lundi 9 novembre 2009

Boulets de canon

J'ai des boulets de canon dans mes poches. Pourquoi cela, je n'en sais trop rien. C'est pas comme si c'était moi qui les avait mis là. Ils sont apparus là un beau jour et je n'avais pas trop donné mon consentement à ça.

Des boulets de canon, c'est pesants en maudit. Surtout quand tu en as une dizaine dans les poches, qui t'écrabouillent tout. Mais qu'est-ce qu'on peut faire d'autre avec, à part se faire écraser? À quoi ça sert un boulet de canon, sinon à écraser les gens?

Est-ce que quelqu'un voudrait bien m'aider et garder un de mes boulets de canon pendant un moment?

Après un temps, je pensais avoir trouvé un truc. J'ai essayer de les partager. Si on en donne à d'autres gens, eux non plus ne savent pas trop quoi faire avec mais ce n'est pas bien grave. L'important c'est qu'ils en prennent pour que j'en aie moins à porter. Les amis, ça sert à ça. Ça peut te ramasser un ou deux boulets de canon de temps en temps pour t'alléger. Eh que c'est donc gentils des amis!

Le problème, c'est que ça donne absolument rien. Quand tu donnes un boulet à quelqu'un, il t'en reste le même nombre qu'au départ. Le boulet s'est-il multiplié? Ou est-il simplement revenu par téléportation? Voici le problème mathématique : J'ai 10 boulets de canon, j'en donne 1 à un ami et 2 à un autre ami. Combien m'en reste-t-il? La réponse est : Foutu, il m'en reste encore 10! C'est quoi ce niaisage? Déjà que c'est super compliqué de donner un boulet de canon à quelqu'un, sans qu'en plus on découvre que ça ne sert à rien! Est-ce qu'il va falloir augmenter la cadence de distribution? Ouvrir un entrepôt giratoire de livraisons à grande échelle? J'en ai vraiment pas envie en fait. Je ne peux pas commencer à donner mes boulets de canon à n'importe qui. Surtout si ça sert à rien.

Bouette!

* * *

Qu'est-ce que...? Oh non! Pas toi! Pas encore toi! Bibitte, qu'est-ce que tu fais encore là? Je croyais avoir réussi à te tasser dans un coin, à te dompter! Je... je croyais que c'était toi qui t'était transformée en boulets de canon! Mais là, tu reviens et tu es encore plus grande que jamais. J'avais vraiment pas besoin de ça maintenant. Foutu!

Hum... J'ai comme genre une idée là. Hehe, devrais-je? Ou ne devrais-je pas?

...


... hum, pourquoi pas!

...


BIBITTE! JE TE RÉPONDRAI PAR LA BOUCHE DE MES CANONS!!!!!


HA HA HA!!!

(et avec un peu de chance, les explosions feront des feux d'artifices. Ça va au moins avoir été un peu beau.)

samedi 7 novembre 2009

Sesame Street vs Philip Glass

Sesame Street va genre avoir 40 ans la semaine prochaine. C'est vieux en maudit ça! Pour fêter ça, y'a plein de gens qui envoient des liens vers des vidéos de l'émission sur Youtube. Mais moi, je ne ferais pas ça. Plutôt, voici un vidéo cool que j'ai vu il y a quelque mois et que j'avais oublié de publier ici. C'est un petit film d'animation qui a été diffusé durant l'émission, sauf que la musique a été remplacé par une chanson de Philip Glass. Oui, le gars dont je vous avait parlé l'autre fois avec mes histoires de violons tristes.


Source:: Geometry of Circles (Sesame Street et Philip Glass) [Youtube]

Ce qui est intéressant de ce film, c'est qu'il a été tourné en stop motion avec du carton découpé. Ça a du prendre beaucoup de temps à faire. Aujourd'hui, on pourrait faire la même chose en Flash en une journée. À l'époque, j'imagine que ça a dû prendre quelques semaines...

vendredi 6 novembre 2009

Un peu déçu quand même

Avez vous déjà été déçu d'une de vos idoles? Disons que vous avez un acteur/chanteur/artiste que vous respectez beaucoup. Il a toujours été à la hauteur, toujours incroyable, c'est pour ça que vous le respectez. Sauf que là, il vient de faire un truc bizarre, un truc moins cool, un truc que ce n'est pas son genre. Oh, vous continuez de le respecter quand même beaucoup, sauf peut-être qu'il vient de perdre son statut de "divinité" dans votre opinion.

C'est sensiblement ce qui vient de m'arriver avec une artiste BDiste que je respectais beaucoup. Je suis un fan assidu de son blogue, que je vais lire au moins une fois par semaine. Récemment, elle m'a profondément touché en publiant une série d'image et de texte à propos de la dépression. Je ne suis pas totalement sûr, mais je pense que c'est des trucs qu'elle a vécus. Ça semblait trop réel et personnel pour avoir été inventé.

Ça m'a touché pour deux raisons. D'abord, parce qu'elle a vraiment bien cerné le concept de la dépression. Je me suis reconnus dans plusieurs dessins genre. La deuxième raison, c'est que j'admirais son audace, son guts d'avoir mis ça sur son blogue. Moi quand j'ai des trucs tristes dans la tête, ou même juste des émotions fortes en général, je suis pas mal incapable d'en parler ouvertement. J'ai toujours de grandes hésitations à publier ça dans mon blogue ou même d'en parler à des amis. Y'a des chanteurs qui arrivent à composer des paroles très personnelles dans leurs chansons mais moi j'en suis bien incapable. Je suis trop gêné genre.

J'admire toujours ceux qui ont de l'audace, qui arrivent à surmonter leur gêne. Ils ont réussi là où j'ai échoué et ça m'impressionne alors je les trouve hot. C'est pour ça que j'admirais le courage que la fille a eu de mettre ces dessins-là et ces textes-là sur son blogue.

Or..... tout est disparu. Je suis allé l'autre jour et tout a été enlevé. Tous les dessins et texte dans sa "série" sur la déprime ont été retirés. J'ignore totalement pourquoi. J'essaye de comprendre, j'ai bien quelques hypothèses, mais en fait je n'en sais rien. Par contre, je suis un peu déçu. J'ai l'impression qu'elle a tout enlevé parce qu'elle en a eu honte. Exactement comme moi qui n'arrive pas à publier mes trucs trop personnels. Donc ouais, je suis un peu déçu de sa réaction mais je ne vais pas cesser pour autant d'admirer le travail de Zvianne et de lire son blogue avec assiduité.

Par contre, ça m'a donné le courage nécessaire de publier certains trucs. Je vais y aller tranquillement et on verra bien ce que ça va donner.

Source de l'image ci-haut : Zviane.

Update:: Il semblerait que je ne me suis pas trompé. C'est peut-être même pire que je pensais. Voyez les détails.

mercredi 4 novembre 2009

Décortiquer «Hey Jude»

Quand on veut créer quelque chose, c'est important d'observer ce qui a été fait avant. Je ne sais pas trop pourquoi mais trouve cette analyse de Hey Jude très très drôle.

Cliquez pour agrandir.


via Mememolly.

mardi 3 novembre 2009

Embarque sur mon cheval, il est écoeurant!


Analyser une joke n'est habituellement pas une bonne chose à faire, surtout si on veut qu'elle reste drôle. Quand on analyse trop en profondeur, le fun original s'en va. Mais bon, puisqu'à l'école ils nous apprennent à tout analyser comme des malades, je vais analyser un vidéo de Weebl. Parce que, oui, y'a des choses à analyser dans les vidéos de Weebl! Beaucoup plus qu'on le pense!

Weebl a fait une animation flash intitulé Amazing Horse. Vous devriez aller la voir. La tune est vraiment bonne. Tellement que je l'ai écouté 15 minutes en boucle la première fois. En dessous du vidéo, en commentaire par rapport à son oeuvre, Weebl nous dit la chose suivante:

A song about how womens rights have improved as the use of horses for transport has declined. Not kid friendly.

En disant ça, Weebl nous donne toutes les pistes nécessaires pour faire notre analyse. Ce qu'il nous lance comme idée de départ, c'est que son animation parle des relations hommes-femmes. Mais ça, on aurait pu le déduire nous-même.

Dans le vidéo, on a un homme sur un cheval qui invite une femme à embarquer avec lui. De la manière dont l'homme parle, on comprend qu'il est en train d'essayer de séduire la fille, de la cruzer si vous préférez. Et il utilise son cheval pour l'impressionner. Quand on y pense deux secondes, vous ne trouvez pas que ça ressemble aux gars qui cruzent avec leur char? "Hey bébé, embarque dans ma grosse minoune". Sauf que si un homme est contraint d'utiliser le pouvoir d'attraction de son auto pour impressionner une fille, c'est habituellement signe qu'il a un complexe d'infériorité. C'est exactement comme le proverbe dit:: «Grosse corvette, p'tite quéquette». Sauf que dans la tête du gars, le fait qu'il ait un gros char est, pour lui, synonyme du fait qu'il a (ou pense avoir) un gros pénis.

Oups! Qu'est-ce que je viens de dire là!? Pénis? Oh zut, je m'excuse. C'est vrai... quand on fait des analyses en cinéma, il faut dire "phallus" à la place. C'est une convention, une norme. J'imagine que les profs sont gênés d'appeler les choses par leur nom. Pourtant, les profs ont toujours l'air très heureuses (c'est habituellement des femmes) quand elles arrivent à pluguer les théories freudienne et le fameux phallus dans une analyse. Mais je divague...

Weebl lui, n'est pas trop gêné. Il nous le montre! Un immense phallus GROS DE MÊME, dans notre face! On ne peut pas le manquer. L'homme pense que la fille va être impressionnée par ça. «Regarde mon cheval, il est incroyable. As-tu vu son zizi?». Mais la fille n'est pas trop impressionnée. En fait, c'est plutôt le contraire. Elle a l'air apeurée. C'est habituellement la réaction qu'ont les filles devant les hommes trop machos.

Mais si on se rappelle ce que Weebl disait en hors-texte, dans son commentaire sous l'animation, c'est que les droits des femmes ont augmentés (donc, qu'on a commencé à les respecter plus) quand les chevaux (les hommes machos) sont disparus. Et dans l'animation, c'est la même chose. L'homme ne respecte pas la femme pentoute. Il veut juste qu'elle vienne avec lui. Elle, de son côté, se défend très bien. Elle le garde à distance grâce à son talent de répartie. Par exemple, elle lui rappelle que «l'univers inclus aussi "tous les endroits"» ce que l'homme n'avait semble-t-il pas compris. Et l'homme est tellement bouché qu'il ne trouve rien d'autre à dire que «ta gueule, embarque sur mon cheval». Elle est brillante cette fille. On la respecte plus que ce tapon de gars sur son cheval. C'est probablement le message que Weebl veut nous dire.

Ou peut-être pas. Je n'ai pas accès à la tête de Weebl. Je fais juste analyser comme on me l'a appris.

Bon ça suffit. Je viens d'écrire... 627 mots d'analyse de conneries. Ouch! Pourquoi j'ai fait ça? Je pense que je suis un peu fou ce soir. Désolé. «Look at me! I'm crazy!»

samedi 24 octobre 2009

Bonne fête, ce blogue!

Wow. Ça fait 7 ans que j'écris plein de niaiseries sur internet grâce à ce blogue! C'est joyeux ça, non?

Dire qu'au départ, ça s'appelait "Blogue pour ordi pas blogué". Quelle horreur! Déjà à l'époque, j'étais fort sur les jeux de mots poches! Ça a toujours été ma plus grande force! En tout cas, si vous voulez lire le premier billet de blogue que j'ai écris, ben vous pouvez aller le voir. Mais j'écrivais vraiment mal à l'époque...

Que dire de plus pour fêter ce grand événement... Tsé, c'est juste la fête d'un blogue. On va pas commencer à ouvrir le champagne juste pour ça.

Ouain... je suis rendu vieux hein?

samedi 10 octobre 2009

Du 8-bit moderne

À cause des limitations techniques, les jeux vidéos n'ont pas toujours pu faire tout ce qu'ils voulaient. À l'époque des jeux 8-bits, on était limité dans le nombre de sprites à afficher à l'écran ou dans le nombre de couleur affichées simultanément dans une image. Maintenant, on a des consoles super-puissantes mais ça ne sert qu'à faire des jeux 3D.

Tout ça pour dire, je trouverais ça cool de voir des jeux modernes, sur une console moderne, avec des graphiques 8-bits impressionnants comme ceux dans ce vidéo (surtout dans la 2ème moitié).

lundi 21 septembre 2009

La tristesse d'un déphasage

J'ai écouté l'autre jour une musique vraiment triste. C'était une composition de Philip Glass joué par la violoniste Angèle Dubeau. À un certain moment, la musique s'est dépouillée et ralentie pour ne devenir qu'un long accord de violons. Plusieurs violons qui jouaient des notes longues pour former des accords mineurs. Je ne sais pas combien de violons exactement. Je dirais peut-être 5. Chacun jouait sa note longue. Sauf que l'idée, c'était de faire changer de note un seul des violons pour lui faire jouer une note différentes et former un nouvel accord. Mais ce nouvel accord était vraiment triste par rapport aux précédents. Et ensuite, le violon changeait encore de note pour former encore un nouvel accord encore plus triste.

Ce violon là était le seul à changer de note. Les autres continuaient à jouer comme si de rien était. On a donc un groupe de 5 violons qui jouent à l'unisson, mais un de ces violons n'est pas en phase avec le reste de groupe. Il change de note. Il ne fait que baisser d'un demi-ton et soudainement, l'accord du groupe est complètement changé, l'atmosphère devient triste. Et les autres violons n'ont pas l'air de le remarquer du tout.

Cet individu, parce qu'il est différent du groupe et qu'il joue quelque chose de différent de ce que les autres s'attendent, arrive à changer l'ambiance de la pièce musicale, du moins pour l'auditeur. Seul l'auditeur a l'air de remarquer que l'accord est changé puisque les autres violons continuent à jouer comme si de rien était. Ce violon là doit se sentir bien seul et bien différent des autres. Il pourrait choisir de revenir à l'union du groupe et continuer de jouer sa note initiale comme si de rien n'était mais il se sent différent et n'arrive pas à connecter avec le reste du groupe alors il change de note. Et seul un point de vue externe, celui de l'auditeur, arrive à s'en rendre compte.

Pour rendre ça plus concret, on pourrait imaginer une conversation de 5 personnes. Chacun discute et tout va bien. Mais viens un moment où une des personnes se rend compte qu'elle est déconnectée par rapport aux autres parce qu'elle se sent différente. Soudainement, elle prend de la distance. Tout lui semble insignifiant. Alors elle "change de note" comme le violon: elle se tait. Elle devient silencieuse, distraite ou rêveuse. Elle pense à autre chose, à comment elle se sent différente du groupe. Et les autres ne s'en rendent pas compte. Ils ne se rendent compte de rien et c'est ça qui est super triste. Si on imagine que cette scène serait filmée au cinéma, seul le spectateur pourrait remarquer que cette personne s'est tue (à condition bien sûr que la mise en scène nous le montre). Nous, en tant que spectateur qui assistent à cette scène, on est triste pour cette personne qui se sent différentes des autres, mais les autres personnages qui continuent de parler ne se rendent compte de rien.

*

Je suis en train de lire un livre de fourmis (Le jour des fourmis, de Bernard Werber). Il s'agit d'un livre de fiction où certains personnages sont des fourmis dans une fourmilière. Un peu comme dans le film Antz (Fourmiz) ou Bug's Life (Vie de Bestioles). À un moment, l'auteur décrit une sorte de maladie des fourmis. Il explique que les fourmis vivent habituellement en syncronisme avec les autres, avec la colonie. Le principe de l'individualité n'existe pas. Sauf que parfois, certaines fourmis sont atteintes d'un mal de vivre. Elle se sente différentes des autres fourmis. Elles se poses des questions sur leur raison de vivre. Un peu comme le spleen de Baudelaire. Parfois, c'est aussi simple que de se poser la question "est-ce que j'ai été atteinte par ce mal de vivre ou je suis encore saine d'esprit?". Ce qui est ironique, c'est qu'habituellement, juste le fait de se poser cette question est signe qu'on est déjà atteint. Sinon, les fourmis qui sont encore en harmonie avec le groupe n'ont même pas l'idée de se poser cette question.

Je trouve ça intéressant ce décalage qui existe entre les groupes et les individus qui le compose. Dans tout les cas, le groupe ne s'en rend pas compte. Il y a seulement deux personnes qui réalise qu'il y a un décalage : la personne concernée et le spectateur externe. Dans la musique de Philip Glass dont je parlais au début, tous les violons jouent ensemble pour former un accord mais un des individus se sent différents, joue une note différente et rend l'accord très triste (pour l'auditeur), sans que les autres violons ne modifient leur comportement. Dans mon exemple de scène de film, ça prend une mise en scène particulière pour que le spectateur le remarque. Et dans Le jour des fourmis, c'est l'auteur qui en parle (un narrateur externe et omniscient) parce que les autres fourmis de la fourmilière ne s'en rendent pas compte du tout.

*

En fait, si je raconte tout ça, c'est parce que parfois je me sens un peu comme ça. Je suis en groupe mais je me sens un peu décalé pour une raison quelconque. Alors je deviens silencieux et je fais juste écouter les autres parler. En fait, j'aime vraiment écouter les autres parler, c'est moins forçant et je n'ai pas à chercher quelque chose à dire. Sauf que c'est peut-être un peu triste, surtout quand on fini par se faire ignorer à cause de ça, même si on est quand même correct avec l'idée d'être ignoré. Après tout, si on ne veut pas parler, c'est donc qu'on veut être ignoré d'une certaine façon. Mais au fond de nous même, on se dit qu'on aimerait bien que quelqu'un le remarque et vienne nous parler.

Sauf que c'est vraiment pas brillant comme façon de faire! C'est même carrément paradoxal! Se faire remarquer en devenant silencieux, en s'effaçant du groupe. Quelle illogisme! Genre: «Hey, regardez-moi, je suis devenu silencieux et mélancolique. Venez m'aider!» Sauf que c'est vraiment pas brillant! Se taire pendant une conversation de groupe et espérer se faire remarquer ainsi, c'est pas logique. Normalement, les gens vont juste continuer à parler avec les gens qui veulent bien parler.

TK, je suis content d'avoir fait cette réflexion. Ça vient de me convaincre qu'il faut que j'arrête de faire ça. Je vais essayer de me resynchroniser avec les autres fourmis et les autres violons.

samedi 19 septembre 2009

I'll always be there for you

I'll always be there when you call
Except when I'm not...
Et donc tu va tomber sur le répondeur
Désolé, j'ai pas de cellulaire.

* * *
Je sais pas pour vous mais moi je trouve ça drôle. Les paroles de chanson, c'est tellement quétaine des fois!

Oh et désolé pour le mélange d'anglais et de français. Pour que ça sonne cliché, il fallait l'écrire en anglais. Preuve que les paroles de chansons francophones sont peut-être un peu moins clichés! Haha!

mercredi 9 septembre 2009

Les plans

J'avais lu un livre à propos de comment les humains font pour prévoir le futur. Le livre disait qu'on arrivait à anticiper l'avenir à l'aide de 2 trucs : les buts et les plans. Chaque personnes a plusieurs buts à atteindre. Par exemple, on peut avoir comme but de devenir riche et d'atteindre le bonheur mais aussi des plus petits buts comme réussir à se faire un café le matin sans s'endormir en chemin. Pour atteindre ces buts, on élabore des plans en découpant les tâches à accomplir en plus petits buts. Par exemple, on sait que pour faire un café, il faut d'abord sortir une tasse (ça c'est un sous-but), ou que pour devenir riche, il faut trouver un bon emplois(c'est un sous-but aussi). Avec une bonne anticipation et un bon plan, on peut réussir à réaliser nos buts. Ou nos rêves si vous préférez.

Autre exemple : durant une guerre. Chaque armée a un plan et c'est dans l'exécution de ce plan-là que la victoire pourra être atteinte. Rien n'empêche évidemment de changer le plan en cours de route. Un plan, c'est juste le parcours qu'on se fait dans notre tête pour prévoir l'avenir. Si le présent est changé (par exemple, si on n'a plus de munitions pour combattre) alors on change le plan pour en trouver un autre qui nous offre le plus de chance de succès. Ou le moins de pertes en vies humaines, si la situation devient désespérée.

Ainsi donc, c'est très normal de faire des plans. On en fait tout les jours sans même y penser. Même dans les relations humaines, on fait des plans. Si on veut se faire des nouveaux amis, on élabore des plans pour s'arranger pour être en contact avec beaucoup de gens. Si on veut récupérer une amitié perdue, on va faire un plan aussi, idéalement en s'arrangeant pour parler à la personne et peut-être en lui demandant pardon. Même chose si on veut avoir une augmentation de salaire : on va faire un plan pour s'arranger pour bien travailler efficacement sous l'oeil du boss pour ensuite faire paraître notre demande comme raisonnable.

Ce qu'on constate, c'est que les plans sont toujours quelque chose de personnel, et je dirais même d'égocentrique. Après tout, les plans qu'on élabore servent d'abord et avant tout à réaliser nos buts, c'est à dire nos désirs personnels.

Et c'est là le problème. Pour quelqu'un ayant un sens moral peut-être un peu trop extrême, ça devient carrément une mission impossible. Il y a des fois où j'ai l'impression d'être un chef militaire qui élabore un plan pour gagner une guerre. Sauf que moi, je veux pas gagner un territoire ou une possession, je veux juste gagner un peu de l'....................................... et ça s'adonne que c'est presque aussi difficile à obtenir, on dirait. J'essaye de me convaincre que c'est normal de devoir faire des plans pour ça, mais en même temps, je me sens mal de devoir faire tout ça. Je n'ai pas beaucoup l'esprit guerrier, ni l'esprit de compétition. Une guerre, c'est sale, c'est pas gentil. Et mon but n'est certainement pas aussi dévalorisant. On pourrait presque dire que c'est une noble cause. N'empêche, je m'en fais trop avec ça, comme d'habitude...