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vendredi 10 mai 2013

Un Nez de Clown au TOJam


En fin de semaine passé, j'étais à un AUTRE gamejam, cette fois-ci le Toronto Gamejam (TOJam).

J'y allais avec plusieurs gens de la gang du MRGS. On a formé quelques équipes de gens de Montréal pour essayer d'impressionner les jammers indies de Toronto. L'objectif: faire un jeu en moins de 3 jours!

Est-ce que ça a marché? Pas vraiment… Du moins, pas dans mon cas. L'équipe dans laquelle j'étais a genre… explosé! On s'est donc séparés dans d'autres équipes. De mon côté, j'ai choisi de faire un jeu en solo, principalement dans l'optique d'apprendre comment fonctionne le CSS et les trucs de web. Sur ce point, succès!

Mais au lieu de vous raconter cette fabuleuse histoire moi-même, je vais plutôt vous la faire vivre. En effet, le jeu que j'ai créé sur place à Toronto parle de… nos aventures à Toronto!

Le jeu s'appelle Un Nez de Clown au TOJam. C'est niaiseux, remplis d'inside-jokes et ça se joue en 5 minutes. Oh et il y a même un jeu dans le jeu! :P


vendredi 20 janvier 2012

Billet pertinent à propos de mon zipper de manteau

Mon manteau d'hiver est vraiment scrap. Les attaches velcro ne tiennent plus, l'attache du zipper est pétée, les manches commencent à s'effilocher. Mais tsé, on s'en fout! Il fait encore sa tâche de manteau! Il est encore chaud. Pas besoin d'en acheter un neuf pour si peu!

Quand l'attache du zipper s'est brisée l'an passé, j'ai été bien embêté: comment faire pour attacher mon manteau? Ah ha! Un trombone a sauvé la situation! J'ai pu continuer à utiliser mon manteau un an de plus.

Aujourd'hui, l'anneau du zipper qui tenait le trombone s'est brisé. Malheur! J'étais prêt à renoncer finalement à ce manteau qui date du temps de Pilate!

Mais, c'était sans compter de la magie de Noël: après une observation minutieuse... Que vois-je? Un petit trou dans le zipper?? Juste parfait pour y faufiler mon trombone?! YESSSSSS!!!!!!

Mon manteau a encore de longues années devant lui!

lundi 26 septembre 2011

Lettre à mon ancien prof de musique remplaçant

À mon prof de musique remplaçant au secondaire, qui avait les cheveux roux frisés attachés en queue de cheval,

Vous avez donné des cours à un groupe de percussions, en parascolaire sur l'heure du diner au alentour de 2001 ou 2002. J'étais dans ce groupe. Vous ne vous souvenez probablement pas de moi. J'étais celui qui a brisé une baguette durant le concert de Noël. J'étais celui qui dérangeait, qui parlait aux autres étudiants pendant vos explications, ou qui manquait parfois des répétitions sans raison. En fait, vous m'aviez même mis à la porte du groupe vers la fin de l'année après que j'ai manqué une répétition particulièrement importante. À l'époque, j'étais vraiment fâché, mais ce n'est pas vraiment de ça dont je veux parler maintenant.

Vers le milieu de l'année, bien avant mon expulsion, vous nous aviez apporté une nouvelle pièce avec des rythmes latins. J'avais jusqu'alors été plutôt bon aux percussions en rythmes réguliers 4/4 mais cette pièce avait un rythme étrange qui m'était totalement extra-terrestre. Je jouais la cloche à vache dans cette pièce. Ma partie était en fait le rythme de base de la pièce et j'étais donc peut-être l'instrument le plus important du groupe, celui qui donnait le tempo et le rythme aux autres.
Mais ce rythme n'était vraiment pas facile. Même après l'avoir pratiqué pendant 2 ou 3 séances en cubicule, je n'arrivais toujours pas à l'exécuter. Il s'agissait d'un enchaînement discontinu de frappes, aligné sur une série de 4 triolets. Je n'avais jamais vu ça de ma vie et j'étais bien incapable de «compter» mentalement ce rythme particulier. Mon cerveau n'arrivait pas à comprendre la séquence. Pour moi, les frappes sur la cloque avaient l'air d'apparaître de façon aléatoire, même après avoir étudié les 7 notes intensivement. Mon cerveau refusait de voir la logique derrière, probablement parce que j'essayais de le comprendre en mode 4/4.

De mémoire, ça ressemblait à ça (ma notation n'est probablement pas correcte). Il s'agit de 4 triolets de croches:


Ce dont je me souviens parfaitement bien, c'est du moment où j'ai finalement compris. Tous les autres du groupe étaient partis et vous me donniez une leçon particulière. Ce soir-là, vous avez passé probablement plus de 20 minutes à me jouer les même 4 triolets, les même 4 temps, sur la cloche. Vous me faisiez taper dans les mains pour suivre le rythme. Et soudainement, il y a eu un déclic. Je ne peux l'exprimer autrement. Un instant, mon cerveau ne voyait aucune logique. L'instant d'après, les temps sont venus s'aligner de façon ordonnée et j'ai finalement «compris» le rythme de la pièce.

Avec le recul, je ne pense pas avoir jamais vécu un tel «déclic mental» à l'école ailleurs que durant cette soirée-là. Ça n'a pas été facile. Vous étiez probablement tanné de jouer le même rythme de 4 temps pendant 20 minutes en comptant la mesure. Vous étiez probablement fatigué de m'entendre jouer tout croche. Mais ça a porté fruit et j'ai par la suite parfaitement assimilé le rythme de cette pièce. Et je l'ai joué de façon, je crois, plutôt bien lors du concert de Noël (celui où, sous l'excitation, j'ai brisé ma baguette tellement je tapais fort sur ma cloche!)

* * *

Hier dans l'autobus, j'écoutais la soundtrack du jeu Scott Pilgrim vs The World - The Game (sur Xbox Live Arcade et PS3). Il y avait une pièce en particulier que je trouvais intrigante parce qu'elle avait une sonorité «vacance à la plage», mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi. Ce n'était pas vraiment causé par les instruments puisqu'il ne s'agissait que de synthétiseurs très lo-fi. Ce n'était pas non plus la mélodie, puisqu'elle était assez ordinaire. Après un moment, j'ai réalisé que c'était le rythme latin de la pièce qui faisait cet effet. Mieux encore, il ressemble même beaucoup au rythme que vous avez passé tant de temps à m'apprendre.



J'étais très content d'avoir réussi à identifier ce rythme, et d'avoir pu percer le «secret» de la pièce.

Je sais qu'on ne s'entendait peut-être pas très bien durant les cours, mais je voulais quand même vous dire merci pour ça.

samedi 21 mai 2011

Sortir dehors

J'ai toujours dit que le soleil me donnait mal à la tête. C'était mon excuse pour ne jamais sortir dehors.

Depuis, j'ai essayé le cinéma 3D et le Nintendo 3DS et ça me donne mal à la tête aussi.

Finalement, ce n'est pas le soleil qui me donne mal à la tête: c'est le fait que le monde extérieur est en 3D.

lundi 14 mars 2011

Ce soir, je me couche tôt.

Et là tu te dis: «Bon, ça fait 3 soirs que je dors pas. Ce soir, faut que je me couche de bonne heure pour essayer de rattrapper tout ça!»

Mais là évidemment, tu vas checker tes courriels. Pis après ça, tu te dis «ooooooh, juste 2 minutes.... Je vais aller sur Facebook juste 2 minutes». Tsé genre tu te fait une promesse à toi-même.

Pis là, soudainement, y'a 1 heure qui vient de disparaître, pis t'es en train de cliquer sur ta vache... Faque là c'est genre toi avec le poing levé au ciel qui crie «CURSE YOU FACEBOOK!!!!!»

mais tsé, tu vas quand même jouer une game de Bejeweled...

lundi 14 février 2011

Anne of Green Gables


Tantôt, j'ai fini de «lire» Anne of Green Gables. Je mets «lire» entre guillemets parce que je n'ai en fait pas lu un seul mot. Plutôt, je me suis fait raconter l'histoire. Une dame avec une belle voix m'a lu l'histoire comme ma mère faisait quand j'étais jeune, quand elle me lisait des histoires avant de dormir.

Je le dis d'emblée, je suis tombé en amour avec les livres audios. Ce fut tellement plaisant de me faire raconter cette histoire. Je l'écoutais dans l'autobus, je l'écoutais en mangeant quand j'étais tout seul, je l'écoutais en marchant, je l'écoutais en traversant le pont à pied la nuit quand je revenais trop tard avec les autobus de nuit. Ça fait maintenant presque un an que j'ai commencé le livre. Je l'ai vraiment lu lentement, en prenant mon temps. Aucune presse.

Mais même après tout ce temps, je me rappelle encore comment ça a commencé. J'étais dans l'autobus qui m'amenait à ma job. Ça faisait longtemps que les 3 premiers chapitres de Anne of Green Gables traînaient dans mon iPod mais je n'avais jamais eu envie de les commencer. J'appréhendais un peu que ça allait être plate. Je préférais toujours écouter un de mes centaines de podcasts de jeux vidéo à la place. Ce matin-là, j'avais oublié de synchroniser mon iPod depuis longtemps et il ne me restait rien à écouter. J'ai donc lancé la lecture du premier chapitre.

Ça n'a pas pris 2 minutes que déjà j'avais un sourire dans la face. C'est tellement une histoire calme et sympathique. Quand l'auteur commence en racontant comment le bonhomme Mathiew, calme, silencieux et introverti, est parti à la gare pour aller chercher le garçon qu'ils ont adopté. Dès le début, quand il n'ose pas dire à Anne qu'il y a eu une erreur et qu'ils ne voulaient pas de fille, on ressent déjà l'inquiétude qui précède le drame, le genre de petits drames qui peuplent le livre entier. Mais le début est tellement bucolique, quand Anne se met à décrire le paysage, qu'on oublie tous les problèmes et qu'on tombe sous le charme d'Anne qui n'arrête pas de parler!

Ce qui est bien avec les livres audio, c'est que ça ne demande pas beaucoup d'efforts. D'habitude, je n'aime pas trop lire des grandes séquences de description où l'auteur décrit la nature et la beauté du paysage. Après 2-3 phrases, on a compris le principe et on est prêt à passer à autre chose. Sauf qu'ici, c'est une histoire racontée. Même si y'a un bout de description moins intéressant ou même si Anne est encore en train de nous faire un de ses mégas-monologues interminables, on s'en fout. Au pire, je tombais vaguement dans la Lune. Quand je lis des livres papiers, ça m'arrive aussi parfois. Sauf que quand je suis dans la Lune, je fais juste relire la même phrase 300 fois en boucle. Je reste bloqué dans un bout plate. On n'a pas ce problème avec les livres audio. Quoiqu'il arrive, on continue (à moins qu'on recule un peu la lecture si on a vraiment manqué un bout). En fait, ça ressemble beaucoup plus à un visionnement de film plutôt qu'à de la lecture de livre. Pour les paresseux comme moi, c'est l'idéal!

Si vous voulez écouter Anne of Green Gables vous aussi, vous pouvez télécharger les 38 chapitres gratuitement en mp3. c'est plus facile de le faire avec iTunes (parce que ça synchronise tout seul avec votre iPod) mais vous pouvez le faire manuellement aussi. Il y a aussi beaucoup d'autres livres disponibles, la grande majorité étant des classiques de la littérature. Vous pouvez trouver tout ça sur le site de lit2go, un projet universitaire de l'université de South Florida.

jeudi 6 janvier 2011

Quelques souvenir sur Perfect Blue (À la mémoire de Satoshi Kon)

Il y a quelques semaines, j'ai réécouté Perfect Blue de Satoshi Kon. Depuis la mort de ce grand réalisateur, je me suis mis dans la tête de revoir tous ces films. Je progresse lentement (c'est seulement le 2ème que j'écoute depuis) mais je ne veux pas y aller trop vite et m'écoeurer non plus...

C'était la deuxième fois que j'écoutais Perfect Blue et je dois dire que le film est vraiment meilleur lorsqu'on l'écoute pour la deuxième fois parce qu'on peut enfin comprendre toute l'histoire en ayant toutes les clés en main. Comme c'est un thriller dont le récit nous est raconté de façon déconstruite, le voir une seconde fois nous permet de bien remettre tous les morceaux de puzzle ensemble. Pour cette raison, je suggère fortement d'écouter le film 2 fois si vous en avez la chance, pour pouvoir mieux l'apprécier.

Quand je l'ai réécouté, j'en ai fait profité toutes la famille. C'était notre film du vendredi soir. J'avais réussi à convaincre mon père que c'était un bon film et que ça ressemblait à un thriller de Hitchcock. Mon père déteste les «trucs japonais» et c'est probablement la seule chose que je pouvais dire pour le convaincre de s'installer avec nous et l'écouter.

Ça a plus ou moins bien fonctionné. Il a quand même pu apprécié le film un peu, même s'il continu de détester ça parce que c'est «des trucs japonais avec des petites voix aigües».

C'est intéressant qu'il ait souligné ce point. Et en fait, je dois dire que je suis plutôt d'accord avec lui. Autant j'ai pu être un énorme fan des animes et des mangas à une certaine époque, j'en ai depuis développé une écoeurantite aigüe. Tout ce qui est sorti récemment n'est qu'un ramassis de clichés scénaristiques, de sexisme dégoulinant, de scénarios insipides et de personnages insignifiants. Néanmoins, malgré tout cela, je garde une place dans ma bibliothèque pour certains animes particulier et certains films de réalisateurs talentueux. Satoshi Kon y a une place de choix, évidemment.

Je disais que c'était drôle que mon père n'ait pas apprécié le côté très «anime japonais» et petites voix aigües de Perfect Blue. Je souligne parce que c'est en fait plutôt ironique qu'il ait dit ça. Perfect Blue est, en plus d'être un thriller psychologique intense, une satire sur l'industrie des animes, des mangas et de la culture pop japonaise en général. Sans rentrer trop dans les détails de ce qui se passe au Japon (surtout que je ne suis pas un expert en la matière), disons seulement que de riches entreprises parfaitement légitimes se financent ouvertement en vendant des produits ayant comme but d'aller titiller les pulsions sexuelles déviantes et quasi pédophiles de leurs fans. La plupart des animes d'aujourd'hui ne sont que ça: des petites filles mineures dans des situations remplies d'allusions cochonnes. Si vous avez déjà vu du moe, vous devriez savoir de quoi je parle.

Ce qui est intéressant de Perfect Blue, c'est qu'il agit comme une sorte de documentaire de cette industrie. On y voit une chanteuse pop (au Japon, ils les appellent «idoru», une transcription de «idole») qui est forcée par son manager d'abandonner sa carrière musicale pour devenir actrice. Là où ça devient louche, c'est quand ses managers, mais aussi les scénaristes, les réalisateurs et l'industrie en général, la pousse à faire des scènes de viol et des photos érotiques. Inutile de dire qu'elle n'est pas particulièrement à l'aise avec ça, au point d'en développer des pathologies psychologiques et des dédoublements de personnalité. Le film décrit l'industrie de la pop culture japonaise comme gourmande de débauche sexuelle, tout en se foutant de ce que les actrices doivent endurer comme horreurs pour satisfaire la demande des fans.

Peu de réalisateurs japonais ont osé décrier le système et cette façon de mettre les jeunes femmes et les fillettes en images. Le seul autre que je connaisse c'est Hideaki Ano et la finale mythique de sa série Evangelion, où Rei (la fille moe cute dans la série (à sa façon)) se fait agrandir dans l'écran et mettre à nue de façon artificielle et horrifiante, comme si le réalisateur avait voulu dire: «vous l'aimez elle? Eh bien je vais vous en donner beaucoup plus que ce que vous en vouliez, au point de vous faire vomir!».

Mais je diverge... Ce que je veux dire, c'est que les animes s'enlisent dans un bourbier pervers et que Perfect Blue est un des trop rares films à oser critiquer le système. Ce qu'il disait en 1998 est encore plus vrai aujourd'hui. Si vous êtes fan d'animes, vous devriez l'écouter pour voir l'envers de l'industrie que vous aimez tant. Sinon, vous pouvez aussi écouter et apprécier le film comme un très bon thriller psychologique.

Voir aussi: Mes autres billets sur les films de Satoshi Kon écrit après sa mort, notamment celui sur Paprika.

vendredi 22 octobre 2010

La saga de mon diplôme (et pourquoi je m'en fous)

Finir son baccalauréat et recevoir son diplôme, c'est pas quelque chose de commun. C'est un événement important. On fête ça en grand. On va à une cérémonie où tout le monde est habillé avec la toge et on reçoit notre diplôme de la part du recteur de l'université. Tout le monde est content. Tout le monde sourit. C'est la concrétisation de 3 années de dur labeur et d'étude acharnée. Y'en a qui pleurent de joie. C'est la reconnaissance tant attendue. C'est tout ça et bien plus.

Ok, mais alors, pourquoi je m'en fous?

La cérémonie de remise des diplômes est tombée pendant que mes parents étaient en voyage en Europe. Mes amis n'y allaient pas parce qu'ils étaient tous encore en deuxième année. Je ne connaissais personne. J'ai dit: «bof, ça me tente pas full. Je m'en fous pas mal anyway.»

Ils ont envoyé le diplôme par la poste. Pour ceux qui n'ont jamais eu de diplôme universitaire par la poste, je vous explique. Ils t'envoient ça dans une grosse enveloppe géante et cartonnée. Du gros papier jaune épais et solide. À l'intérieur, y'a deux gros cartons pour empêcher l'enveloppe d'être pliée et donc empêcher que le diplôme soit abîmer. Y'a aussi une brochure pour ceux qui veulent faire encadrer leur diplôme. Y'a des options d'encadrement de 50 à 300$, avec de la petite cuirette et un fini en acajou et une bordure en argent et de la reliure en or et des diamants partout! (non, j'exagère pour les diamants, mais le reste est vrai)

Et le diplôme? À quoi il ressemble? Euhm..... ben, je ne m'en rappelle plus trop. Je l'ai à peine regardé. Il était fait avec du beau papier j'imagine. Et il y a sûrement le sceau officiel de l'université et des signatures officielles pour aller avec. Oui, c'est probablement ça qu'il y a dessus. Mmm, je m'en souviens à peine.

Et ensuite? Ensuite, qu'est-ce qu'on fait avec un diplôme? Je ne vais certainement pas payer la moindre cenne pour le faire encadrer avec de l'acajou et de la petite cuirette!

Non, sérieux, je ne savais pas trop quoi faire avec. Je l'ai laissé traîner sur la table de cuisine. Bon, je l'ai au moins remis dans la grosse enveloppe avec les cartons pour ne pas qu'il se fasse abîmer, mais c'est tout! Il a traîné là une semaine. En fait, c'était la deuxième semaine qu'il passait sur la table de cuisine. La première semaine, c'était avant d'ouvrir l'enveloppe. Je ne l'ouvrais pas parce que je savais ce qu'il y avait dedans (mon diplôme) et que ça ne m'intéressait pas. Ma mère le bougeait à chaque jour sur la table en espérant que je le vois. C'est quasiment si elle a pas mis des lumières de Noël dessus pour attirer mon attention. Évidemment, je l'avais vu mais je ne l'ouvrais pas.

Après avoir traîné une deuxième semaine sur la table de cuisine (ça c'était après l'avoir ouvert), ma mère s'est écoeurée et m'a dit de le ranger ailleurs. Alors, je l'ai pris et je l'ai mis sur le buffet à côté de la table. Elle n'était pas contente. Alors je l'ai pris et je l'ai mis sur le piano. Je pense que, cette fois-ci, elle ne m'a pas vu faire parce qu'elle n'a rien dit.

Il a passé une troisième semaine sur le piano dans la cuisine. Ensuite, ma mère s'est écoeurée et l'a mis dans «le tas». Pour ceux qui ne savent pas, le tas c'est, comme son nom l'indique, un tas de patentes et de gugusses qui traînaient et que ma mère met dans un tas dans le corridor. Là dedans y'a des manteaux, des bas, des vieux papiers, des journaux, des dictionnaires, des sacs de linge sale, des souliers, des formulaires d'inscription au tarif réduit de la STM, des balles de tennis, des batteries rechargeables, des étuis à caméra, des sachets de biscuits vides et... mon diplôme! Le tas -- cette entité vivante, grossissante, qui bouge et qui se reproduit parfois -- avait avalé aussi mon diplôme. Ça devenait un peu embarrassant.

Là, vous vous dites sûrement «mais pourquoi tu ne le rangeais pas à sa place, ton maudit diplôme?!»

Ouain......

C'est que, voyez-vous, un diplôme c'est gros. C'est genre ben plus gros que toutes les feuilles de papier que vous avez utilisées dans votre vie! Pis en plus, il faut pas le plier! (Ça serait ben le comble de le plier, après que l'université ait mis autant d'efforts, de cartons et d'enveloppe jaune épaisse pour le protéger des pliures!) C'est tellement gros, un diplôme, que ça ne rentre pas dans aucun tiroir, aucun classeur, aucune armoire. Sérieux, c'est vraiment gros! Genre gros comme une télé HD au plasma! Je savais vraiment pas où le mettre.

Finalement, après plusieurs autres semaines à traîner dans le tas, mon diplôme a disparu. Ma mère avait enfin trouvé une place pour le ranger. Je pense que je sais où c'est. J'ai pas vraiment été vérifié. Je l'ai dit: je m'en fous!

Un diplôme c'est juste un papier. C'est un papier qu'on affiche sur le mur pour péter de la broue. J'ai pas fait 3 ans d'université juste pour avoir un papier pour l'encadrer dans un fini acajou et velours et péter de la broue pendant le reste de ma vie. J'ai fait 3 ans d'université pour apprendre des trucs. Et les trucs que j'ai appris, je les ai appris, peu importe si y'a un papier qui dit que je l'ai appris ou pas.

jeudi 16 septembre 2010

Oublieux du talent inné

Il était comme un bouledogue. Sa face était vraiment comme un bouledogue. En tout cas, dans mon souvenir, sa face était comme ça.

Quand il parlait, il aboyait. Chaque fois qu'il parlait, c'était toujours parce que quelque chose allait mal, parce que tu avais fait quelque chose de pas correct, de pas comme il faut. Tout le monde avait peur de lui. Surtout moi. Quand je le voyais, j'essayais de toujours garder le sourire et d'être sympathique, mais en fait, j'essayais de lui parler le moins possible. Il me faisait angoisser même quand il n'était pas là. Je le voyais en rêves et j'en dormais mal. C'était un stress constant.

À ses yeux, on était des mollusques mous. Il s'en foutait de nous perdre. Il avait une armée de remplaçants potentiels à sa disposition. Le bon en chacun de nous, les talents innés de chacun, c'était invisible à ses yeux. Ça faisait bien son affaire de remplacer à la première occasion plutôt que d'essayer de conserver les éléments prometteurs.

Il se croyait tellement meilleur que tout le monde.

Ça fait des années que je l'ai vu. Je ne sais pas pourquoi, mais je pensais à lui aujourd'hui. J'ai espoir de bien réussir dans la vie, de faire ce que j'aime faire et de me sentir apprécié pour ce que je fais. Ce sera ma vengeance tranquille. Lui restera toujours celui qui est haï de tous.

vendredi 10 septembre 2010

À la mémoire de Satoshi Kon (1963-2010) : Quelques souvenir sur Paprika

Satoshi Kon, le réalisateur des films Paprika, Perfect Blue, Millenium Actress, Tokyo Godfathers et de la série animé Paranoia Agent, s'est éteint en août dernier des suites d'un cancer. Il travaillait encore sur un dernier film qui sera peut-être continué et sorti post-hume.

J'ai été choqué et très triste d'apprendre cette nouvelle. Quelqu'un avait posté ça sur Facebook. Je l'ai lu le matin avant d'aller travailler. Ça ma frappé.

Puis, le lendemain, j'ai lu sa dernière lettre. Juste avant de mourir, il a écrit une lettre que sa famille a publié sur son blogue. Quelqu'un sur internet l'a traduite. Ça m'a jeté à terre. J'ai pleuré un peu. Ce gars-là, c'était vraiment un génie. C'est un de mes réalisateurs préféré et ses films sont vraiment marquants. Paprika est dans mon top 4 des meilleurs films de tous les temps.


Après avoir lu sa dernière lettre, je me suis dit que la meilleure façon de célébrer sa carrière de génie serait de revoir tous ses films. Aujourd'hui, j'ai commencé avec le meilleur, Paprika.

Ça fait plusieurs fois que je le vois ce film-là. Je n'ai plus vraiment de surprise en l'écoutant. Seulement des souvenirs qui remontent, et le sentiment de revoir un film qui continu d'être aussi bon que la première fois.

La première fois que je l'ai vu, c'était au ciné-campus à l'université avec des amis. Durant tous le film, j'étais resté cloué sur mon siège, totalement hypnotisé et ébahit. La musique exaltante du film combinée aux scènes d'envols m'ont fait ressentir une sorte de liberté exubérante et infinie. Comparer cela aux immanquables scènes de vols aériens des films de Miyazaki (Spirited Away, Princess Mononoke, Castle in the sky, etc.), cela revient à comparer une petite balade en moto avec un saut en parachute! J'étais sorti de la salle béat d'admiration pour ce Satoshi Kon que je ne connaissais pas jusqu'alors, mais que j'avais déjà au sommet de ma liste de réalisateurs extraordinaires.


Récemment, en voyant le film Inception, je n'ai pas pu m'empêcher de le comparer à Paprika. C'est les même thème, le même genre d'effet spéciaux, le même genre d'ambiguïté dans le scénario. Par contre, là où Inception est un film de divertissement Hollywoodien avec des gros effets spéciaux, Paprika a une subtilité et un niveau de symbolisme beaucoup plus poussé, avec des tonnes de métaphores et de liens entre différents domaines scientifiques. Et je ne peux m'empêcher de penser que le réalisateur d'Inception a copié tout un paquet de trucs de Paprika. C'est flagrant!

Paprika a été le premier film que j'ai vu de Satoski Kon et le premier que j'ai écouté pour honorer sa mémoire. Je compte ré-écouter les autres que j'ai en ma possession (Tokyo Godfathers et Perfect Blue) et enfin écouter ses autres oeuvres que je n'ai pas encore vus.

Je vais essayer de venir écrire un petit quelque chose ici à chaque fois.

Mise à jour: J'ai continué d'écrire d'autres billets en écoutant ses films. Vous pouvez aller lire ça.

lundi 24 mai 2010

Objet: Lettre de motivation pour l'admission au D.E.S.S en design de jeux.

En faisant du ménage dans mes affaires d'ordi, je suis tombé sur la lettre que j'ai écris quand j'ai fais ma demande d'admission au programme DESS en design de jeux. Je la trouve intéressante alors je la reproduit ici. D'ailleurs, ça fait une belle présentation de qui je suis pour mon blogue.

28 février 2010
Objet: Lettre de motivation pour l'admission au D.E.S.S en design de jeux.
Voici enfin venu le grand jour où je fais ma demande d'admission au programme DESS en design de jeux. Il y a maintenant trois ans, je me suis inscrit au bacc. en études cinématographiques avec la ferme intention de faire ensuite application au DESS. Je sais à quel point le programme est contingenté et que je n'ai peut-être pas la meilleure moyenne générale du monde, mais je crois sincèrement avoir ma place dans ce programme.
Les trois années de mon bacc. en cinéma n'ont certainement pas été des années perdues à seulement attendre d'avoir le diplôme. Durant ces trois années, j'ai appris à faire de l'analyse de films, avec toute la rigueur et l'esprit de synthèse nécessaires. J'y ai appris l'importance de bien structurer sa pensée de façon claire afin que le lecteur comprenne aisément les idées souvent abstraites et complexes qu'on tente de lui inculquer. En plus de l'aspect d'analyse, j'ai aussi appris à mettre en pratique ces notions théoriques lorsqu'est venu le temps de mettre le tout en pratique et de faire des films. Je me suis notamment découvert une passion pour l'écriture scénaristique et l'art vidéo grâce à l'enseignement de certains professeurs, notamment Jean Lepage et Nelson Henricks, qui m'ont appris des choses que je mets toujours en pratique aujourd'hui dans toutes mes créations.
Mais parce qu'il n'y a pas que l'école dans la vie, passons à l'aspect ludique! En matière de jeux vidéo, je pense être une sorte de mouton noir. Je ne suis pas friand des dernières superproductions violentes. Je vais plutôt préférer les jeux originaux et ayant un style ou une approche particulière. Je ne me limite pas à une console en particulier, voguant aisément entre le PC, le DS, le Xbox 360, le iPhone, les jeux sur Wii Ware ou les consoles plus rétro. Quand je joue, j'essaye toujours de garder un esprit critique afin d'essayer de comprendre ce qui rend le jeu intéressant et plaisant. Lorsque le contexte le permettait, j'ai fais mes travaux universitaires de cinéma sur des jeux vidéos. Par exemple, j'ai produit une analyse comparée sur les mouvements de caméra dans le film expérimental Wavelength (Michael Snow) et dans le jeu REZ (Tetsuya Mizuguchi, Dreamcast).
Je suis d'avis que les jeux vidéos ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant de devenir une forme d'art à part entière. Si l'on ne veut pas que les jeux se retrouvent au même endroit où sont les bandes dessinées aujourd'hui (considérées bien souvent comme un art peu sérieux), il faut se retrousser les manches et redoubler d'efforts pour produire des jeux toujours plus originaux, qui vont repousser les limites du médium. C'est une des raisons pourquoi je m'intéresse aussi au domaine de la recherche vidéoludique. Je suis par exemple allé à plusieurs rencontres de l'IDGA à Montréal et au colloque sur les jeux vidéos d'horreur organisé par Bernard Perron, prof. à l'Université de Montréal, à l'été 2009. Même si je n'ai pas encore créé de jeux en tant que tel, je m'efforce de prendre des notes personnelles dans mon blogue afin d'appliquer ces notions plus tard. J'ai aussi à coeur d'informer et d'éduquer les gens sur ces théories et sur les avancements en matière de jeux vidéo. J'ai notamment un projet d'émission de radio qui devrait voir le jour cet été sur les ondes de CISM où je veux réunir des gens de tous les domaines vidéoludiques (artisans, producteurs, journalistes, gamers et théoriciens) pour discuter sur l'état des jeux vidéo à Montréal, autant pour les grosses productions que pour les petits jeux indépendants.
Comme vous l'avez sans doute constaté à travers cette lettre, je suis quelqu'un qui touche à tout. Je veux en apprendre toujours plus sur les arts en général et sur les jeux vidéos en particulier afin de pouvoir ensuite participer à la création de jeux véritablement révolutionnaires. Mon but ultime serait un jour de pouvoir faire une création qui s'étalerait sur tout un ensemble de nouveaux médias: jeux vidéos, internet, radio, art vidéo, bande dessinée, etc.
Et voilà! Brave lecteur, tu es passé à travers ma lettre de motivation. Toutes mes félicitations! Si le chemin a été laborieux, je m'en excuse. Je m'excuse aussi du fait qu'il n'y ait pas de princesse à la fin de cette lettre. Elle est probablement dans un autre château...
Au plaisir de vous voir en septembre,
[Signature, etc.]

Malheureusement, je n'ai pas été accepté dans le programme. J'ai reçu la réponse négative il y a deux semaines. Inutile de vous dire à quel point je suis déçu.

Pensez-vous que c'est parce que ma lettre était pas assez bonne? En fait, j'aimerais bien savoir ce que vous en pensez...

vendredi 8 janvier 2010

Jeudi confession

Je me demandais où étaient passé tous mes draps de lit.

Je viens de les trouver.

Il semblerait que j'ai empilé plusieurs draps de lit sur mon matelas sans enlever les précédents. J'en avait trois épaisseurs...



Bon, je me rappelle vaguement pourquoi j'ai fait ça. C'est parce qu'aux résidences, le matelas est en plastique. Donc, il donne chaud. En mettant plusieurs draps, ça m'éloigne du matelas. C'est pareil comme l'histoire de la princesse au petit pois, sauf qu'on remplace le pois par un matelas en plastique et on remplace la princesse par moi. Comme on dit:: sorry but your princess is in another castle.

mardi 29 décembre 2009

Quand tu tournes dans une bretelle d'autoroute, tu arrives presque à sentir la Terre qui tourne aussi, beaucoup plus vite que toi.

L'autre jour, j'étais dans l'auto à Blob. Il me faisait un lift et on s'en allait à une réunion pour Kyowa Québec je pense. Ou peut-être que c'était le jeudi matin quand on allait à l'université. Blob me faisait tout le temps un lift le jeudi matin parce qu'il est gentil et surtout parce qu'il devait lui-même monter à l'école tout seul et donc c'est moins pénible et ennuyeux pour lui s'il a de la compagnie dans l'auto.

Il me faisait entendre une tune. Je ne me rappelle plus pentoute c'était quoi la tune mais je me rappelle que c'était bon. C'était une bonne tune et on l'a écouté en silence, pendant qu'on roulait sur la bretelle de la route qui tourne et tourne pour nous mener à l'autoroute. Dans mon souvenir, j'ai eu l'impression qu'on a tourné vraiment longtemps pendant qu'on écoutait la tune. Et soudain, ça m'a frappé. Je ne l'ai pas dit à Blob tout de suite. J'ai attendu que la tune soit finie et je continuais à profiter du moment. Je profitais de ma nouvelle découverte. Et quand la tune a été finie, j'ai partagé ma découverte avec Blob. Je lui ai dit : « Je sais pas si tu te rend compte, mais moi je viens d'avoir une révélation. Ça m'a frappé pendant qu'on écoutait la tune et qu'on tournait dans la bretelle d'autoroute. (pause dramatique) Foutu qu'on est chanceux d'être en vie! ». (Ça c'est bien moi. Quand je dit quelque chose, il faut toujours que je tourne autour du pot super longtemps et que je mettes des pauses dramatiques.)

Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé ça à ce moment là. J'étais juste très content d'être en vie, pour avoir eu la chance de vivre ce moment là, la chance d'avoir pu viré dans cette super longue courbe d'autoroute qui a durée aussi longtemps que les 3-4 minutes de la tune. J'étais reconnaissant envers les aventures quotidiennes que j'ai vécues avec mes amis, même s'il n'y a rien de très aventureux là-dedans. J'étais juste content d'avoir eu cette réalisation et sur le coup, j'espérait pouvoir m'en rappeler à chaque jours de ma vie, pour avoir quelque chose à quoi me rattacher lorsque ça va mal.

Le problème, c'est que je viens de me rendre compte que j'avais oublié. Cet événement s'est passé il y a genre 2 mois et je l'avais oublié. Heureusement, je viens d'y penser tantôt, en contemplant quelque chose...

Quand la Terre tourne, si on tourne dans une bretelle d'autoroute au même moment, peut-être qu'on peut arriver à ressentir un petit peu de la rotation de la Terre, rotation qu'on ne ressent pas autrement dans le quotidien. Le monde tourne et recommence constamment dans un grand tournis quotidien et répétitif, mais moi je n'ai pas eu de répétition de ma révélation. Je voulais ressentir l'exaltation d'être en vie se faire répéter à chaque jour mais ça fait 2 mois et j'avais complètement oublié.

En regardant la dernière création de Zviane, I feel the Earth move, inspirée d'une musique-opéra de Philip Glass, je pensais à tout ça, pendant que ça se répétait sans cesse.

La session prochaine, je ne sais pas encore si je vais avoir un horaire intéressant avec des cours simultanément à ceux de Blob pour qu'il me fasse d'autres lifts. J'espère que je vais avoir d'autres jeudis matin et d'autres réunions de Kyowa pour qu'il m'amène dans d'autres courbes et d'autres autoroutes. J'espère que je vais continuer à être heureux de vivre. Et j'espère surtout que je vais m'en rendre compte plus souvent qu'une fois par 2 mois.

D'une certaine façon, c'est mon souhait et ma résolution pour 2010.

jeudi 17 décembre 2009

Ménage de blogue

J'ai fait du ménage sur mon blogue aujourd'hui. J'ai surtout réparé des liens brisés et des photos qui ne s'affichaient pas.

J'ai créé un libellé:: gazou. C'est hot hein? Combien de blogue peuvent se vanter d'avoir un libellé gazou?

J'en ai aussi créé un qui s'appelle vecteur, pour tout ce qui contient des flèches et des vecteurs.

Sérieux, j'ai vraiment un paquet de libellés niaiseux. Genre, des libellés de couleurs (brun, vert, rouge, jaune). C'est tellement inutile! Ou un libellé « mou ». On adore! Ou alors, des libellés d'animaux comme ours, chatvache, science ou snick. Oups, c'est pas un animal ça! Est-ce que un roux c'est un animal?

    mardi 1 décembre 2009

    Adieu

    Bon, c'est le moment de prendre une décision drastique.

    Je soussigné narF m'engage solennellement à lâcher Facebook et Twitter jusqu'à la remise de mon dernier travail de fin de session, soit dans environ 2 semaines. Je vais aussi essayer de limiter mes visites sur Tiny Cartrige, YouTube, Google Wave, Questionnable Content, xkcd et tous les sites niaiseux que j'arrête pas de visiter. Tout cela dans le but, bien sûr, de pouvoir finir mes travaux à temps.

    Je vais probablement pas full updater ce blogue, mais je vais continuer d'updater mon status facebook et twitter à partir de Ping.fm, donc sans devoir véritablement aller sur ces sites (genre à partir de mon iPod).

    Merci de votre compréhension, et n'hésitez pas à me chicaner si vous me voyez perdre mon temps sur internet. En particulier jouer à Bejewled Blitz sur Facebook!!! Entre temps, vous pouvez me contacter par courriel évidemment. Ça je vais continuer de les prendre 800 fois par jour de façon maladive.

    Souhaitez moi bonne chance. Ça risque d'être chaotique!

    lundi 30 novembre 2009

    L'internet est un piège!

    Maudit internet! Tu allumes ton ordi en te disant que tu vas faire du travail sérieux (genre mettre par écrit mon foutu scénario) mais avant ça, tu prends tes courriels (parce que c'est important) et là, hop, un petit tour sur facebook plus tard, soudainement, tu te réveille une heure plus tard en train de regarder des vidéos de chats.



    Quelques trucs à préciser::
    1. Attention! C'est un piège! Non, c'est l'internet...
    2. Les chats c'est vraiment cons!
    3. et evil aussi.
    4. Rappelez moi au passage de ne plus jamais aller sur Cute Overload.

    jeudi 19 novembre 2009

    L'hivers aux résidences

    Peu importe si l'hivers est arrivé ou pas, en tout cas, il est arrivé aux résidences. Comme je sais ça? C'est mon petit doigt qui me l'a dit. Ou plutôt::

    • La semaine passée, ils ont enfin parti le chauffage (central, à eau chaude)
    • La semaine passé aussi, ils ont installé full de déco de Noël dans le hall.
    • Aujourd'hui, ils ont aussi installé les tapis devant les portes d'ascenseur.
    Les résidences sont prévisibles...

    vendredi 6 novembre 2009

    Un peu déçu quand même

    Avez vous déjà été déçu d'une de vos idoles? Disons que vous avez un acteur/chanteur/artiste que vous respectez beaucoup. Il a toujours été à la hauteur, toujours incroyable, c'est pour ça que vous le respectez. Sauf que là, il vient de faire un truc bizarre, un truc moins cool, un truc que ce n'est pas son genre. Oh, vous continuez de le respecter quand même beaucoup, sauf peut-être qu'il vient de perdre son statut de "divinité" dans votre opinion.

    C'est sensiblement ce qui vient de m'arriver avec une artiste BDiste que je respectais beaucoup. Je suis un fan assidu de son blogue, que je vais lire au moins une fois par semaine. Récemment, elle m'a profondément touché en publiant une série d'image et de texte à propos de la dépression. Je ne suis pas totalement sûr, mais je pense que c'est des trucs qu'elle a vécus. Ça semblait trop réel et personnel pour avoir été inventé.

    Ça m'a touché pour deux raisons. D'abord, parce qu'elle a vraiment bien cerné le concept de la dépression. Je me suis reconnus dans plusieurs dessins genre. La deuxième raison, c'est que j'admirais son audace, son guts d'avoir mis ça sur son blogue. Moi quand j'ai des trucs tristes dans la tête, ou même juste des émotions fortes en général, je suis pas mal incapable d'en parler ouvertement. J'ai toujours de grandes hésitations à publier ça dans mon blogue ou même d'en parler à des amis. Y'a des chanteurs qui arrivent à composer des paroles très personnelles dans leurs chansons mais moi j'en suis bien incapable. Je suis trop gêné genre.

    J'admire toujours ceux qui ont de l'audace, qui arrivent à surmonter leur gêne. Ils ont réussi là où j'ai échoué et ça m'impressionne alors je les trouve hot. C'est pour ça que j'admirais le courage que la fille a eu de mettre ces dessins-là et ces textes-là sur son blogue.

    Or..... tout est disparu. Je suis allé l'autre jour et tout a été enlevé. Tous les dessins et texte dans sa "série" sur la déprime ont été retirés. J'ignore totalement pourquoi. J'essaye de comprendre, j'ai bien quelques hypothèses, mais en fait je n'en sais rien. Par contre, je suis un peu déçu. J'ai l'impression qu'elle a tout enlevé parce qu'elle en a eu honte. Exactement comme moi qui n'arrive pas à publier mes trucs trop personnels. Donc ouais, je suis un peu déçu de sa réaction mais je ne vais pas cesser pour autant d'admirer le travail de Zvianne et de lire son blogue avec assiduité.

    Par contre, ça m'a donné le courage nécessaire de publier certains trucs. Je vais y aller tranquillement et on verra bien ce que ça va donner.

    Source de l'image ci-haut : Zviane.

    Update:: Il semblerait que je ne me suis pas trompé. C'est peut-être même pire que je pensais.

    Update 2:: Aaaah! Je comprends! Elle a tout retiré parce qu'elle le vend maintenant en livre! Ça a ben de l'allure finalement! Je retire tout ce que j'ai dit plus haut.

    mercredi 9 septembre 2009

    Les plans

    J'avais lu un livre à propos de comment les humains font pour prévoir le futur. Le livre disait qu'on arrivait à anticiper l'avenir à l'aide de 2 trucs : les buts et les plans. Chaque personnes a plusieurs buts à atteindre. Par exemple, on peut avoir comme but de devenir riche et d'atteindre le bonheur mais aussi des plus petits buts comme réussir à se faire un café le matin sans s'endormir en chemin. Pour atteindre ces buts, on élabore des plans en découpant les tâches à accomplir en plus petits buts. Par exemple, on sait que pour faire un café, il faut d'abord sortir une tasse (ça c'est un sous-but), ou que pour devenir riche, il faut trouver un bon emplois(c'est un sous-but aussi). Avec une bonne anticipation et un bon plan, on peut réussir à réaliser nos buts. Ou nos rêves si vous préférez.

    Autre exemple : durant une guerre. Chaque armée a un plan et c'est dans l'exécution de ce plan-là que la victoire pourra être atteinte. Rien n'empêche évidemment de changer le plan en cours de route. Un plan, c'est juste le parcours qu'on se fait dans notre tête pour prévoir l'avenir. Si le présent est changé (par exemple, si on n'a plus de munitions pour combattre) alors on change le plan pour en trouver un autre qui nous offre le plus de chance de succès. Ou le moins de pertes en vies humaines, si la situation devient désespérée.

    Ainsi donc, c'est très normal de faire des plans. On en fait tout les jours sans même y penser. Même dans les relations humaines, on fait des plans. Si on veut se faire des nouveaux amis, on élabore des plans pour s'arranger pour être en contact avec beaucoup de gens. Si on veut récupérer une amitié perdue, on va faire un plan aussi, idéalement en s'arrangeant pour parler à la personne et peut-être en lui demandant pardon. Même chose si on veut avoir une augmentation de salaire : on va faire un plan pour s'arranger pour bien travailler efficacement sous l'oeil du boss pour ensuite faire paraître notre demande comme raisonnable.

    Ce qu'on constate, c'est que les plans sont toujours quelque chose de personnel, et je dirais même d'égocentrique. Après tout, les plans qu'on élabore servent d'abord et avant tout à réaliser nos buts, c'est à dire nos désirs personnels.

    Et c'est là le problème. Pour quelqu'un ayant un sens moral peut-être un peu trop extrême, ça devient carrément une mission impossible. Il y a des fois où j'ai l'impression d'être un chef militaire qui élabore un plan pour gagner une guerre. Sauf que moi, je veux pas gagner un territoire ou une possession, je veux juste gagner un peu de l'....................................... et ça s'adonne que c'est presque aussi difficile à obtenir, on dirait. J'essaye de me convaincre que c'est normal de devoir faire des plans pour ça, mais en même temps, je me sens mal de devoir faire tout ça. Je n'ai pas beaucoup l'esprit guerrier, ni l'esprit de compétition. Une guerre, c'est sale, c'est pas gentil. Et mon but n'est certainement pas aussi dévalorisant. On pourrait presque dire que c'est une noble cause. N'empêche, je m'en fais trop avec ça, comme d'habitude...

    mardi 1 septembre 2009

    narF oublie sa liste de trucs à ne pas oublier

    Une nouvelle année d'école qui commence. J'ai donc emménagé aux résidences de l'université aujourd'hui. Je suis tout installé (presque). Ma vaisselle est rangée, mon linge est rangé (presque), mon lit est.....

    Ah non, mon lit n'est pas prêt.

    Parce que ouais, devinez quoi? Dans ma grande intelligence, j'ai oublié mes draps de lit! Bravo narF, félicitation. Ta mémoire se surpasse et tu gagnes des morceaux de robots! C'est vraiment une des pires choses que je pouvais oublier, puisque les matelas ici sont en plastiques et donc, après un certain temps dessus, la peau colle! Et le pire, c'est que, dimanche, quand je suis allé porté ma première batch de stock, j'avais noté que j'avais oublié mes draps et qu'il ne fallait pas que je les oublie la prochaine fois. Évidemment, j'ai oublié de regarder cette petite note...

    Bah, c'est pas trop grave. Je vais me fabriquer un petit nid, ça va être drôle. J'ai quand même ma doublure de matelas, ma douillettes et mes oreillers (qui, eux, ont la chance d'avoir leur taie d'oreiller). J'ai aussi... du papier journal! Super! Heureusement qu'il ne fait pas froid aux résidences! (en fait, on mourre de chaud, donc j'ai pas vraiment besoin d'avoir des draps de lit).




    Et maintenant, voici la liste des autres choses que j'ai oubliées:
    • ma souris d'ordi
    • un linge de table pour laver mon comptoir
    • ma paire de ciseaux pour faire du bricolage de cube en 3D pour résoudre les puzzles de Professor Layton (en trichant)
    • mes sandales (quel scandale!)
    • mon livre de fourmis (Le jour des fourmis)
    • mon chargeur à batteries
    • ... et probablement d'autres trucs que j'ai pas encore réalisé que je les ai oublié
    • ouais, je sais, la liste est pas mal longue!