Petite réflexion à propos des facebooks, des twitters et des médias sociaux en général.
Les gens qui ne sont pas trop sur facebook et twitter disent souvent que ça ne sert à rien. «Je m'en fous de savoir que untel viens de manger un sandwich ou qu'il est aux toilettes!»
Ok c'est vrai. Effectivement, si y'a une personne qui fait juste parler de trucs trop personnels ou de faible intérêt, ce n'est pas très captivant. C'est pourquoi les gens que je vais suivre sont tous des gens qui font des choses passionnantes: des développeurs de jeux indies, des artistes, des auteurs, des bédéistes, des journalistes. Ces gens-là vont très souvent poster des liens vers des articles intéressants, des petits jeux flash sympathiques, des webcomics ou autres. Ils montrent les trucs qui ont piqué leur curiosité et, à notre tour, on peut trouver ça intéressant nous aussi. Toujours plein de trouvailles sympathiques.
C'est sûr qu'on peut aussi utiliser twitter pour suivre des sites de nouvelles ou des personnalités publiques "sérieuses". Là tu peux être garanti que tu n'auras pas de messages insignifiants à propos de ce qu'ils sont en train de manger ou du fait qu'ils s'ennuient et que la vie est déprimante ou whatever. Quand Obama ou La Presse écrivent sur twitter, c'est du sérieux.
Mais justement... c'est aussi ce qui fait que c'est un peu plate.
C'est particulièrement vrai avec les politiciens ou les comptes des compagnies. Ils écrivent toujours des trucs sérieux. Ils parlent uniquement d'eux-même. À un point où on pourrait se demander si c'est réellement eux qui écrivent ou si c'est pas un agent de marketing. Et là, ça devient vraiment achalant.
Ce qui est bien avec les médias sociaux par rapport aux médias traditionnels, c'est que c'est beaucoup plus personnel. Nos vedettes qui communiquent uniquement au travers de leur agent ou leur firme marketing dans les médias traditionnel peuvent se lâcher lousse sur les médias sociaux. Ils peuvent se permettre des petits commentaires personnels. Ils peuvent se permettre de parler d'autres artistes qui les intéressent.
Tout ça, ça rend les choses beaucoup plus humaines.
Peut-être que c'est pas méga top passionnant quand Guy A. Lepage poste une photo de son assiette de bouffe au resto, mais au moins, tu peux être sûr que c'est pas un agent ou une firme marketting (ou pire: un bot automatique!) qui vient d'écrire ça.
Les médias sociaux, ça ramène le côté humain que les actualités des médias traditionnels ont aseptisé. Et ça, ça rend les choses beaucoup plus intéressantes. J'aime!
Mise à jour (13 mai): Il semblerait que mes petites réflexions soient en réalité une idée bien ancré dans le domaine. Je viens de lire ça [Think tank: the importance of being honest], qui reprend exactement ce que j'avais en tête.
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mardi 8 mai 2012
mercredi 29 février 2012
Conférence de Capy à l'IGDA
Ce soir encore, l'IGDA organisait une conférence à la SAT. Cette fois, c'était les 2 fondateurs de Capy (Clash of Heroes, Sword and Sworcery et Critter Crunch) qui sont venu de Toronto pour nous jaser de leur expérience. En particulier, ils ont focussé sur un aspect important de l'industrie du jeux vidéo : l'art de se faire des contacts en buvant des bières!
En soit, le sujet n'est pas nouveau. Se faire des contacts, c'est la base de presque n'importe quelle job. Mais alors que bien des conférenciers vont simplement dire que c'est important d'avoir un bon réseau de contacts, les deux gars de Capy ont expliqué comment faire pour le créer.
Pour quelqu'un qui débute dans l'industrie et qui ne connait pas beaucoup de gens, se faire dire qu'il faut absolument avoir des contacts pour percer peut être plutôt effrayant. C'est dur de connaître des gens quand on ne connait personne. Ce que les gars de Capy ont expliquer, c'est qu'il faut dédramatiser la patente. C'est parfaitement faisable et même recommandé d'aller boire des bières ou prendre un lunch avec nos développeurs idoles indépendant ou non. C'est comme ça qu'on peut rencontrer des gens cools et peut-être devenir ami avec eux. Et c'est en se faisant plein d'amis qu'on se fait des contacts. Et ces amis là vont pouvoir nous aider quand on va être dans la merde et qu'on va avoir besoin de conseils.
Faut pas voir les contacts comme des outils ou des ressources. Il faut les voir comme des amis. C'est ces amis là qui vont vouloir embarquer dans le projet. C'est ces amis-là qui vont venir travailler avec vous. C'est ces amis-là qui vont se faire ambassadeur du projet et qui vont en parler à leurs amis. C'est ces amis-là qui vont vous dégotter des contrats. En étant honnête dans la relation, on construisant sur la confiance des gens, on peut s'assurer qu'ils vont être d'autant plus impliqué dans le projet et moins susceptible de nous abandonner. Et c'est la même chose avec les journalistes. C'est pas en envoyant des communiqués de presse bullshit qu'on va convaincre un journaliste de parler de nous. C'est en étant ami avec.
Comme j'ai dit, c'est rien de nouveau. C'est tout des choses que je savais déjà. Mais j'ai aimé comment ils ont dédramatisé la chose. Je suis sûr que ça va convaincre du monde qui ne sont pas trop fort sur le social à se lancer. C'est comme jaser avec ses chums.
jeudi 6 octobre 2011
Steve Jobs 1955-2011
Hier, j'ai été triste d'apprendre le décès de Steve Jobs. Encore une autre personne a avoir été emporté par le foutu cancer. Et aussi, perdre un mentor, ça fait quelque chose...
C'était un vrai de vrai perfectionniste et un designer méticuleux. En design, il est facile de tomber dans le panneau de la beauté du produit au détriment de son utilisabilité. Ou vice-versa. Ce gars-là m'a appris qu'on pouvait réussir à combiner les deux si on y met suffisamment d'efforts.
Quelqu'un sur twitter a ressorti ce vidéo d'une présentation qu'il a faite en 2005. C'est drôle et touchant en même temps, et parfaitement bien approprié.
Bye bye, monsieur mon mentor. Je vais tâcher de ne pas oublier!
C'était un vrai de vrai perfectionniste et un designer méticuleux. En design, il est facile de tomber dans le panneau de la beauté du produit au détriment de son utilisabilité. Ou vice-versa. Ce gars-là m'a appris qu'on pouvait réussir à combiner les deux si on y met suffisamment d'efforts.
Quelqu'un sur twitter a ressorti ce vidéo d'une présentation qu'il a faite en 2005. C'est drôle et touchant en même temps, et parfaitement bien approprié.
* * *
Bye bye, monsieur mon mentor. Je vais tâcher de ne pas oublier!
samedi 21 mai 2011
Sortir dehors
J'ai toujours dit que le soleil me donnait mal à la tête. C'était mon excuse pour ne jamais sortir dehors.
Depuis, j'ai essayé le cinéma 3D et le Nintendo 3DS et ça me donne mal à la tête aussi.
Finalement, ce n'est pas le soleil qui me donne mal à la tête: c'est le fait que le monde extérieur est en 3D.
Depuis, j'ai essayé le cinéma 3D et le Nintendo 3DS et ça me donne mal à la tête aussi.
Finalement, ce n'est pas le soleil qui me donne mal à la tête: c'est le fait que le monde extérieur est en 3D.
dimanche 10 avril 2011
Les pâtes de troll
Moi et mon frère, on a réalisé un chef-d'oeuvre! Une recette de spaghettis qui sont SUUUUPERS durs à manger!
Tu essayes de les enrouler sur ta fourchette: ça va tout croche. Tu essayes de les aspirer: ça marche pas et tu manques de t'étouffer. Tu essayes de les soulever avec ta fourchette: c'est trop long!
Les pâtes de troll! IMPOSSIBLE À MANGER! (parfait pour troller vos amis!) :P
La recette n'est pas compliquée. Il suffit de prendre:
Tu essayes de les enrouler sur ta fourchette: ça va tout croche. Tu essayes de les aspirer: ça marche pas et tu manques de t'étouffer. Tu essayes de les soulever avec ta fourchette: c'est trop long!
Les pâtes de troll! IMPOSSIBLE À MANGER! (parfait pour troller vos amis!) :P
La recette n'est pas compliquée. Il suffit de prendre:
- 1 portion de spaghettis longs
- Facultatif: Si vous avez des spaghettis extra-longs comme dans les restaurants, c'est encore mieux!
- 1 portion de macaronis longs (ça ressemble à des spaghettis mais c'est creux au centre)
- Autant de portions de spaghettis courts qu'il faut pour avoir assez de pâtes pour tout le monde (il suffit de casser les spaghettis en deux avec vos mains)
Et maintenant, voici le secret:
Étant donné que la majorité des spaghettis sont cassés en deux, votre sujet va commencer à les manger et ce sera suffisamment facile pour ne pas avoir besoin de les couper dans son assiette (tsé genre comme votre grand-mère fait quand elle en mange!). Sauf que là, les spaghettis longs vont commencer à apparaître pis ça va être rendu trop long pour les manger. Alors le sujet va essayer de les aspirer... MAIS IL NE POURRA PAS! Les macaronis longs sont impossible à aspirer à cause du trou au centre. C'est comme si vous essayiez d'aspirer une paille: ça fait juste aspirer l'air au centre.
Servez les pâtes de troll à vos convives et regardez les se débattre en envoyant de la sauce tomate partout! :D (assurez vous de ne pas être celui qui doit faire le ménage après!)
[Source photo: Le meatball spaghetti monster, parce que je suis sûr qu'il approuverait cette idée!]
vendredi 18 mars 2011
Une petite lettre au CRTC
Le CRTC veut permettre aux compagnies d'internet de facturer encore plus cher, en leur permettant de facturer un prix (genre 2 à 4$) pour chaque gigaoctets téléchargés. C'est une décision bête qui va tuer toutes les petites compagnies d'internet et permettre aux géants Bell et Vidéotron d'empocher encore plus.
Le CRTC est récemment revenu sur sa décision en disant «qu'il allait y penser» et qu'il allait tenir des consultations. C'est donc l'occasion de leur faire savoir ce qu'on veut, c'est à dire un internet libre.
Sur le site d'Open Média, vous pouvez remplir un petit formulaire pour envoyer une lettre au CRTC. Il y a même une lettre pré-écrite que vous n'avez qu'à signer et cliquer pour envoyer. Moi, j'ai voulu faire un peu différent et j'ai écris ma propre lettre. Je vous la recopie ici:
Le CRTC est récemment revenu sur sa décision en disant «qu'il allait y penser» et qu'il allait tenir des consultations. C'est donc l'occasion de leur faire savoir ce qu'on veut, c'est à dire un internet libre.
Sur le site d'Open Média, vous pouvez remplir un petit formulaire pour envoyer une lettre au CRTC. Il y a même une lettre pré-écrite que vous n'avez qu'à signer et cliquer pour envoyer. Moi, j'ai voulu faire un peu différent et j'ai écris ma propre lettre. Je vous la recopie ici:
Bonjour,
Radio-Canada a eu un coup de génie en offrant leur service Tou.TV où on peut visionner toutes leurs émissions en ligne. L'Office Nationale du Film (ONF) a aussi mis la majorité de son contenu en ligne pour qu'on puisse le voir de partout gratuitement.
À quoi sert leurs démarches, à quoi sert d'offrir tout ce contenu «gratuitement», si c'est pour devoir payer ensuite des frais aux compagnies d'internet? Pour voir ces films et ces émissions, est-ce qu'il faudrait que je paye les compagnies d'internet plutôt que les sites qui produisent le contenu? C'est un peu ridicule, non?
L'avenir des médias passe par l'internet. Si je veux regarder des émissions de télé, je les télécharge sur iTunes ou sur Netflix. Si je veux jouer à des jeux vidéos, je les télécharge sur Xbox, sur PlayStation ou sur ordinateur en passant directement par les boutiques en ligne de Microsoft, Sony ou Steam. Si je veux écouter de la musique, je peux l'acheter et la télécharger directement sur le site de l'artiste. Je peux faire tout cela grâce à l'internet.
Je ne suis pas un pirate. Je me fais un point d'honneur de payer le juste prix pour tout ce que je veux télécharger. Je veux que les artistes récoltent l'argent que je leur paye. Je ne VEUX PAS que les compagnies d'internet récoltent cet argent à la place. On les paye déjà bien assez cher à chaque mois.
Merci,
Francis Sheridan Paré
lundi 14 mars 2011
Ce soir, je me couche tôt.
Et là tu te dis: «Bon, ça fait 3 soirs que je dors pas. Ce soir, faut que je me couche de bonne heure pour essayer de rattrapper tout ça!»
Mais là évidemment, tu vas checker tes courriels. Pis après ça, tu te dis «ooooooh, juste 2 minutes.... Je vais aller sur Facebook juste 2 minutes». Tsé genre tu te fait une promesse à toi-même.
Pis là, soudainement, y'a 1 heure qui vient de disparaître, pis t'es en train de cliquer sur ta vache... Faque là c'est genre toi avec le poing levé au ciel qui crie «CURSE YOU FACEBOOK!!!!!»
mais tsé, tu vas quand même jouer une game de Bejeweled...
Mais là évidemment, tu vas checker tes courriels. Pis après ça, tu te dis «ooooooh, juste 2 minutes.... Je vais aller sur Facebook juste 2 minutes». Tsé genre tu te fait une promesse à toi-même.
Pis là, soudainement, y'a 1 heure qui vient de disparaître, pis t'es en train de cliquer sur ta vache... Faque là c'est genre toi avec le poing levé au ciel qui crie «CURSE YOU FACEBOOK!!!!!»
mais tsé, tu vas quand même jouer une game de Bejeweled...
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dimanche 18 avril 2010
C'est l'histoire qui compte
Je viens de lire un petit billet sur des trucs à respecter ou à éviter quand on écrit de la fiction. La liste est loin d'être exaustive et ce n'est certainement pas un cours sur comment devenir écrivain, mais c'est quand même 5 petits conseils pratiques qu'il est bon de garder en tête.
Selon moi, le plus important est le deuxième:
Allez lire le reste, c'est très inspirant.
Selon moi, le plus important est le deuxième:
2. C’est l’histoire qui comptehttp://barclayfortin.blogspot.com/2010/03/cinq-regles.html
Quand j’étais jeune et que je voulais devenir écrivain, je n’avais pas du tout envie de «raconter des histoires»… comme à peu près tous les jeunes qui veulent devenir écrivain. Une histoire, c’était un carcan, une mécanique artificielle à laquelle il fallait renoncer pour exprimer ses états d’âme et la réalité de la vie. Maintenant, je pense que tout texte de fiction est essentiellement «dramatique» – dans le sens où ce sont les événements vécus par les personnages qui ont le plus de signification. Décider de «ce qui se passe» dans notre histoire, c’est notre plus grande responsabilité et notre la plus grande opportunité d’expression. Et si on y renonce en racontant une histoire où il ne se passe «rien» ou «pas grand chose», ce «rien» ou ce «pas grand chose» est l’élément le plus significatif de notre œuvre.
Allez lire le reste, c'est très inspirant.
lundi 29 mars 2010
Stimuler la créativité et optimiser son temps: Deux textes à lire!
C'est très difficile d'être productif dans un domaine artistique. Il faut stimuler l'inspiration et la créativité et ça, ce n'est pas facile. Voici deux textes qui peuvent vous aider dans ce domaine.
Making games faster
Puisque les journées n'ont pas une durée infinie, il faut savoir organiser son temps. Ou plutôt, il faut apprendre à ne pas perdre du temps. Malheureusement, l'internet est une grande source de distraction et c'est sans compter les contre-temps et empêchements au bureau (réunions, appels téléphoniques, etc.) qui viennent nous distraire encore plus. Heureusement, il existe des solutions et ce n'est pas aussi compliqué qu'on pourrait le croire. Il s'agit simplement de prendre quelques bonnes habitudes. Le texte parle d'un studio de jeux vidéos qui a réussi à faire beaucoup plus, tout en réduisant les heures de travail de ses employés. Ça parle de jeux vidéos, mais vraiment, ça pourrait s'appliquer à n'importe quelle entreprise où la créativité est importante.
The first part of their theory is that we really only get about 2 hours of seriously focused, amazing-quality work per day--if we're lucky. There are so many distractions and blockers, so many times when you're too tired or hungry or upset about something, or whatever. Knowledge work, as it's called, is the type of thing where you could spend 20 hours on a problem and not solve it, but just *one* hour of your fully charged genius-time could solve it.http://www.sirlin.net/blog/2009/11/5/making-games-faster.html
Less talk, More rock!
Ensuite, un autre texte qui parle de comment faire des bons jeux, avec du bon game design. Un des problèmes qu'on peut avoir quand on a un éclair de génie, c'est qu'il faut l'expliquer en mot. Or, il y a des choses qui s'expriment que très difficilement en mots:: les émotions et les sentiments par exemple. Malheureusement, de plus en plus, les studios de jeux accordent trop d'importance aux mots. Ils veulent faire des jeux qui vont plaire à leur public cible, même lorsque le public cible ne sait pas vraiment ce qu'il veut. L'auteur parle aussi de comment la surabondance de mots dans un jeu (en dialogues, en texte écrit ou en tutoriels interminables) vient nuire aux émotions que le joueur pourrait ressentir.
Go right from the inspiration -- the vision -- to actually making it. Don't think it through. Don't talk about it. Don't plan it. Dive in and start making it happen. If you do that -- if you can start rocking -- you'll get some momentum, and when you have some momentum then the project has a chance, because now you're into it. It's going somewhere, it's tangible. Sure, you'll still run up against problems to solve and decisions to make, but you'll approach these in the moment and solve them in the moment.http://www.boingboing.net/features/morerock.html
S'il y en a parmi mes lecteurs qui s'intéressent au design de jeux, vous devriez absolument lire ces 2 textes. Si vous êtes un artiste dans un autre domaine, vous devriez aussi les lire, mais vous devrez faire l'effort de transposer les notions vers votre domaine.
Bonne lecture!
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samedi 27 mars 2010
Inquiétude dans la nuit : la différence entre suspense et surprise
Hitchcock expliquait le suspense de cette façon: Si deux personnes dînent à une table et que, rendu au dessert, une bombe explose sous la table, c'est de la surprise. Si une bombe est cachée sous une table à laquelle deux personnes viennent manger et qu'ils discutent de trucs anodins sans savoir qu'il y a une bombe (mais que nous on le sait), c'est du suspense. La différence, c'est que, dans le deuxième cas, le spectateur en sait plus que les personnages. Il sait ce qui pourrait leur arriver et s'inquiètent pour eux.
Maintenant que vous savez cette notion de base de narratologie, allez lire ce comicstrip sur Buttersafe.
Maintenant que vous savez cette notion de base de narratologie, allez lire ce comicstrip sur Buttersafe.
lundi 18 janvier 2010
Ventilateur et Hélicoptère
Si jamais vous êtes un peu confus pour reconnaître les différences entre un hélicoptère et un ventilateur de plafond, l'internet arrive à votre rescousse avec ce guide pratique.
J'espère que c'est plus clair maintenant.
Oh, je viens juste de voir que c'est en espagnol en plus. Là tout le monde va être encore plus mêlé!
mercredi 9 septembre 2009
Les plans
J'avais lu un livre à propos de comment les humains font pour prévoir le futur. Le livre disait qu'on arrivait à anticiper l'avenir à l'aide de 2 trucs : les buts et les plans. Chaque personnes a plusieurs buts à atteindre. Par exemple, on peut avoir comme but de devenir riche et d'atteindre le bonheur mais aussi des plus petits buts comme réussir à se faire un café le matin sans s'endormir en chemin. Pour atteindre ces buts, on élabore des plans en découpant les tâches à accomplir en plus petits buts. Par exemple, on sait que pour faire un café, il faut d'abord sortir une tasse (ça c'est un sous-but), ou que pour devenir riche, il faut trouver un bon emplois(c'est un sous-but aussi). Avec une bonne anticipation et un bon plan, on peut réussir à réaliser nos buts. Ou nos rêves si vous préférez.
Autre exemple : durant une guerre. Chaque armée a un plan et c'est dans l'exécution de ce plan-là que la victoire pourra être atteinte. Rien n'empêche évidemment de changer le plan en cours de route. Un plan, c'est juste le parcours qu'on se fait dans notre tête pour prévoir l'avenir. Si le présent est changé (par exemple, si on n'a plus de munitions pour combattre) alors on change le plan pour en trouver un autre qui nous offre le plus de chance de succès. Ou le moins de pertes en vies humaines, si la situation devient désespérée.
Ainsi donc, c'est très normal de faire des plans. On en fait tout les jours sans même y penser. Même dans les relations humaines, on fait des plans. Si on veut se faire des nouveaux amis, on élabore des plans pour s'arranger pour être en contact avec beaucoup de gens. Si on veut récupérer une amitié perdue, on va faire un plan aussi, idéalement en s'arrangeant pour parler à la personne et peut-être en lui demandant pardon. Même chose si on veut avoir une augmentation de salaire : on va faire un plan pour s'arranger pour bien travailler efficacement sous l'oeil du boss pour ensuite faire paraître notre demande comme raisonnable.
Ce qu'on constate, c'est que les plans sont toujours quelque chose de personnel, et je dirais même d'égocentrique. Après tout, les plans qu'on élabore servent d'abord et avant tout à réaliser nos buts, c'est à dire nos désirs personnels.
Et c'est là le problème. Pour quelqu'un ayant un sens moral peut-être un peu trop extrême, ça devient carrément une mission impossible. Il y a des fois où j'ai l'impression d'être un chef militaire qui élabore un plan pour gagner une guerre. Sauf que moi, je veux pas gagner un territoire ou une possession, je veux juste gagner un peu de l'....................................... et ça s'adonne que c'est presque aussi difficile à obtenir, on dirait. J'essaye de me convaincre que c'est normal de devoir faire des plans pour ça, mais en même temps, je me sens mal de devoir faire tout ça. Je n'ai pas beaucoup l'esprit guerrier, ni l'esprit de compétition. Une guerre, c'est sale, c'est pas gentil. Et mon but n'est certainement pas aussi dévalorisant. On pourrait presque dire que c'est une noble cause. N'empêche, je m'en fais trop avec ça, comme d'habitude...
mardi 1 septembre 2009
Si quelqu'un vous dit que vous êtes "king of pron", n'en déduisez pas que vous être le roi de la prononciation
Genre, surtout si c'est écrit "pr0n".
dimanche 23 août 2009
Précision scientifique et incertitude
La précision scientifique, c'est vraiment bien. Ça a l'avantage d'être ordonné, prévisible, organisé et clair.
L'incertitude quantique, ça c'est drôle. On n'y comprend rien mais c'est amusant parce qu'on peut s'imaginer que ça mène à la téléportation, au dédoublement et aux folies de la physique.
Mais l'incertitude de la vraie vie, ça c'est moins cool. Les émotions et toutes ces affaires-là, foutu que c'est compliqué!
mercredi 22 juillet 2009
C'est impossible d'être original!
(cet article fait un peu suite à un autre que j'ai écrit précédemment)
C'est impossible d'être original! Ça c'est un point que j'ai souvent bien de la difficulter à discuter avec les gens, parce que personne ne me crois jamais. Tu auras beau essayer autant que tu veux, tous a déjà été fait par quelqu'un d'autre avant toi. Quelqu'un, quelque part a eu la même idée que toi. C'est plate mais c'est comme ça. Si tu ne l'accepte pas, tu vas t'enfermer dans une impasse. J'étais comme ça au début. Je voulais faire des trucs entièrement original. J'essayais du plus que je pouvais de ne rien copier. Et donc, tout ce que je faisais était soit très mauvais ou très copié sur quelque chose d'autre que je ne connaissais pas.
Alors moi, je préfère être au courant de ce que je copie, pour au moins essayer d'être différent. Si je ne peux pas être entièrement original, alors je vais au moins essayer de me démarquer. C'est pour ça que j'aime voir le plus d'oeuvres possible. Le plus de variété que j'expérimente (en voyant beaucoup de films, de livres, de BD, de musique), le plus que je vais savoir les limites où il faut se rendre pour pouvoir faire quelque chose de différent.
Plus jeune, je suis tombé dans un piège. Quand j'étais au secondaire, j'essayais d'écrire un roman. Et pour inventer des mots, je feuilletais parfois le dictionnaire. Et là, je prenais des mots compliqués. Je me disais : "personne ne va savoir c'est quoi! C'est bien trop étrange comme mot." Mais avec le temps, je me suis rendu compte que les mots que j'avais choisi n'étaient pas si étranges que ça. Ils étaient en fait très commun. Je croyais que personne n'allait s'en rendre compte mais finalement, n'importe qui avec un peu de culture aurait vu clair dans mon plan.
J'avais par exemple choisi le mot Forcalquier pour un nom de vaisseau spacial. J'avais trouvé ce mot dans le dictionnaire. Je me disais : personne ne va jamais savoir c'est quoi ce mot bizarre! Et puis, une amie de ma mère est venue et nous a parlé de son voyage en Europe, où elle a passé par une ville qui s'appelait Forcalquier. Et zut! Je m'étais fait avoir. C'est comme si j'avais dit que mon héros pilotait un Toronto. Plutôt, si j'avais été conscient de mon choix de mot, j'aurais pu profiter de ce choix. J'aurais pu inventer une raison de pourquoi le vaisseau spacial dans mon histoire s'appelait Toronto. Ça aurait pu être la ville préféré de son créateur par exemple. Et là, mon histoire aurait pu passer de "haha, tu as copié un nom de ville" à "wow, ton histoire a plus de profondeur". Comme je disais, la ligne entre le plagiat et l'oeuvre original est mince. Il faut juste en être conscient des choix qu'on fait pour mieux les détourner.
On ne peut pas être original. Peu importe ce qu'on fait, ça va être copié sur quelque chose d'autre. Alors on est mieux de l'assumer et de bien choisir nos sources d'inspiration. Il n'y a pas de mal à prendre l'oeuvre de quelqu'un et la transformer en quelque chose de nouveau, à condition de citer sa source. Si j'utilise, disons, un poème comme source d'inspiration pour un scénario, alors bien entendu, il faut que je dise qui est l'auteur de ce poème. Tant qu'on cite nos sources, on peut bien emprunter n'importe quoi.
J'y pense, c'est exactement ce que j'avais dit précédament à propos de comment écrire des travaux d'université! Haha!
lundi 15 juin 2009
Primerica, c'est de l'arnaque pyramidale!
Mise à jour (25 nov 2013): Étrangement, ce billet continue d'être un des plus vu sur mon blogue. Il semble être un des premiers résultats sur google quand on utilise les mots "primerica" et "pyramidal". Gardez seulement en tête que mon billet a été écrit en 2009!
La semaine passée, j'ai reçu un appel d'une compagnie de finance, Primerica, qui voulait me voir en entrevue pour un poste de gestion. J'ai trouvé ça un peu bizarre, étant donné que je ne leur avait pas envoyé mon CV et que je n'avais aucune expérience en gestion. Mais bon, j'allais quand même pas refuser, non?
Et bien oui, j'aurais dû refuser!
Je me suis rendu à leur bureau. C'était des portes-ouvertes et il y avait un gars qui donnait une petite présentation sur la compagnie et sur pourquoi ils cherchaient des gens. Je me suis rendu compte que y'avait quand même beaucoup de postulants et que j'avais probablement aucune chance d'avoir le poste.
Sauf qu'à force d'écouter la présentation, j'ai commencé à avoir des doutes. Et en posant des questions aux employés qui étaient là, questions qui sont restés sans vraies réponses, toujours divagantes ou avec des réponses ridicules, mes doutes se sont solidifiés.
Primerica, c'est de la vente pyramidale!
Foutu! Bordel! Argh! C'est supposément illégale mais j'ai compris pourquoi eux réussissent à s'en sortir dans la loi. Ils sont genre des revendeurs de produit financiers louches et essayent d'embobiner les gens dans des embrouilles.
Morale de l'histoire, si jamais vous entendez parlez de Primerica, restez très loin de ça! Ils essayent surtout d'embobiner les "amis des amis" (si c'est pas pyramidal ça, c'est quoi?).
Je me sens un peu con d'être tombé dans le paneau, mais au moins, je n'ai perdu que quelques heures de mon temps. Mais ils voulaient me faire payer pour une formation. Haha! Bien bonne celle là!
La semaine passée, j'ai reçu un appel d'une compagnie de finance, Primerica, qui voulait me voir en entrevue pour un poste de gestion. J'ai trouvé ça un peu bizarre, étant donné que je ne leur avait pas envoyé mon CV et que je n'avais aucune expérience en gestion. Mais bon, j'allais quand même pas refuser, non?
Et bien oui, j'aurais dû refuser!
Je me suis rendu à leur bureau. C'était des portes-ouvertes et il y avait un gars qui donnait une petite présentation sur la compagnie et sur pourquoi ils cherchaient des gens. Je me suis rendu compte que y'avait quand même beaucoup de postulants et que j'avais probablement aucune chance d'avoir le poste.
Sauf qu'à force d'écouter la présentation, j'ai commencé à avoir des doutes. Et en posant des questions aux employés qui étaient là, questions qui sont restés sans vraies réponses, toujours divagantes ou avec des réponses ridicules, mes doutes se sont solidifiés.
Primerica, c'est de la vente pyramidale!
Foutu! Bordel! Argh! C'est supposément illégale mais j'ai compris pourquoi eux réussissent à s'en sortir dans la loi. Ils sont genre des revendeurs de produit financiers louches et essayent d'embobiner les gens dans des embrouilles.
Morale de l'histoire, si jamais vous entendez parlez de Primerica, restez très loin de ça! Ils essayent surtout d'embobiner les "amis des amis" (si c'est pas pyramidal ça, c'est quoi?).
Je me sens un peu con d'être tombé dans le paneau, mais au moins, je n'ai perdu que quelques heures de mon temps. Mais ils voulaient me faire payer pour une formation. Haha! Bien bonne celle là!
dimanche 14 juin 2009
I believe that every human has a finite number of heart-beats. I don't intend to waste any of mine running around doing exercises.
de Buzz Aldrin
Je suis tellement gratteux et possessif. J'aime pas gaspiller les choses que j'ai.
Quand j'étais plus jeune, j'ai souvent reçu des kits pour faire des bricolages mais je ne m'en servait jamais, de peur de les gaspiller. J'attendais "le bon moment" mais évidemment, je ne les sortais jamais. Et immanquablement, la colle ou la plasticine finissait pas sécher.
À trop vouloir ne pas les gaspiller, je les ai totalement gaspillés.
Alors je ne gaspillerai certainement pas mes battement de coeur inutilement. Je les garde pour quand je serai poursuivit par un méchant et que je devrai courir.
lundi 4 mai 2009
Comment triompher des travaux de session
Il y a quelques semaines, c'était ma fin de session d'université. J'avais 4 travaux d'analyse de film à faire, plus un examen d'analyse. Laissez-moi vous dire, j'en ai mangé de l'analyse pendant les 3 dernières semaines de ma fin de session. Je suis donc rendu l'expert pour faire des analyses complexes tout en sachant les faire rapidement.
Truc #1:: Tout répéter 2 fois
Ça semble niaiseux mais c'est normal : les correcteurs de travaux sont plutôt niaiseux. Alors, pour faciliter leur compréhension de votre texte, il faut faire simple et répéter tout 2 fois. On écrit une phrase et ensuite on écrit une autre phrase qui reprend la même idée que la première phrase, sauf avec un peu plus d'explication ou de précision. Pourquoi on doit faire ça? D'abord, parce que c'est un bon moyen d'étirer son texte pour remplir plus de page. Ensuite, si vous ne le faite pas, le prof va sûrement vous écrire "expliquez" sur une phrase qui n'avait pas besoin d'explication (les profs sont épais). Donc, si vous répétez tout 2 fois, le prof ne pourra pas écrire "expliquez" parce que c'est déjà expliqué. Ça lui enlève une oportunité de vous enlever des points.
Truc #2:: Bullshiter!
À l'université, plus le cours est avancé ou plus le prof est fou, plus il faut bullshiter. C'est même voulu et recommandé et les profs donnent des points pour ça! Il ne faut pas hésiter à voir des liens complètement fous entre le film et une théorie métaphysique ou philosophique. Il faut juste être capable de bien l'expliquer (en répétant tout 2 fois). Si vous faite l'analyse d'un film où une caméra fixe filme un appartement avec rien dedans, n'hésitez pas à en faire une comparaison avec l'histoire de l'art, le théorie de l'évolution de Darwin ou l'encapsulation psychologie de l'être humain de la société moderne.
Truc #3:: Faire du plagiat!
Tout le monde le sait, il ne faut pas faire du plagiat sinon vous pouvez vous faire expulser de l'école. MAIS, si vous faite du plagiat et que vous citez votre source, alors ce n'est plus du plagiat, c'est une citation! Conclusion, allez trouvez d'autres analyses que d'autres gens ont faites sur le même sujet que vous et piquez toutes leurs idées. Non seulement vous n'aurez pas besoin de vous casser la tête mais en plus, le prof va vous donner des points parce que vous avez faite une "bonne recherche documentaire".
Truc #4:: Trouver des bonnes citations
Supposons que vous faites une analyse sur le thème de la famille dans un film quelconque. Allez à la bibliothèque et tapez "famille" dans une recherche par sujet. Prenez un livre au hasard et rendez vous sur la tablette où il se trouve. Regardez sur la tablette les autres livres autour de lui. Il s'agit de livres ayant un sujet similaire. Recherchez celui avec le titre le plus complexe du genre "La famille anthropomorphique et circontemporel, de Pythagore à Nietzsche". Prenez aussi le livre qui a l'air le plus vieux et poussiéreux. Ouvrez les au milieu à n'importe quel page et lisez quelques pages de chacun. Ça devrait soit vous donnez des idées de trucs à dire dans votre analyse, soit vous fournir des bonnes citations juteuses et imcompréhensibles comme les profs les aiment bien. En prime, plus votre citation est incompréhensible, plus vous aurez besoin de répéter beaucoup de phrases, ce qui vous remplis rapidement beaucoup de pages! Mais attention : il faut éviter de choisir des citations au début du livre sinon le prof va se douter que vous ne l'avez pas lu.
Conclusion
Vraiment, ce n'est pas compliquer de faire un travail d'université! Il suffit de beaucoup bullshiter, de dire n'importe quoi et de faire des liens tordus avec des grands auteurs ou des philosophes célèbres. L'important est de bien expliquer et de beaucoup répéter pour que les profs niaiseux vous comprennent. Rappelez-vous de ces trucs lors de votre prochaine fin de session!
jeudi 2 avril 2009
Alcool, ail et autobus : quand les traducteurs font des insides jokes dans leur jeux
Ceux qui me suivent sur twitter le savent peut-être, je me suis acheté l'autre jour un petit jeu de DS fort sympathique : Away Shuffle Dungeon. C'est un jeu un peu weird, qui combine des éléments de RPG, de jeux d'action rétros comme Adventure of Lolo ou Bomberman et aussi un peu de Animal Crossing. Ça a l'air un peu fou quand on essaye de l'expliquer alors regardez le trailer pour comprendre.
Le jeu est bien l'fun. L'histoire était un peu conne au début mais après quelques heures (ça prend du temps, c'est un RPG après tout), ça devient comique.


Là où je suis rendu, je viens d'aller sauver un gars dans une grotte. Quand je l'ai vu, il bougeait bizarrement. Il avait les yeux dans le vide et un petit chapeau laid. En fait, il avait vraiment l'air d'un gars saoul. Mais, pour le jeu (dans la diégèse), il n'était pas saoul : il sentait l'ail.
Hein?

Mon personnages et les autres villageois parlait de ce gars là comme étant un très bon forgeron, mais "qui est encore meilleur quand il sent l'ail". Mon personnage ne le
croyait pas, il disait "il faudrait qu'il arrête de sentir l'ail". Et pendant ce temps, le gars continuait de marcher croche et d'être chambranlant sur ses pieds. Très saoul je vous dit. Surtout que, dans le jeu, j'ai dû aller chercher son "objet important" et j'ai découvert que c'était une bouteille qui ressemblait vraiment à une bouteille de rhum!
Ce que j'en déduis donc, c'est que quand le jeu a été traduit pour être amené ici, ils ont voulu s'assurer qu'il allait avoir une cote de "E pour tous" et donc, ils ont enlevé les références à l'alcool. Le problème, c'est que ça fait des drôles de phrase. Les personnages parlent de "boire" mais c'est un peu difficile de faire ça avec de l'ail, non? Le traducteur a changé la bière pour de l'ail mais n'a pas changer l'action (boire) qui s'y rattache.
En fait, c'est une pratique courante de changer les dialogues des jeux pour enlever les références à l'alcool. Dans Earthbound, vers le milieu du jeu, on va dans un café, le Jackie's Cafe, où il y a beaucoup de bouteilles sur le mur. Dans la version japonaise, ce n'était bien sûr pas un café mais

bien un bar. Un autre exemple plus connu : vous n'avez jamais trouvé ça étrange, vous, un bar de lait dans Zelda Majora's Mask? Surtout quand Talon nous parle d'un lait qui s'appelle le Chateau Romani, ce qui ressemble vraiment à un nom de vin, dans une bouteille avec une étiquette qui ressemble aussi à celle d'une bouteille de vin.
Par contre, il faut quand même nuancer. Ce n'est pas parce qu'il y a de l'ail que ça veut nécessairement dire que c'est de l'alcool. Dans la série des Wario Ware, il y a de l'ail partout mais ce n'est pas parce que Wario a des problème de boisson. C'est simplement parce que manger de l'ail est un symbole de force. C'est tellement dégueu, y'a juste les hots forts et virils qui peuvent y arriver! C'est la même chose dans Earthbound quand on rencontre Lier X. Agerate qui nous dit qu'il a survécu à la météorite parce qu'il mange toujours plein d'ail et qu'il entraîne son corps. Dans ces deux exemples, l'ail est là pour montrer à quel point Wario et Lier sont virils, pas pour servir de paraphrase à l'alcool.
Tout ça pour dire, les traducteurs semblent bien s'amuser. En fait, c'est comme une joke de traducteur. À chaque fois qu'on mentionne de l'alcool ou une haleine d'alcool, on remplace ça par des jokes d'ail. Ça devient la norme, la façon de faire. Et pour les joueurs qui sont au courant, ça devient une inside joke. Et ça fait qu'on peut quand même comprendre que, si le gars marche en titubant, c'est parce qu'il est saoul et que ça n'a rien à avoir avec de l'ail.
À ma connaissance, ce n'est pas la seule inside joke du genre. Il y a plusieurs jeux où j'ai lu l'expression "prendre l'autobus avec [une personne]". Je l'ai vu dans le jeu Touch Detective au DS et, si je me rappelle bien, je l'ai aussi vu dans Paper Mario 2 (et peut-être ailleurs). J'ai déjà lu quelque part que, quand on voit l'expression "prendre l'autobus avec ...", c'est pour remplacer "prendre son bain avec ...". Par exemple, on pourrait lire "prendre son bain avec Marx" pour dire qu'on est d'accord avec les idées de communistes. Je m'explique:
Au Japon, l'expression "prendre son bain avec ..." signifie quelque chose du genre être du même avis ou être très ami avec cette personne. Comme si cette personne faisait partie de notre famille. C'est parce qu'au Japon, il est normal pour les gens d'une même famille de prendre leur bain ensemble (en tout cas, c'était le cas à une certaine époque, j'ignore si c'est toujours ainsi aujourd'hui). Évidemment, une telle pratique n'est pas aussi bien vue ici (sortez toutes vos histoires d'inceste et de pédophilie, c'est le temps). Donc, pour ne pas heurter les petits enfants, les traducteurs ont l'habitude de traduire ça par "prendre l'autobus avec". Personnellement, j'aimerais bien "prendre l'autobus" avec Angelina Joli...... hehehe. (sauf que je détourne ici le sens de l'expression japonnaise. Bah tant pis!)
Avouez que c'est passionnant de savoir tout ça! Pensez-y la prochaine fois que vous entendrez parler d'ail ou de prendre l'autobus dans un jeu. Mais attention de ne pas confondre avec de la vraie ail (comme dans Wario) et des vrais autobus (comme dans Earthbound).
samedi 7 mars 2009
Le Psychomaton
Haïku::
Service de psycho.
C'est pas cher, c'est juste 2 piastres!
Vite comme du fast food.
Service de psycho.
C'est pas cher, c'est juste 2 piastres!
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À Noël, j'ai demandé à ma mère qui ne sait jamais quoi me donner, des billets cools pour un spectacle ou du théâtre, "genre au Théâtre d'Aujourd'hui mettons". Ma mère aime bien le théâtre alors je savais qu'elle allait aimer mon idée. Elle avait choisi la pièce Le Psychomaton, effectivement au Théâtre d'Aujourd'hui.Je ne connaissais rien de cette pièce, ni son auteur ni aucun des acteurs (le Théâtre d'Aujourd'hui ne présente pas des choses très mainstream, la salle étant toute minuscule). N'empêche, j'ai trouvé ça vraiment bon.
C'était l'histoire d'un fille un peu idéaliste, qui vise l'amour universelle et qui critique l'individualisme et la déprime des gens, qui construit une machine, le psychomaton, pour offrir des séances de psychologie à 2$ pour 5 minutes, dans la rue. C'est comme une machine à photos, ou une distributrice à bonbons : rapide et abordable pour tout le monde.
On suit donc, en parallèle, les petites histoires des gens qui viennent raconter leur mésaventures à la machine, ainsi que l'évolution de la construction de la machine par la fille. Parce qu'entre ses grandes idées et la réalité, son projet de psychomaton ne va peut-être pas fonctionner comme elle l'avait prévu.
J'ai bien aimé la mise en scène. C'était très dynamique, ça bougeait beaucoup. On voit la construction de la machine en direct sur scène, au fur et à mesure que la pièce avance. Ils utilisent plusieurs éléments audiovisuels d'éclairage, de son, de vidéo et de caméra pour donner des petits effets sympathiques. Vraiment, j'ai bien aimé ça et je vous recommande donc beaucoup la pièce. Ce n'est pas dense et plate comme souvent au théâtre et il y a beaucoup d'humour, notament dans les dialogues et les personnages caricaturaux.
Maintenant, j'ignore pour combien de temps encore la pièce va continuer de jouer, ni même s'il reste des billets (comme j'ai dit, le Théâtre d'Aujourd'hui est minuscule!). Mais voici tout de même un lien pour vous aider à commencer à chercher :: Le psychomaton au Théâtre d'Aujourd'hui. (oh là là! Je viens de voir que c'est la dernière semaine pour la voir! Dépêchez-vous!)
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