! Qui d'autre que Kyoto Animation aurait pu faire un tel exploit? C'est comme si, pour eux, les fans de l'émission était pris pour acquis. C'est comme s'ils n'aimaient pas leurs fans. C'est comme s'ils savaient que, peu importe les tortures mentales qu'ils pourraient leur faire, les fans allaient rester bien accrochés et leur pardonner. Bon, ça ne sera peut-être pas très bon pour les ventes de DVD après ça mais ce n'est pas grave. C'est drôle et j'ai adoré.

Ok ok, j'avoue que je me suis peut-être un peu ennuyé vers la fin et j'avoue que j'aurais probablement préféré si les variations d'un épisodes à l'autre étaient plus marquée. Mais pour faire un effet de boucle sans fin et pour montrer à quel point Nagato devait être vraiment désespérée après 595 années de toujours la même chose, c'était nécessaire. Sur ce point, c'est comme écouter un bon film expérimental pour un cours. C'est un peu plate mais il y a une raison derrière ça. L'auteur a un message à passer ou une émotion à faire ressentir. Et pour nous faire ressentir l'ennuie de Nagato, ça en prenait au moins 8, surtout pour nous rappeler que 8 est aussi le symbole de l'infini (horizontalement parlant bien sûr).

Perfect Blue
On lâche maintenant Kyo-Ani pour s'en aller vers quelque chose de beaucoup plus grave. J'ai écouté tantôt le film Perfect Blue de Satoshi Kon. Pour ceux qui ne savent pas, c'est le réalisateur de Paprika, un de mes films préférés. Alors que Paprika était sont dernier film, Perfect Blue est son premier. Je l'ai écouté parce que j'ai vraiment envie de voir tout ce que ce réalisateur a fait, parce qu'il est vraiment bon!

Ici aussi, on a un exemple de message à passer et d'émotion à faire ressentir. Il y a en effet des scènes assez crues et très violente de viols. Il ne s'agit jamais de la réalité, plutôt une actrice qui doit jouer une scène de viol, mais ça reste quand même des scènes qui ne sont pas très plaisantes à écouter. Mais c'était nécessaire! Pour bien nous faire comprendre la détresse du personnage, c'était nécessaire de bousculer les attentes du spectateur. Ce film n'est certainement pas un film de divertissement. Et de temps en temps, c'est bon de se faire rappeler que les films ne sont pas seulement des morceaux de divertissement mais bien des oeuvres d'art qui peuvent nous faire réfléchir.

lundi 6 juillet 2009

Réflexion sur l'originalité, le plagiat et le recyclage

Préface:: Récemment, j'ai réfléchis à des trucs à propos de l'art et de ses frontières. Et aussi à propos du plagiat et de l'inspiration. Ça a sorti un peu tout croche mais vous pouvez voir un apperçu de mes réflexions et conversations ci-dessous.

Ça a commencé avec des discussions que j'ai eu avec des amis de Kyowa Québec. Ou plutôt des chicanes... Voyez vous, quand on tente de faire un magazine de BD entièrement original et dépourvu de fan-art, la question du plagiat apparaît rapidement. Jusqu'à quel point est-ce qu'on peut s'inspirer d'une autre oeuvre pour faire une oeuvre originale? Si on prend un dessin de quelqu'un d'autre comme modèle pour observer une pose difficile à dessiner, et que notre dessin final a donc la même pose que le dessin original, est-ce que c'est du plagiat? Est-ce que la pose d'un personnage est copyright? Je ne pense pas. Ça serait un peu tiré par les cheveux. Ça n'aurait pas de sens. En tout cas, selon moi, il y a certains éléments qu'on peut copier sans que ce soit du plagiat.

Josiane est particulièrement parano à l'idée d'accepter un dessin d'un artiste et d'apprendre par la suite que c'est en fait du fan-art ou du plagiat. Et j'avoue que c'est une inquiétude qu'il est bon d'avoir quand on est à la tête d'une maison d'édition. Le plagiat, c'est pas cool! Si on prend une oeuvre de quelqu'un et qu'on la copie sur un t-shirt ou sur un poster pour en vendre plein, là j'avoue que c'est vraiment pas cool. Et c'est pour ça que les lois sur le copyright existent. De même, je ne suis pas particulièrement à l'aise avec l'idée de vendre du fan-art. Parce qu'après tout, c'est de la copie d'une oeuvre déjà existante. On reprend un personnage et une histoire célèbre et on utilise cette popularité pour vendre. Le dessin en tant que tel a beau être original, le personnage et son bagage ne l'est pas. Et prendre l'oeuvre de quelqu'un d'autre pour se faire du cash avec, c'est vraiment moche.

Par contre, si on s'inspire d'une oeuvre pour en faire une autre, je ne vois pas trop le problème. Évidemment, il y a un degré de nuance à respecter. Il y a une différence entre être un artiste médiocre qui s'inspire tellement d'un personnage qu'il en vient à le copier et un artiste qui s'inspire d'un personnage pour en faire un nouveau. Idéalement, quand tu es un artiste, tu veux que ton travail soit original. Si tu fais juste copier, ce n'est plus original et, selon moi, tu perds tes lettres de noblesse. Tu n'es pas un très bon artiste. Une oeuvre doit avoir un aspect de création, de nouveauté. Quand tu fais un bonhomme manga comme il y a eu des centaines de bonhommes manga dans des postures similaires et avec un costume similaire, où est la nouveauté? Même si c'est pas du plagiat ni même du fan art, c'est pas original quand même.

Mais qu'en est-il d'un style? Peut-on parler de copie quand on parle de faire un dessin dans un style déjà existant? Si je fais un dessin dans le style de Naruto, est-ce que c'est du plagiat? Si je dessine dans le style de Picasso, est-ce que c'est du plagiat? Et qu'en est-il des grands courants de peinture? Quand le courant expressionnisme a été "inventé" et qu'il a par la suite été repris par des grands peintre comme Van Gogh, Munch ou Matisse, est-ce que c'était de la copie? Bien sûr que non. Quand tu es un vrai artiste, tu prend un médium et un format déjà existant et tu tente de faire quelque chose de nouveau avec. C'est le point clé je pense : faire du nouveau avec du vieux.

Le problème, c'est qu'avec l'avènement du numérique, tout a changé. On arrive à faire des copies parfaitement identique, sans perte de qualité. Comme quand on copie un fichier de musique, la copie n'est pas moins bonne que l'original : la qualité sonore reste identique. Les artistes des années 80 et 90, lorsque la copie vidéo est arrivée, se sont rendu compte de ce phénomène et ont tenté de faire quelque chose de nouveau, d'original, à partir du principe de la "copie". C'est ce qui a donné les oeuvres du courant post-modernisme, où les artistes font du recyclage de d'autres oeuvres.


Certain vont prendre une oeuvre existante et la modifier. Je pense notamment au gars qui a ajouté une moustache sur une copie de la Joconde. Ou alors, je pense aux artistes qui font des belles images à partir de collage. Ils prennent plein d'images et n'en gardent que certaines parties pour faire une nouvelle image. C'est sûr que dans ce cas, c'est une forme de copie. Mais c'est aussi une oeuvre originale. Même chose pour les films de collage dont j'ai parlé précédemment dans ce blogue. Le réalisateur ramasse des bouts de pellicules trouvés et fait un nouveau film à partir de ça. Quand c'est bien fait, ce type de copie est acceptée et même louangé! Mes profs n'arrêtaient pas de nous parler des films de collage, comme quoi c'était fantastique et innovateur. Et je suis d'accord avec eux. Les films de collages, c'est hot!

L'essentiel, c'est de modifier ce qu'on copie. Si on copie un dessin, on se fait accuser de plagiat. Mais même dans le cas de choses qui ne sont pas vraiment plagiable (je pense par exemple à une idée ou à un scénario), il faut faire attention de ne pas tomber dans le cliché. De la façon dont je vois les choses, c'est deux pièges différents à éviter. On ne peut pas vraiment plagier un scénario mais on peut certainement être cliché si on le fait. On se fait accuser d'avoir créé des personnages qui ne sont que des archétypes de personnages. On se fait accuser que notre histoire ressemble à des histoires classiques sans être originale.

Ça aussi c'est un problème à éviter dans nos publications de Kyowa. Nos artistes ont beau faire des oeuvres originales, avec des personnages originaux et dans des dessins originaux, il n'en reste pas moins que les histoires tombent souvent dans le cliché. Les artistes reprennent les recettes faciles des histoires populaires en manga. Le concept du jeune élu dont tout le monde parle parce qu'il semble être celui qui réalisera des grandes choses. Il y a des millions des films et d'histoires qui reprennent cette recette. La Matrice était un film intéressant à l'époque, même si la recette de l'élu y était répétée pour la millième fois. Même chose pour Harry Potter. C'est un sorcier de qui ont attend de grandes choses. Est-ce que ça empêche la Matrice ou Harry Potter d'être des bonnes histoires? Non, pas nécessairement. Pourquoi alors, si la prémisse de l'histoire est clichée, le film ne l'est pas?

Et bien, comme pour toute chose clichée, il y a une mince ligne. Cette ligne trace la limite entre le cliché et le "bon". D'un côté, l'histoire est captivante. De l'autre, elle est ennuyante. Parfois, des artistes viennent me voir pour me montrer leur scénario et ils me disent: "je sais, mon histoire est clichée". Ce que je leur répond c'est que, dans le fond, toutes les histoires sont clichées. Ce n'est souvent qu'un petit détail qui fait basculer de l'autre côté de la mince ligne frontalière du cliché. Dans Harry Potter, c'était le suspense. C'était cliché mais c'était tellement bien écrit et bien construit qu'on était incapable de lâcher le livre. Dans la Matrice, c'était les scènes d'actions qui étaient originale, en plus de l'idée d'intégré la philosophie et le doute de la vérité.

Mais même ça, on pourrait dire que c'est cliché, non? La philosophie de la Matrice, c'était un remâchage de Descartes, Nietzsche et Platon. Pas très original quand on y pense. Et bien non. C'est triste mais c'est la vérité. C'est impossible d'être entièrement original.

Et ça, c'est un point que je vais vous expliquer dans un autre billet parce que celui-ci commence à être vraiment long! J'espère que c'était quand même un peu clair...

mardi 19 mai 2009

Jouer n'importe quoi. Bang! De la musique ambiante!

Il y a quelque temps, je vous avait parlé d'un gars qui faisait du remontage de vidéos sur youtube pour faire de la musique. Et je vous avait dit que c'était peut-être là qu'était l'avenir de la vidéo. Et bien voici un autre projet d'artiste qui reprend une idée similaire.

Il s'agit du projet In Bb 2.0. Contrairement à ThruYou, la musique n'est pas déjà faite. C'est le visiteur qui doit la faire. La page affiche tout plein de vidéos de youtube et il suffit d'en partir quelques un au hasard. Tous les vidéos ont été enregistré sur la gamme de Si majeur, pour qu'ils soient tous accordé ensemble.

Le résultat est assez impressionnant. On a l'impression qu'il suffit de jouer n'importe quoi n'importe comment pour faire de la musique. Ça va peut-être convaincre des gens de se lancer en composition!

lundi 4 mai 2009

Comment triompher des travaux de session

Il y a quelques semaines, c'était ma fin de session d'université. J'avais 4 travaux d'analyse de film à faire, plus un examen d'analyse. Laissez-moi vous dire, j'en ai mangé de l'analyse pendant les 3 dernières semaines de ma fin de session. Je suis donc rendu l'expert pour faire des analyses complexes tout en sachant les faire rapidement.

Truc #1:: Tout répéter 2 fois
Ça semble niaiseux mais c'est normal : les correcteurs de travaux sont plutôt niaiseux. Alors, pour faciliter leur compréhension de votre texte, il faut faire simple et répéter tout 2 fois. On écrit une phrase et ensuite on écrit une autre phrase qui reprend la même idée que la première phrase, sauf avec un peu plus d'explication ou de précision. Pourquoi on doit faire ça? D'abord, parce que c'est un bon moyen d'étirer son texte pour remplir plus de page. Ensuite, si vous ne le faite pas, le prof va sûrement vous écrire "expliquez" sur une phrase qui n'avait pas besoin d'explication (les profs sont épais). Donc, si vous répétez tout 2 fois, le prof ne pourra pas écrire "expliquez" parce que c'est déjà expliqué. Ça lui enlève une oportunité de vous enlever des points.

Truc #2:: Bullshiter!
À l'université, plus le cours est avancé ou plus le prof est fou, plus il faut bullshiter. C'est même voulu et recommandé et les profs donnent des points pour ça! Il ne faut pas hésiter à voir des liens complètement fous entre le film et une théorie métaphysique ou philosophique. Il faut juste être capable de bien l'expliquer (en répétant tout 2 fois). Si vous faite l'analyse d'un film où une caméra fixe filme un appartement avec rien dedans, n'hésitez pas à en faire une comparaison avec l'histoire de l'art, le théorie de l'évolution de Darwin ou l'encapsulation psychologie de l'être humain de la société moderne.

Truc #3:: Faire du plagiat!
Tout le monde le sait, il ne faut pas faire du plagiat sinon vous pouvez vous faire expulser de l'école. MAIS, si vous faite du plagiat et que vous citez votre source, alors ce n'est plus du plagiat, c'est une citation! Conclusion, allez trouvez d'autres analyses que d'autres gens ont faites sur le même sujet que vous et piquez toutes leurs idées. Non seulement vous n'aurez pas besoin de vous casser la tête mais en plus, le prof va vous donner des points parce que vous avez faite une "bonne recherche documentaire".

Truc #4:: Trouver des bonnes citations
Supposons que vous faites une analyse sur le thème de la famille dans un film quelconque. Allez à la bibliothèque et tapez "famille" dans une recherche par sujet. Prenez un livre au hasard et rendez vous sur la tablette où il se trouve. Regardez sur la tablette les autres livres autour de lui. Il s'agit de livres ayant un sujet similaire. Recherchez celui avec le titre le plus complexe du genre "La famille anthropomorphique et circontemporel, de Pythagore à Nietzsche". Prenez aussi le livre qui a l'air le plus vieux et poussiéreux. Ouvrez les au milieu à n'importe quel page et lisez quelques pages de chacun. Ça devrait soit vous donnez des idées de trucs à dire dans votre analyse, soit vous fournir des bonnes citations juteuses et imcompréhensibles comme les profs les aiment bien. En prime, plus votre citation est incompréhensible, plus vous aurez besoin de répéter beaucoup de phrases, ce qui vous remplis rapidement beaucoup de pages! Mais attention : il faut éviter de choisir des citations au début du livre sinon le prof va se douter que vous ne l'avez pas lu.

Conclusion
Vraiment, ce n'est pas compliquer de faire un travail d'université! Il suffit de beaucoup bullshiter, de dire n'importe quoi et de faire des liens tordus avec des grands auteurs ou des philosophes célèbres. L'important est de bien expliquer et de beaucoup répéter pour que les profs niaiseux vous comprennent. Rappelez-vous de ces trucs lors de votre prochaine fin de session!

samedi 21 mars 2009

Thru You et les films de collage

Haïku::
Je t'emprunte un truc. 
À travers et contre tous. 
Faire de la musique. 

Hier, je vous parlais de comment l'internet est en train de changer, après la pellicule, la vidéo et le numérique, la manière dont on fait des films. Je vous avais dit que j'avais fait une trouvaille intéressante. La voici.
http://thru-you.com

Il s'agit d'un gars qui a créé le site ThruYou (traduction libre: à travers vous). Dans ce projet, il a ramasser une panoplie de vidéos sur youtube, qu'il a ensuite remixé et remonté pour faire des nouvelles chansons.

L'idée n'est pas particulièrement originale. D'autres gens ont fait ce genre de montage avant, en s'enregistrant plusieurs fois pour ensuite tout mettre ensemble. Mais ce qui est différent ici, c'est que le gars n'a pas pris ses vidéos à lui. Il a pris des vidéos de d'autres gens sur youtube. Des gens qui s'enregistrait tout seul et qui font maintenant parti, sans le savoir, d'un genre de "band virtuel" qui existe par la magie de youtube. Imaginez la tête qu'il feront en se voyant.

Évidemment, cela amène la question des droits d'auteur. J'en ai parlé l'autre jour dans mon billet sur Earthbound mais j'y reviens. Les gens qu'on voit dans les montages sur ThruYou ne se sont fort probablement pas fait demandé la permission avant de se faire emprunter leur vidéo ainsi. Mais c'est peut-être un très bon exemple pour montrer que les droits d'auteur sont peut-être un peu trop stricts. La preuve que, parfois, c'est peut-être mieux de ne pas s'énerver avec ça, puisque ça peut donner des résultats vraiment beaux, comme ce qu'on peut voir dans ThruYou. 

Il y a eu un mouvement similaire à une certaine époque. Certains artistes ont utilisé des retailles de pellicule, des bouts de pellicule trouvé dans les poubelles des salles de montage, pour assembler ces petits bouts d'images et de sons et en faire des nouveaux films, avec un sens nouveau que le cinéate d'origine n'avait pas prévu. Mon prof de cinéma expérimental nous en a montré quelque un dans ce genre. Il appelait ça des films de collage. C'est l'équivalent de faire un collage à partir de photos trouvés dans les magazines. Ça donne une nouvelle image qui raconte quelque chose de nouveau. Pour les films de collage, c'est la même chose. Le cinéaste fait un montage nouveau, avec un nouveau sens, à partir de pellicule trouvée. Le résultat ressemblait un peu à des vidéoclips ou à des bandes annonces de films, deux genre où le montage est prédomminant.

Il y a eu un courant similaire dans la musique. Des artistes qui reprenait des extraits de d'autres tunes pour les remixer et en faire de nouvelles chansons. Des DJ qui allaient chercher un petit extrait mélodique pour servir de trame de fond à une tune de rap par exemple. C'est d'ailleurs comme ça que beaucoup de tunes de Earthbound ont été faites, en reprenant des séquences de d'autres tunes. Le résultat est un genre d'hommage et de célébration de l'ancienne tune en la transformant en quelque chose de nouveau. C'est du recyclage vraiment.

Tout ça pour dire, allez écouter le travail de Kutiman sur son site de ThruYou. Il a repris toute une tradition de remontage audio emprunté et de remontage vidéo pour en faire un amalgame. Un genre qui n'est possible qu'avec Youtube, parce que c'est un moyen rapide de se trouver tout plein de musiciens virtuels pour peupler votre band virtuel. Faire le même travail sans Youtube aurait pris beaucoup plus de temps. C'est la force de l'internet!

Et peut-être que dans l'avenir, vous allez pouvoir dire à vos enfants : j'étais là quand ce nouveau genre a été inventé.

vendredi 20 mars 2009

L'évolution des films, de la pellicule jusqu'au numérique. Et ensuite?

Haïku::
Il est là! Voyez!
Reconnaissez le futur!
Il est dans ta face!!!

Dans mes cours de cinéma, mes profs nous montre des vieux films qui ont marqué leur temps. Des films qui ont bien vieillis et qui était innovateurs à l'époque. À cause de ça, souvent, ils continuent d'être intéressants aujourd'hui.

Dans le cas de mon cours de cinéma contemporain, on s'est rapproché du présent. On a parlé de films plus récents, qui sont tout aussi innovateurs, tout aussi bon. Mais la technologie avait de plus en plus son mot à dire. Ce n'était plus juste des films sur pellicule. À un certain moment, la vidéo est arrivée et a tout changé dans les manières de filmer. C'était le début de la télévision, dans les années 80-90 et quand on regarde les films de cette époque (et surtout les vidéoclips) on voit bien que ce n'est plus pareil. On est passé à autre chose.

Quand le numérique est arrivé, on a eu droit à encore d'autres nouveautés. Maintenant, on peut transformer les images comme on veut. C'est l'ère de photoshop. On peut prendre n'importe quelle image et en faire une autre image. On peut faire des films avec des armés de robots qui n'existent pas, comme dans Star Wars par exemple.

Maintenant, la question à laquelle mes profs ne peuvent pas répondre, c'est: "qu'est-ce qui est nouveau maintenant?". La pellicule nous a appris à faire des films. La vidéo a amené le direct et la caméra portative. Le numérique nous a donné la possibiliter de transformer nos images après avoir filmé. Mais maintenant, c'est quoi le nouveau médium? Qu'est-ce qui vient après le numérique?

Selon moi, c'est l'internet. L'internet et youtube vont nous obligé à faire des films différemment. Déjà, la télévision a changé sa façon faire ses émissions parce qu'ils se sont rendus compte que les gens préfèrent regarder des vidéos sur Youtube que de regarder Musique Plus. Des émissions comme 3600 secondes d'extases et Les pieds dans la marge sont entièrement écoutables sur youtube, découpés en petites capsules. Même Michel Gondry, réalisateur de films comme Science of Sleep, Be Kind Rewing et un paquet de vidéoclips musicaux, s'est mis à réaliser quelques petits vidéos sur Youtube comme celui où il résout un cube rubix avec ses pieds, avec son nez, etc. Lui, il a compris comment on fait des films maintenant, sur Youtube.

Tous les théoriciens du cinéma qui sont intelligents sont maintenant tournés vers l'internet et vers des sites comme Youtube pour essayer d'avoir le scoop sur ce que l'avenir nous réserve. C'est un sujet qui m'intéresse beaucoup moi aussi parce que, je l'avoue, je préfère les trucs modernes que les vieux films noir et blanc poches.

Tantôt, je suis tombé sur le site d'un artiste qui fait du nouveau avec youtube. Mais ça, je vais vous en reparler demain parce que ce billet est déjà suffisemment long comme ça.

Update:: La suite est dans Thru You et les films de collage.

vendredi 6 mars 2009

World Builder

Je viens de tomber sur ce très beau court-métrage. Je ne vous en parle pas d'avantage parce que je pense que c'est mieux de le voir sans savoir d'avance c'est quoi.

Ce que je trouve surtout très amusant, au delà du film lui même, c'est que l'histoire qu'il raconte ressemble beaucoup au genre d'histoires que je raconte dans mes scénarios. Ça me rassure, comme quoi je ne suis pas le seul à apprécier ce genre de récits.

mardi 23 décembre 2008

Le résultat de la conception sonore (de narF et son équipe)

Haïku::
Écran bucolique
film auto-référenciel
rapport désynchro



Ceux qui suivent mon twitter savent à quel point j'ai ragé en faisant le projet de conception sonore de mon cours d'esthétique du son. Le projet de départ ne m'enchantait pas énormément et nous (notre équipe de 3) avons eu quelques difficultés, surtout à cause d'un manque d'inspiration. Avec le recul, je pense que c'était normal qu'on aille trouvé que les 5 extraits proposés par le prof était plate, puisqu'un film sans son, c'est pas mal plate!

Le projet consistait à sonoriser un extrait de film (je vous en avais déjà un peu parlé), ici le début de Des ombres sur la neige, afin de créer du sens, tout en concervant le fil conducteur du cinéaste original. Mais comme on n'avait pas accès à la tête du réalisateur, on a dû trouver nous même un sens nouveau.

Puisque le film parlait d'un gars qui était un peu perdu dans sa tête et qui avait de la misère à organiser ses souvenirs, on a choisit de lui brouiller un peu les idées en saturant l'espace sonore. Et nous avons appuyé le grain et les parasites de l'image par des parasites sonores. Donc au final, je suis quand même assez fier du résultat et du travail accomplis, même si je n'aime toujours pas le film qui en résulte. M'enfin.

Qu'est-ce que vous en pensez?

mardi 4 novembre 2008

narF trouve de la neige pour l'enregistrer

Haïku::
Traîneau sur la neige
de la neige ou du gazon
Où trouver d'la neige?

Dans mon cours de conception sonore, on doit sonoriser un extrait de film. Pendant 4 jours, on avait en notre possession une valise avec un micro et tout le stock nécessaire pour faire de la prise de sons. Ça allait bien pour enregistrer la plupart des bruits nécessaires au film. Enregistrer un gars qui se retourne dans son lit ou enregistrer un frigo, c'est facile. Ce n'est pas difficile de trouver un lit ou un frigo pour les enregistrer.

Le problème, c'est qu'il y a plein de neige dans l'extrait de film. On voit des pas dans la neige, un enfant dans un traîneau, une fille qui lance de la neige. Où est-ce qu'on est supposé trouver toute cette neige?

On avait beau être la dernière équipe à partir avec les micros, être l'équipe la plus proche de l'hiver, il n'y avait pas de neige. Celle qui était tombée la semaine passé avait fondue instantanément.

Et là je vous demande. Quelle était la probabilité qu'on réussisse à trouver de la neige à Repen? Il n'y en avait nul part bien sûr. Alors qu'elle était la probabilité qu'on trouve de la neige dans mon congélateur?!

C'est mon père qui y a pensé. Il nous voyait en pleine discussion pour essayer de trouver un bruit qui pourrait ressembler à des pas dans la neige. Du sable? Du papier saranwrap?

"On a de la neige dans le congélateur si vous voulez."
"Quoi?!"
"Ben oui. Ça traîne là depuis l'hiver passé. Ça prend toute la place dans le congélateur"

Et en effet, ma soeur avait fait une collection de neige. Deux gros plats de plastique remplis de neige "pour faire de la tire d'érable en été". Ça fait 2 ans qu'elle fait ça. Et j'avoue que c'est hot de manger de la vraie tire sur la neige en plein été. Or, cette année, on ne l'avait pas utilisée.

On était super content! On avait finalement de la neige authentique et un traîneau authentique et identique à celui du film. Sauf que...

Sauf que même si on avait 2 gros plats de plastique de neige, quand on essaye de l'étendre par terre dans le gazon, ce n'est pas très grand.

Trois grands tapons, avec tout un kit de micro, à faire passer un traîneau dans un demi mètre-carré de neige sur le gazon. Pathétique oui merci.

Au moins, le son était bon. Le prof va nous trouver hot. On va être la seule équipe à avoir de l'authentique neige dans notre film! Oh yeah!

lundi 29 septembre 2008

narF fait du grand art!!! C'est ma prof qui l'a dit!

Haïku::
un film amateur
référence au locuteur
devient artistique!!!

C'est assez incroyable. Ma prof de théorie du cinéma vient de m'apprendre que... notre film de brigade était une oeuvre hautement artistique. WHAT?!?

En effet, sans s'en rendre compte, on a utilisé tout plein de marqueurs d'autoréférencialité. Pardon?!

Dans le cours, la prof a parlé de tous les moyens possibles qu'un film peut utiliser pour nous faire prendre conscience qu'on est en train de regarder un film. Par exemple, dans le film d'Orson Welles, The Magnificent Ambersons, il montre les créateurs du film (scénariste, caméraman, etc) et s'auto-présente en tant que voix du narrateur. Évidemment, c'est très bizarre à regarder parce que justement, ça nous fait sortir de l'histoire.

C'est la même chose pour les regards-caméra ou les acteurs qui parlent en apparté. Comme le gars dans À bout de souffle de Godard qui dit au spectateur :: "Si vous n'aimez pas la mer, si vous n'aimez pas la montagne, si vous n'aimez pas les ville, allez vous faire foutre!"

Et vous savez quoi? Je me suis rendu compte que notre film, Brigade Wars: La revange des momies-fantôme-clown est remplis d'auto-référencialité! C'est hot hein?

Voici ceux dont je me rappelle::

D'abord, on a plein de regards-caméra tout le temps. J'avais beau passer mon temps à répéter tout le temps aux acteurs de ne jamais regarder la caméra, ils le faisaient pareil parce qu'en fait, c'est moi qu'ils regardaient, en attendant que je leur disent si la scène était bonne ou s'ils devaient encore recommencer.

Ensuite, on a plein de bruit nowhere. Dès le début du film, pendant le silence de la première scène, on entend An-Soft qui chante parce qu'elle s'ennuyait. Ou alors, plus tard, on entend Guipon qui me demande "Qu'est-ce que tu fais? ... Qu'est-ce tu fais??? ...... -Un pan". Ou alors on entend tout le temps les gens qui étaient à otakuthon parce qu'on ne pouvait pas leur demander de se taire!

On a aussi mis de l'avant tout le procéssus technique de tournage. Genre qu'on entend la caméra bouger parce que j'avais des grelots sur mes souliers. Genre qu'on m'entend crier "action!" ou donner des directives aux acteurs. Et j'ai aussi laisser un paquet de cochoneries dans le montage (des plans laids et/ou raté) pour qu'on le remarque. Tout ça, ça fait en sorte que le spectateur prend conscience qu'il est en train de regarder un film et que tout est faux.

On a même des références vers d'autre films! Jack Lee le pirate-ninja est précisément une référence à Jack Sparow le pirate et à Jack Lee le ninja. Et notre générique-sur-fond-de-danse-d'haruhi-nowhere est justement une référence à Haruhi, qui a été notre source d'inspiration et qui nous a donné l'idée de faire ce fim amateur dans lequel on peut voir les traces du tournage.

Sérieux, la seule chose qui nous manque pour avoir tous les procédés d'auto-référencialité, c'est les marqueur de référence au public. Il aurait alors fallu montrer quelqu'un en train de regarder notre film sur youtube. Et.... ben en fait, j'ai déjà fait un vidéo de ça, un film où quelqu'un fait une version bootleg de notre film. Mais je ne l'ai jamais publié.

Évidemment, ce qu'on constate ici, c'est que tout ces marqueurs qui font que notre film est hot sur le plan artistique (faire de l'autoréférencialité était très à la mode dans les années 60), font en sorte que notre film est considéré "poche" par notre public. Parce que pour faire un "bon" film, il faut réussir à cacher entièrement toute l'artificialité du film, tout ce qui peut faire décrocher le spectateur. Il faut absolument le bercer et le cajoler pour ne pas qu'il se rende compte qu'il est en train de regarder un film. Et clairement, ceux qui ont vu le film à notre panel de brigade n'ont pas compris ça. Ils l'ont trouvé poche, ce qui prouve justement qu'ils n'ont pas compris que c'était ça le but (d'être poche).

Parce qu'au fond, ce film, ce n'est pas un film qui raconte l'histoire d'un princesse qui recherche un artéfact magique. C'est un film qui raconte l'histoire d'une Brigade SnW qui a tourné un film poche à Otakuthon. C'est ça la vraie histoire du film.

Sérieux, notre film, c'est du grand art!


PS: Non, je ne me crois pas vraiment lorsque je dis que notre film était du grand art. C'était de la luck plus que d'autre chose...

samedi 19 avril 2008

Oli joue à Earthbound avec narF (qui crie et pense à Godard)

Haïku::
Crier pour parler
Prendre la peine de mettre des noms
Manette dans la main

Ces derniers temps, mon blogue est devenu plutôt ennuyeux à cause du peu de billets produit(fin de session oblige) et de la faible qualité (juste un gros paquet de plugs de Brigade SnW) de ceux-ci. J'ai donc envie de remédier à la situation, probablement inspiré par les giga-méga-longs billets de mon idole du mois, Tim Rogers.

* * *

Aujourd'hui, je suis allé chez Oli pour jouer à Earthbound. Mais pour savoir pourquoi, il faut remonter 2 semaines dans le passé.

Mon histoire commence quand le prof de mon cours de Cinéma et Télévision nous a souligné un petit détail dans l'oeuvre de Godard pour la télévision France Tour Détour Deux Enfants. Dans cette série télé, Godard s'est amusé à interviewer des enfants du primaire et à leur poser des questions super complexes à saveur philosophique. Le but c'était de les voir réfléchir pour "montrer que l'école et la famille sont comme des prisons pour l'esprit". Bon, peu importe si la théorie de Godard sur les écoles est fondée, ou même, peu importe si les analystes disent vrais lorsqu'il voient cet aspect politique dans l'oeuvre de Godard, l'important c'est que mon prof nous a souligné un petit détail à propos des entrevues des enfants. En effet, il s'agit d'entrevues de genre 10 minutes qui sont présentées sans aucune coupes. Jamais la caméra ne bouge. Tout ce qu'on voit c'est un gros plan du visage de l'enfant. Et surtout, on ne voit pas le journaliste (Godard) poser les questions. Selon le prof, c'est un moyen de faire que les gens écoute la télévision, pas juste la regarder. Et ça m'a fait réfléchir.

Quand est venu le temps de choisir un sujet pour faire mon travail de recherche pour ce cours là, je savais que je voulais le faire sur France Tour Détour (parce que je l'ai vraiment aimé quand je l'ai écouté) mais comme j'ai besoin de vraiment beaucoup de motivation pour faire mes travaux de session (surtout dans un cours plus ou moins plate comme celui là), je savais que je devais trouver un moyen de rendre mon travail intéressant. Et quand je dis intéressant, je ne veux pas juste dire intéressant pour mon lecteur. Je veux bien sûr dire intéressant pour moi de l'écrire.

Forcer le public à écouter. Je me disais : messemble que j'ai déjà lu ça quelque part. Et puis ma mémoire trou-noire s'est souvenue. Shigesato Itoi, le créateur de Earthbound, a fait quelque chose de similaire dans Mother 3. Et ce que je me souvenait d'avoir lu, c'était mon propre billet de blogue. Dans Mother 3, Itoi a travaillé fort pour que la musique soit vraiment hot. Mais comme le jeu est sur gameboy advance, il fallait trouver un moyen pour convaincre les gens de brancher des écouteurs pour bien entendre cette musique. Mais comme on le sait, personne ne branche d'écouteurs pour jouer, sauf genre moi. Le défi était de taille, mais Itoi étant le génie qu'il est, il a su trouver. Son idée brillante consiste à rendre le personnage plus fort lorsqu'on écoute la musique. Lors que nos personnages attaquent, on peut appuyer sur un bouton en tapant le tempo de la musique pour multiplier les attaques et faire des gros combos. C'est tout simple mais c'est impossible de réussir ces combos sans écouter la musique. Et bien sûr, la musique s'amuse à nous narguer. Les boss ont des tunes avec des tempos changeants, ou bien certains ennemis ont des pouvoirs magiques pour arrêter ou accélérer la musique. Question de rajouter du challenge. Évidemment, le jeu est parfaitement jouable sans écouteurs et sans écouter la musique, donc sans profiter des combos. Mais c'est pas mal plus dur!

J'ai donc fait mon travail de cinéma et télévision en parlant de cet aspect de Mother 3. J'ai aussi (surtout) parlé de Earthbound et de comment les jeux vidéos indépendants devraient s'inspirer du cinéma indépendant/d'auteur. Earthbound étant un des très très rares jeux qui peuvent être considéré comme un "jeu d'auteur", la comparaison était intéressante.

Évidemment, pour faire mon travail, j'ai dû me replonger dans le jeu. Et comme je n'avais pas le temps d'y jouer (j'étais à la dernière minute pour faire mon travail, il était à remettre dans 2 jours), j'ai dû trouver des infos sur internet. J'ai ressorti des vieux articles que j'avais lus il y a longtemps à propos de Earthbound et Mother 3 (tous écrit par mon idole Tim Rogers, attention, ils sont pleins de spoilers!). Mais comme on peut s'y attendre, lire des articles sur Earthbound m'a vraiment donné envie d'y rejouer! Mais je ne pouvais absolument pas! Quelle torture! J'avais encore 2 travaux de session à écrire, 13 pages au total! Je me suis donc promis d'y jouer dès que la session allait être fini. Mais j'ai eu une idée encore plus brillante!

Ceux qui connaissent Oli savent à quel point il est paresseux. En février 2006, on avait organisé un Mob chez lui. C'était peu de temps après que j'ai lu l'article à propos de Earthbound, l'article qui m'avais convaincu de rejouer au jeu en lisant les dialogues à voix haute (ce qui rend le jeu 195% plus hot). Donc évidemment, on avait parler de Earthbound durant tout le foutu mob! Ce qui a convaincu tous les gens présents (Oli, Dhovid, Pierrot) de jouer au jeu. Et Oli y a joué. Il s'est rendu à la place où il faut effacer une statue géante de crayon qui nous bloque le chemin -- l'effacer avec une efface à crayon évidemment -- et ensuite il a oublié et son ordi a explosé et il a perdu sa save. Comme il est paresseux, il n'a jamais rejoué. Cette semaine, mon plan machiavélique était donc extrêmement simple : combiner mon envie de rejouer à Earthbound et pousser dans le cul à Oli pour qu'il continue de jouer. J'ai donc appelé Oli ::

-Est-ce que tu as encore ta save de Earthbound?
-Non, c'était sur mon vieil ordi et il a explosé. Pourquoi tu veux ça?
-Oli, t'as une TV toi?
-Ben ghe! Mais c'est quoi le rapport?
-T'as une prise S-Video sur ta TV?
-Ouais pourquoi?
-Est-ce que tu trouves ça confortable les manettes de PS2?
-Euh ouais mais de quoi tu parles?
-Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui?
-Euh.....
-Je m'en viens chez vous!
-Hein?

Et c'est ainsi que je me suis ramassé chez Oli pour jouer à Earthbound. Ou devrais-je dire : pour que Oli puisse jouer à Earthbound pendant que narF était occupé à lire les dialogues à haute-voix. Ou peut-être qu'on devrait dire "occupé à crier les dialogues"? On avait mis la musique dans le tapis...

On s'est forcé pour faire une game vraiment hot. On a pris le temps de soigneusement rentrer les noms des personnages. Oli était bien sûr le personnage principale. La fille a été remplacée par Jo(josiane ne rentrait pas en 5 lettres). Le nerds à lunette et génie inventeur était... narF. Et Dhovid joue le rôle du prince Poo. Avec de la "Lasagn"(sic) comme bouffe préférée, "Chat" pour le nom du chien et "Raison" pour la chose préférée. Parce que Oli a toujours raison, c'est bien connu!

Le Chat (Simon, de la Brigade SnW) est venu nous rejoindre après un bout. Genre lorsque BuzzBuzz fait son apparition ("A bee I am... not."). Il a joué pendant un boutte. Lui ne connaissait pas le jeu, il a trouvé ça cool. Moi j'étais occupé à faire les voix des dialogues et Oli était crampé de rire. C'était hot. Sauf qu'on a tellement niaisé qu'on ne s'est même pas rendu au premier boss.

Je leur ai raconté des choses à propos de la suite du jeu, raconté à quel point Mother 3 est hot. Je les ai aussi mis en garde contre Earthbound : "Là, c'est drôle et sympatique comme jeu mais plus tard, ouch! Ça fesse. Ça vient te chercher direct là." C'est vrai. Earthbound, y'a un comme un câble qui vient le relier direct à ton coeur. C'est weird.

Oli et Le Chat sont parti au cinéma voir Dans une Galaxie. Moi je suis retourné chez nous pour découvrir que, contre toute attente, tout ma famille étaient devant la télé à écouter le hockey. C'est weird ça aussi.

Bon, je suis fatigué.